samedi 23 juillet 2011

L’été des papillons

La vanesse du chardon sur centaurée jacée

Vraiment, nous avons une été des papillons diurnes (päiväperhosten kesä). Je pourrais énoncer une longue liste des papillons que j’ai vu, mais ca serait un peu ennuyant. Au lieu je mentionne quelques cas occasionnels.

Je viens de réussir de prendre une photo de la vanesse du chardon (ohdakeperhonen). Elle semblait prioriser la centaurée jacée (ahdekaunokki) dans la végétation où il y avait aussi plusieurs d’autres espèces de la flore naturelle finlandaise comme la marguérite commune (päivänkakkara), linaire commune (kannusruoho) et l'œillet à delta (ketoneilikka). Cette vanesse hiverne en Afrique et quand les vents le favorisent elle fait sa migration jusqu’à Finlande. Il y a deux ans nous en avions presque énormement.

Par hasard j’ai trouvé au TLFi la citation suivante : "Les enfants suivirent le cours du ruisseau en pourchassant les grands nacrés et les vulcains qui filaient, ailes étendues, sous les ramures des hêtres." Comment est-ce que ca se lie au sujet? On parle ici de certains papillons diurnes. Je veux expliquer.

Le grand nacré et le vulcain sont parmi les papillons diurnes qu’on a pu voir cette été. Hier j’ai vu sur centaurée jacée (appelée aussi tête de moineau) une espèce de grand nacré (orvokkihopeatäplä), dont les ailes arrières étaient en lambeaux. Le mouvement du papillon semblait pourtant normal. Cela m’a fait réfléchir, quel pourcentage des ailes puisse être perdu sans qu’il n’entrave pas sa vie.

Quant au vulcain (amiraali), dont je n’ai que quelques observations jusqu’ici, son nom francais n’a rien à voir avec un amiral. Selon TLFi le papillon est nommé comme ca à cause des couleurs dont le rouge évoque le feu du domaine de Vulcain. Vulcain, d’autre part, était le dieu du feu qui tenait ses forges sous l'Etna. Comme ils sont dramatiques, les francais.