lundi 20 mai 2013

Art et Loi


Prenons, par exemple, l’art de vivre, l’art d’interaction sociale, les lois écrites (par le législateur) et les lois de la nature. Y a-t-il quelqu’un de ces quatre qui n’appartienne pas à l’ensemble? Au premier coup d’oeuil ca peut être les lois de la nature parce qu’elles sont les seules qui ne sont pas dépendantes de l’homme. Ces lois sont là, indépendant de notre existence. Nous, comme Einstein, en avons seulement trouvé et interprété.

Il y a d’autre questions. Quel est le rapport entre les lois de la nature (les lois physiques) et les trois autres mentionnées, c’est à dire le conduit de l’homme? Pourquoi avons nous besoin des lois écrites? Y a-t-il quelque chose essentielle en dehors des lois écrites qui soit impossible de décrire en langue naturelle. Y a-t-il des phénomènes physiques qui ne puissent pas être formulés mathématiquement, par définition? Quels sont les résultats des insuffisances de nos langues, naturelles et formelles, pour le comportement de l’homme?

L’effet de la loi est dans son pouvoir de prédire comment propagera le phénomène ou comment il devra ou devrait propager. Autrement dite, le monde est déterministique mais en partie seulement. Commencons par l’ontologie PSSP selon qui le monde (l’univers, la réalité) est composé des objets possédant quatre, et seul quatre, attributs, dont le premier est Finalité (Purpose) et le quatrième Performance. La finalité de chaque objet est d’exister. Un objet existe si sa performance par rapport de sa raison d’exister dans son environnement est suffisante. La naissance et la survie d’un objet sont dépendantes du succès de son interaction avec les autres objets qui forment son environnement et de sa capacité de s’y adapter. Clairement l’ontologie PSSP est darwinistique, mais elle veut étendre ce principe de la biosphère à tous les objets inanimés. 

Aussi la morceau cristalline d’une éspèce de molecule possède la performance en forme d’une sorte de l’art de vivre grâce à sa capacité de l’auto-organisation dans un environnement où le cristal subit d’une diminution (locale) de l’entropie. Autres exemples sont les dunes et les galaxies. Souvent, en attribuant la capacité de l’auto-organisation et émergence à un objet, on veut mettre la ligne de démarquation selon si sa propagation peut être prédite par l’homme ou non. Par exemple, la forme interne d’un cristal, elle évolue selon les lois bien connues, mais nous n’avons pas (encore) des modèles mathématiques pour prédire la forme exacte d’une dune ou d’une galaxie. Il semble alors que ces dernières auraient une sorte de créativité et que notre incapacité de prédiction ne résulterait pas de notre ignorance présente des mécanismes de leur métamorphose mais du fait que ces phénomènes ne soient pas prédictibles par définition. (Je pense qu’on devrait être très soigneux avec cette ligne de démarquation indiquée.)

L’homme est  un objet nommé le plus complexe du biosphère. Certainement l’homme est créatif, le plus créatif de tous les objets biotiques sur la terre. Dans le corps de l’homme il y a effectivement des fonctions méchaniques et physiologiques qui peuvent être modelées déterministiquement, et même beaucoup de la conduite de l’homme est de la nature probabilistique ou au moins possibilistique. Pourtant les lois physiques (quantiques) de toute la conduite d’un individu semblent finalement inaccessibles. D’autre part le réductionnisme désigne que de telles lois existent. Au même temps on a commencé à accepter, aussi chez les réductionnistes, que l’homme est trop complexe pour l’homme à comprendre jamais sur la base des lois physiques. Purement de ce point de vue, la question sur l’existence de telles lois et leur utilité perdrait son importance et nous inviterait à nous concentrer plutôt sur la législation et améliorement des lois écrites pour prédire mieux la conduite probable et possible des gens. Alors, souvent à la place du 'loi' on parlerait de l'éducation, et l'accent dans l'éducation serait le respect de l'émergence.

Je veux dépasser ici les anciennes lois écrites, dites divines (ceux qui ne sont que des créations de l’homme dans son ignorance et grace à sa créativité énorme). Le but de ces lois était, et est encore (!), d’obliger, même de forcer, la population à se conduire de facon donnée, sans montrer du respect à sa nature émergente. Ce sont des lois qui, avec les sanctions attachées, poursuivent à prédire presque déterministiquement comment va ou devra la population se conduire. Par contre, parlons d'une loi écrite particulière qui pratiquement n’oblige à rien mais plutôt céde la liberté et la responsabilité de son exercice aux citoyens. Parlons de la loi sur les droits de chacun de l’acces à la nature et de l’utilisation de terres d’autrui.

Le droit de ce type est assez unique. Il ne se trouve que dans les pays nordiques (Finlande, Suède et Norvège). C’est le droit coutumier très ancien. Il n’a jamais été fait effectif par une loi monolithique mais reste premièrement sur la base de l’art des citoyens de respecter la nature, la propriété privée et l'un l'autre. Dans l’ensemble des lois, qui donnent quelques conditions aux limites pour ce droit, se trouvent la législation environmentale et le code pénal. De point de vue de législateur ce droit est trop contradictoire pour inclure au texte législatif d’autre que des notions générales. C’est un droit très éxigeant aussi pour chacun se déplacant à travers d’une territoire privée, autant qu’il est pour les propriétaires. 

Il semble que l'exercice des droits de chacun fonctionnait bien avant. Aujourd’hui nous avons annuellement, au commencement de la saison, des discussion publiques où les cueilleurs des champignons et baies demandent conseil sur comment exercer ce droit. De temps en temps on rencontre des personnes qui justifient leur présence sur la terre privée par le droit de chacun qui, selon ce qu’ils ont lu ou entendu, autoriserait de cueillir au voisinage de 20 ou 50 mètres de la maison ou partout où il n’y a pas de visibilité directe. Est-ce que ca témoigne de la dégénérescence de l’art d’interaction sociale? Est-ce que l’homme est en train de perdre sa sensibilité de jugement qualitative et d'avoir de plus en plus besoin des critères quantitatives des autorités.

C’est vrai que les lois ne fournissent pas beaucoup de support ici. Mais n’importe de quelle loi qu'il s’agisse, le devoir du texte législatif n’est jamais à enseigner les citoyens dans l’art d’interaction sociale. Autour du texte législatif il se trouve toujours une plus ou moins vaste zone grise qui couvre ce qui est l'esprit de la loi. Les citoyens doivent avoir la capacité de lire ce qui est caché entre les lignes.  Cette capacité est la même que l’art d’interaction sociale et doit venir de l'éducation par la famille, l’école, la vie professionnelle et des activités sociales. 

Pour aider le citoyen au cas du droit de chacun il y a aussi des textes explicatifs officiels. On y trouve les deux concepts qui ne se trouve pas dans les textes législatives mais sont les concepts de clé. Ils sont le tact (de la part de ce qui pénètre) et la tolérance (de la part de la propriétaire). Ces concepts, tact et tolérance, sont tout ce qui est nécessaire pour prédire comment se comporteront les parties engagées (à condition quils comprennent ce qui est la signification de ces mots). Ainsi, au cas idéal les lois écrites seraient inutiles. La loi du droit de chacun demeurerait dans le système nerveux des gens, comme il était jadis. La performance de l’objet, composé des gens qui traversent des territoires privées et ceux qui sont les propriétaires de ces territoires, serait suffisamment bonne par rapport de la finalité de cet objet pour mériter de survivre.