dimanche 16 juin 2013

Tomber amoureux des moustiques?


La maison est érigée sur la colline rocheuse et est entourée de grands pins. En été il y a toujours un peu de vent dans la cour et au moins un petit souffle sur la patio. On peut se baigner et se prélasser au soleil - nu et sans aucun ennui des moustiques. Pourtant, si on déscend au crépuscule dans le petit jardin cinq mètres plus bas, entouré par vignes, quelques attaques de moustiques sont inévitables.

Pour beaucoup de Finlandais les moustiques constituent le plus grand ennui de l’été. C’est juste, même s’il y a des sprays répulsifs à vendre qui sont efficaces, comme Off. La durée de leur protection n’est pas très longue pourtant, et l’utilisation répétée pendant une longue période peut devenir plus ennuyante que la présence des moustiques. Aussi les composés peuvent être toxiques, surtout à long terme. Que faire? J’ai plusieurs propositions. Voici d’abord quelques-unes que j’ai testé en Laponie pendant les plus infernales périodes. 

Dans ma jeunesse quand je faisais mon doctorat au département de chimie (TKK), un de mes copains, qui se spécialisait en chimie organique, synthétisait une grande quantité de phtalate de diméthyle pour nos randonnées en Laponie. Ce composé est un liquid huileux, incoloré et presque sans odeur. Le liquide est déjà prêt sans aucun solvant à être répandu sur la peau. Comme ça il fait un répulsif dont le teneur en principe actif est 100%. Et vraiment, il fonctionne absolument bien contre les moustiques. Mais étant un solvant lui-même les lignes de pêche et d’autres outils en plastique étaient en danger. Je me souviens bien d’avoir perdu une poisson quand la ligne que j’avais évidemment touché du doigt se cassait au moment crucial. Il est vrai que peu de gens ont accès à un tel répulsif.

Maintenant que nous avons la maison de vacance en Laponie et la chance d’en bénéficier toute l’année nous n´y fréquentons pas pendant la pire saison des moustiques. Mais la Laponie ne perd pas sa charme en été. Une fois quand la quantité de moustiques était énorme nous étions là, moi et ma femme, et faisions la décision de tester quelques moyens, ne pas basés au répulsifs chimiques, de nous débrouiller. 

Un jour nous sommes allées au massif de Pallas dont les montagnes sont pour la plupart au-dessus de la limite des arbres. Au sommets il fait toujours du vent et on croirait que là, à ciel ouvert, les moustiques n’ont pas des chances d’agresser des mammifères. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. En grimpant au vent contraire, ma femme avant et moi après, sans aucun moustique volant autour, je notais que le dos de son blouson était partiellement couvert des moustiques y agglutinés. Possiblement c’était la question d’une éspèce spécifique adaptée au conditions locales. Vraiment, il y a plusieurs espèces de moustique en Finlande. Celle-ci savait qu’il vaut ne pas perdre la patience, la proie est en train de chercher de l’abri contre le vent. La leçon: évite des vallées de ruisseau à riche végétation, reste au sommets. 

Un autre jour nous avions la course d’orientation à deux. Ce sport est notre passion mais cette fois nous avons voulu vérifier s’il est possible de courir à travers des broussailles plus vite que volent ces moustiques lapons asoiffés de sang. Ce moyen marchait assez bien. Mais tout le monde qui ont fait de la course d’orientation savent que de temps en temps on est perdu et obligé de s’arrêter pour examiner la carte. C’est alors le moment des moustiques. Pourtant, pourquoi pas tourner cet ennui en positif. Le but de la course d’orientation est de se concentrer tant qu’on ne se perde pas. Les moustiques agissent seulement comme une sanction de la mauvaise concentration, le fait qui puisse nous pousser vers une meilleure performance!

Nous avons testé encore deux autres moyens: rester à l’interieur ou quitter le pays pour s’enfuir à la Norvège. Malgré qu’ils aussi marchaient bien, je ne les proposerais que pour pis aller. Nous, les hommes, avons, ou avons-nous?, le droit de jouir de la nature dans sa totalité sans acceptant l’attaque obstiné d’une espèce dont le seul but est d’assurer sa (quelquefois écrasante) population?

Bienqu’il est assez normal de tuer des insectes individuels dedans la maison ou la voiture d’une technique ou l’autre, comme en en écrasant à la main, les questions écologiques et étiques émergent si l’homme tente à se débarrasser des moustiques en plus grandes quantités par extermination. La courte (et amusante) histoire du championnat du monde de tuérie des moustiques, organisé en Laponie finlandaise, represente un cas curieux: l’activité terminait après six années en 1999 par l’opposition des militants divers. Les protestataires n’étaient pas inquiets de l’animal mais du fait que l’acte de tuer était tourné en plaisanterie et en la chose à couronner.

Il y a plusieurs pièges à moustique légals en vente pour éliminer la population autour de la maison, aux jardins, aux terrains de golf, etc. Ces appareils fonctionnent assez bien. J’en ai acheté un il y a cinq ans et il fait toujours du bon travail au coin de la patio. L’idée de fonction est assez simple. L’appareil émet des vapeurs qui sont attirantes, à l’opposé de répulsives, aux moustiques. La dépression interne tire les insectes dans un récipient où ils mourissent. (Où restent les militants de la protection des animaux!) Mon système est un modèle de luxe ayant un service automatique de vidange du récipient: les petits fourmis noirs s’occupent de l’enlèvement des cadavres. 

Ma proposition finale se base sur la stratègie opportuniste ”If you can’t beat them, join them” qui se traduit: Si votre adversaire est plus fort que vous, joignez-vous à lui. Cette proposition implique, au contexte des moustiques, un changement total de l’attitude, de la haine à l’amour. Comme tous les ornithologues amateurs aiment les oiseaux sans discrimination, aussi les diptérologistes amateurs aiment les mouches et les moustiques. Je peux imaginer ma joi quand un individu de l’espèce de Culiseta alaskaensis (isokirsihyttynen, une des 40 espèces en Finlande) atterrit sur mon arme, et que j’aurais la chance de faire un rapport à mes collègues d’être saigné par cette rareté.



Culiseta annulata (Rengaskirsihyttynen)