jeudi 4 janvier 2018

L'histoire d'un palindrome

Cette page est sous la construction. En ce moment il n'y a que ce lien-ci à une illustration du comportement d'un palindrome dont je vais donner l'expliquation.

lundi 7 août 2017

Un éloge de la pensée intuitive

Il était rafraîchissant de lire l’interview du chercheur de psychologie Marjaana Lindeman dans Hesari 27/07/2017, sous le titre ”Uskon asioita” qui peut être traduit de deux façons: Je crois en choses ou Des choses de croyance. Elle faisait tomber avec calme des faits scientifiques, telles qui font ”les penseurs intuitifs” se cramponner plus décisivement dans leurs croyances. Son style faisait immanquablement me rappeler l’oeuvre de Pascal Boyer, anthropologue et professeur des sciences cognitives, ”Et l’homme créa les dieux. Comment expliquer la religion” (Gallimard, 2003). Avec l’approche scientifique et sans préjuges, Boyer examine des croyances variées et surtout la question pourquoi, enfin, croit-on. Le livre serait une excellente base pour l’éducation des religions aux écoles. 

Ce qui me reste à déranger est le dualisme un peu forcé des façons de penser, analytique et intuitive, proposé par Lindeman qui caractérise soi-même comme penseur analytique, et surtout le fait que la pensée intuitive était traité dans cet interview comme si elle était la propriété des personnes spontanées et moins éduquées qui, selon Lindeman, ”ne sont pas interpellées par la science qui est plus abstraite et difficile, tandis que la véracité nécessite la pensée rationnelle, analytique”. Tout cela donne une impression de quelques chose de dépassé, en effet d’un croyance (sic!), comme un vestige du paradigme de l’analyse, qui jurant au nom du réductionnisme et déterminisme produisait le triomphe de trois décennies des sciences dits dures, couronné par la visite de l’homme sur la lune. Ce qui est vrai ici est que la modèle déterministe basée sur l’analyse de l’état simplifié du présent peut être prédictive avec exactitude, mais seulement si les simplifications restent valables.

Lindeman semble avoir oublié que ce n’est pas l’analyse de l’état présent de la réalité mais plutôt son changement qui semble dominer la pensée humaine. Et l’homme ne seulement rêve d’une réalité meilleure, il cherche consciemment à y construire des structures ayant nouveaux fonctionnalités. L’homme est concepteur. La conception est du raisonnement depuis l’effet à la cause: comment créer une structure dont la fonctionnalité susciterait la fonction souhaitée. Cette mode de raisonnement qui avance à contre-courant du flux de causalité est appelé abduction.

Le raisonnement abductif - le terme est assez mal connu - est le don spécifique de l’être humain. Il se base sur l’intuition et ainsi sur l’expérience et connaissance tacite du concepteur, qui ne sont pas nécessairement liées au domaine du projet de conception en question. Une idée intuitive peut surgir aussi des domaines culturels entièrement différents, le fait qui accentue le rôle central de la pensée globale (holistique) dans la conception créative. Concevoir le voyage de vacance n’implique pas nécessairement de la résolution créative du problème si les activités souhaitées peuvent être garantis de façon routinière selon une recette antérieure. En revanche, la conception bien exécutée d’une restructuration dans un environnement complexe implique une espace de problème suffisamment large pour qu’elle alimente le surgissement des intuitions dans la pensée globale du concepteur. 

Dans la communauté scientifique moderne les fondements du paradigme de l’analyse, le réductionnisme et le déterminisme, commencent à être presque grossièretés. La science contemporaine jure plutôt au nom de la complexité de la réalité. Cette tendance se trouve aujourd’hui au seins de nombreuses disciplines en même temps, de sorte que le signe de la naissance d'un nouveau paradigme scientifique est visible. On comprend qu’un système complexe se renouvelle en permanence de façon créative, émergente, et il est impossible de prédire son comportement de ses parties élémentaires comme manifestent, par exemple, l’apparition des innovations ou les fluctuations des cours boursiers. L’intelligence de la complexité exige une approche interdisciplinaire dans laquelle les phénomènes individuels sont considérés comme faisant partie d'une totalité qui n’est pas fragmenté par les barrières artificielles humaines.

Cependant, la transition de la pensée traditionnelle à l’interdisciplinarité nécessite une réforme en profondeur de l'éducation et est un long chemin à parcourir. On a besoin de l’ontologie pour soutenir l'image globale de la réalité et des programmes de formation construits de cette base. L’ontologie doit unifier en particulier le langage des sciences humaines et des sciences naturelles. J’ai développé et testé avec mon groupe ce type d'ontologie dans plusieurs projets de conception créative avec de bons résultats. Probablement le plus mémorable des commentaires reçus est toutefois celui d’un soutenant de sa thèse de doctorat, qui s’adressait de moi à la fin de l'examen public avec le remerciement pour l'éducation que je lui avait donné pour toute la vie.



lundi 31 juillet 2017

La composition musicale en termes des sciences de conception

Ces dernières temps la composition musicale a été le sujet beaucoup discuté en Finlande. Son statut est sous le renouvellement. On souhaite qu’elle fasse partie de toute éducation musicale à partir de jardin musical jusqu’aux conservatoires, Sibelius-Akatemia compris. On a lancé le slogan ”la composition musicale est pour tous” qui surgit d’une part du fait que l’éducation musicale s’est traditionnellement basée sur la domination de la notation et de l’exécution, et d’autre part de l’accessibilité augmentée des moyens techniques divers qui facilitent le processus de composition.

Qu’est-ce qui se passe pendant le projet de composition? Une méthode de se renseigner est de demander au compositeur, mais la difficulté peut être cette même sur laquelle tombaient les interviewers des experts à l’époque où on encore croyait aux systèmes d’expert. Enfin, les experts n’étaient pas capables d’articuler leur expertise: ”Je ne sais pas pourquoi je sais, je simplement sais”. Aussi, normalement, l’artiste ne veut pas expliquer ses oeuvres. Mais la vérité, au moins partielle, est qu’il ne sait pas: un peintre, par exemple, n’est pas en mesure d’expliquer pourquoi son oeuvre abstrait est justement comme il est.

Je vient de lire le thèse de doctorat de Ulla Pohjannoro (Sibelius-Akatemia, 2013) intitulé ”La naissance d’une composition musicale. Étude de cas de la réflexion d’un compositeur” (The composing mind. A case study of a composer’s thought process.) Sa technique était l’interview pendant le processus de composition (stimulated recall) d’un compositeur professionnel. Aujourd’hui quand les méthodes neuro-anatomiques sont de routine, cette approche a été considérée par quelques critiques un peu obsolète. 

Dans la considérable liste de références, on trouve aussi deux auteurs du domaine de conception (Herbert A. Simon et John S. Gero). Jadis, en discutant avec John Gero sur la situation de design dans l’éducation universitaire et du fait qu'il n’y a que quelques professeurs de design au monde, nous avons constaté spontanément comme un seul homme: ”There should be more!”. En 2000 j’ai déclaré que la théorie de design sera probablement la théorie unifiante de l’éducation des généralistes aux universités. En 2001, l’éditorial de La Lettre Chemin Faisant a appelé à l’acceptation du terme les sciences d’ingénium pour remplacer l’ingénierie des systèmes complexes et l’ingénierie de l’interdiciplinarité, et au déploiement de ce nouveau terme. Possiblement le nouveau terme sera préféré aussi aux sciences de conception. Dépassant les problèmes terminologiques de français, je vais utiliser cette dernière. Il est clair que les sciences de conception ne sont pas une discipline scientifique parmi d’autres, mais concernent toute activité humaine.

Selon l’ontologie PSSP, tout est processus. Processus est dynamique: quelque chose se produit et la réalité change. Quand c’est l’être humain qui vise à changer une situation existante en une situation préférée, le processus est de type de projet, et l’homme, lui, est concepteur. Ainsi l’homme qui imagine quelques dispositions pour composer une pièce de musique, est concepteur. L’oiseau qui est capable de varier son chant peut être considéré un compositeur d’une sorte, mais je ne l’appellerais pas un concepteur. J’ai choisi la composition musicale en un exemple pour démontrer la capacité des sciences de conception d’offrir le format unifiant pour toute activité projective. 

Voici le graphe générique de conception dans la notation graphique de PSSP comme je l’ai présenté en 2001, par exemple, dans mon rapport ”New Design Culture (NDC) project planning” et POEM Guide Book ”Introduction to SHE Conscious Process Design”. L’objet Process (processus, projet) est symbolisé par cercle. C’est un objet composé. Comme expliqué ailleurs, il se compose de quatre objets: Interior (intérieur), Exterior (extérieur, environnement), Boundary (frontière entre ses deux) et Interaction (interaction à travers de frontière). Interior et Exterior sont chaqu’un un ensemble de deux objets primitifs, Event (événement) et Medium (substance), symbolisés par ovales horizontale et vertical. Pour simplification, la représentation graphique est réduite. La frontière, qui est de type substance, n’est pas visible et l’interaction, qui est de type événement, est symbolisé par flèches. Il est important de comprendre que l’événement et la substance sont inséparables. L’un n’existe pas sans l’autre. L’état de substance est la cause des changes de l’état d’événement et cet effet, de sa part, est la cause des changes de l’état de substance. Touts ces objets sont formellement identiques ayant les quatre attributs Purpose (finalité ou raison d’être), Structure, State (état, fonctionnement) et Performance (viabilité de l’objet par rapport de sa raison d’être).



Le démarrage d’un nouveau projet de conception, ”le projet de base”, est souvent précédé par un projet pour planifier le projet de base. Surtout, si la réalisation du projet est dépendant du support financier, un plan crédible et attractive est nécessaire. Ici la gestion (M) du projet est divisée en trois niveaux. La composition musicale est pourtant le plus souvent réalisé en projet d’une seule personne qui prend la responsabilité aussi bien de la gestion que des activités de base. 

Mais où se trouve-t-il, dans cette graphe, le compositeur? La ressource totale du projet de base se compose de la ressource humaine, le compositeur, et des ressources matérielles, les facilités divers pour documenter la musique produite en notation ou pour en exécuter et enregistrer. Le compositeur est un processus dont l’intérieur est composé de la substance, son corps en total, comprenant le système nerveux et le cerveau, et les événements mentales et moteurs suscités. Les facilités techniques sont de type de produit. Produit est en effet un processus qui n’a pas encore d’interaction avec son environnement mais qui, en usage, va interagir avec son utilisateur. Ainsi, le compositeur est dispersé dans les trois objets du niveau base désignés par T, B, et M. Continuellement ou périodiquement, la réflection du compositeur avance en dehors de l’intérieur du projet de base (work package interior), au niveau métacognitif, pour contrôler ce qui se passe au niveau de base.

Le germe d’un nouveau projet de composition se trouve dans les idées du compositeur et sa volonté/nécessité de les élaborer et publier. Pour le compositeur professionnel la nécessité de composer est déjà là et ce n’est q’une question de démarrer un nouveau projet quand le temps est mûr. En termes de PSSP, ça signifie la création d’une nouvelle instance de l’objet Process et les efforts subséquents de spécifier ses attributs. Voici le graphe de comment le projet de composition musicale avance:




Le compositeur professionnel vise à publier le produit, la pièce musicale, dans sa forme finale. En principe, il a la liberté de fixer la finalité (Purpose) du produit comme il veut, mais possiblement doit considérer ce que probablement veut le public. Cet attribut plus ou moins détermine comment le produit devrait fonctionner (State), et les critères pour évaluer sa viabilité (Performance), les attributs qui sont dépendants de la structure (Structure) de la pièce. Trouver une telle structure (Structure) musicale qui donnera un fonctionnement (State) qui soit souhaité (selon ce qu’a été spécifié sous Purpose) et satisfaisante (ce que se specifie enfin sous Performance) est le plus difficile effort du projet. Il exige du raisonnement qui se passe à la direction opposite de la causalité, à partir du fonctionnement souhaité jusqu’à la structure de la musique. Il s’agit de raisonnement abductive qui se base à l’intuition et à la créativité, c’est à dire, sa savoir-faire en musicien. C’est la difficulté qui demeure dans toute conception mais pour son dépassement l’être humain possède la capacité.



dimanche 9 juillet 2017

Roman et un roman

J’avais écrit, il y a plus d’une année, quelques lignes sur le roman ”D’après une histoire vraie” de Delphine de Vigan, sous le titre ”Bluff honnête”. Maintenant le cinéma de Roman Polanski ”D’après une histoire vraie”, basé sur ce livre-ci, a été présenté a Cannes. Selon l’article dans le numéro récent de Suomen Kuvalehti, c’était la femme de Polanski, Emmanuelle Seigner, qui lui avait donné le livre après l’avoir reçu de son copain. Elle ne l’avait pas lu (”Je lis assez peu”) mais avait une idée que l’histoire peut être au type de Polanski.

Le cinéma, qui est catégorisé thriller, est porté par deux protagonistes, deux femmes, Emmanuelle Seigner même et Eva Green. Je m’étais demandé si le roman est un bluff transparente et honnête ou simplement une histoire des commérages sur soi-même. N’importe, semble-t-il. Le cinéma est rangée parmi les plus mauvais de Polanski. Pauvre Delphine.

mardi 30 mai 2017

Coucou et Finlandia

Le chant de coucou est facile de reconnaitre et d’imiter. C’est à cause de la simplicité du thème et le fait que le registre est le même que celui de l’homme. Ainsi le chant de coucou se trouve aussi dans plusieurs compositions musicales. Normalement le compositeur n’a pas d’intention de reproduire le chant dans sa forme réelle. Pourtant souvent le thème est présent aux pièces dont la mesure est 3/4 comme si le chant de coucou avancerait à un rythme de valse: cou-cou-pause, cou-cou-pause, cou-cou-pause, … 

Selon quelques mesures que j’ai pris pendant des années dernières, le rythme du chant de coucou est plus proche de 5/4. Bien sûr le coucou, n’étant pas une machine, fait des pauses qui rendent le chant irrégulier, mais pendant la parade nuptiale où le mâle peut répéter le ”cou-cou” même cent fois sans interruption, le rythme reste bien stable. ll semble que la mesure reste 5/4 mème si le tempo varie.

Je ne pouvais pas résister de combiner le chant de coucou avec un autre thème à 5/4, celui qui se trouve dans une oeuvre célèbre de Jean Sibelius. Voici le résultat :-)



dimanche 30 avril 2017

Hypocrisie

La Finlande célèbre cette année son centenaire en nation indépendante. Comme une part des activités officielles le ministre des finances a lancé le projet pour concevoir et frapper une série de cinq médailles représentant des décennies de la nation. Selon le président du conseil de médaille commémorative, l’idée est d’illustrer un événement pénible sur une côté de médaille et un événement victorieux sur l’autre côté. 

La décision (probablement politique) était faite de faire publique la première médaille représentant la période 1917-1939. Pour l’événement glorieux, l’illustrateur avait choisi la préparation de la nation pour ses propres jeux olympiques, symbolisée par le stade olympique à Helsinki. L’événement pénible était symbolisée par une copie d’une ancienne photo (reconstituée) d’un peloton d’exécution et quelques prisonniers symbolisant la période de la guerre civile.

La publication prématurée des illustrations de la première médaille avant la totalité était évidemment mal justifiée (ou calculée). L’illustration faisant référence à la guerre civile était trop pour quelques citoyens, mais donnait aussi la chance aux opportunistes à moraliser. Vraiment, parmi ceux qui protestent il y a plusieurs politiciens. Le ministre des finances, Petteri Orpo, faisait immédiatement la décision de retirer le projet! Le président du conseil de médaille commémorative de sa part, comme aussi l’illustrateur et l’Institut de frappe, regrettaient la décision hâtive du ministre.

Hesari, le quotidien principal, donnait la chance au professeur de l’histoire de Finlande, Pertti Haapala, à présenter la vue scientifique sur le cas. Le professeur exprimait son étonnement sur la tentative de glorifier par la photo d’exécution l’aspiration de la nation à se tirer des conflits profonds internes. À son avis ce choix était de mauvais goût et manifeste l’interprétation faible de l’histoire. Le professeur ne réussissait pas d’éviter de faire un parallèle avec une idée bidon de commémorer des morts au champ d’honneur de la seconde guerre mondiale avec une photo de tas de cadavres. 

Clairement le professeur avait oublier son rôle en tant que représentant de la science. Mais scrutons un peu ce qu’il argumente. 

Pourquoi ne pourrait-elle pas une photo d’exécution ou un tas de cadavres fonctionner comme un symbole sublimisant? Voici quelques autres analogies. Si le projet continue, malgré la chute initiale, la dernière médaille de la série doit être publiée en 2019. Selon Hesari, elle sera illustrée par la photo du réfugié syrien de trois ans trouvé noyé sur une plage de Turquie. Ce petit cadavre est rapidement devenu en Europe un icône de la justice globale. Et que font les chrétiens, ils commémorent la torture et la mort de l’homme appelé Jésus avec des peintures et statues, répandus partout, représentants son cadavre, pratiquement nu, dans la posture effrayante.

Les illustrations macabres dans touts ces cas ne sont pas portraits des personnes mortes ou documents des événements en question. On les exploite pour communiquer un message. Le message évoque des sentiments qui ont très peu ou rien à voir avec les individus ou événements historiques illustrés. Le message de la série de médaille commémorative est comment une nation ou l’humanité est capable de l’emporter sur une situation pénible. 

samedi 1 avril 2017

Zacharie rencontre J.S.Bach

J’ai écrit les paroles pour une composition musicale bien connue de J.S.Bach. Cette pièce de musique mignonne est une sorte d’invention à deux voix mais elle est mieux connu par le nom canon cancrizans (crab canon). La pièce se compose de 18 mesures. Elle a la forme de palindrome telle que la progression de notes des neuf premières mesures est symétrique à celle des neuf dernières mesures. Quoiqu’une moitié des thèmes des deux voix se produit de l’autre moitié, elle est plus d’une répétition rétrograde. Les deux moitiés ont leurs propres caractères. Il est possible de jouir de la pièce, même sans étant conscient de cette technique curieuse avec quelle Bach a voulu jouer en la composant. 

Les thèmes musicaux des deux voix sont différents. La première voix est plus haute et vite tandis que la seconde est lente. Pour chanter, les voix ont besoin des paroles appropriées. J’ai écrit deux petits poèmes. Ils sont du thème commun: Zacharie amoureux. Le poème pour la première voix exprime l'état des choses de Zacharie franchement, cet autre accompagne du’n ton romanesque. Seulement les poèmes en langue d’origine, finnois, sont palindromes. 

Rakastunut Sakarias Zacharie amoureux

Oo…, sai rakastunut Sakarias sinua Oh, c’est toi avec qui
kas sinua unissa, kaunis dans ses rêves Zacharie
Sinua, kas sinua unissa, kaunis amoureux, belle et bien,  
 Sinua, kas sinua unissa, kaunis a couché. Mieux que rien.
sai rakastunut Sakarias, oo… Oui c’est toi, belle de loin.
Sinuako tuo utuisuus? C’est toi?
Uusi utu outo, kaunis. Ce brouillard-là.
Sinuako? Cette brume nouvelle,
Tuo utuisuus uusi…! étrange, belle.
Utu outo, kaunis

Voici que nous avons une composition dont aussi bien la musique que les paroles sont palindromes.