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vendredi 28 juin 2024

Docteur jubilé

 J´ai reçu hier mon diplôme du docteur jubilé à la poste. La cérémonie même, il y a deux semaines, était la promotion solennelle des personnes qui avait reçu leur degré de docteur de technologie il ya 50 ans. Moi, j’avais décidé de ne pas participer. Pourquoi?


À la fin de mes études pour le thèse de docteur je réalisais que tout ça n’est qu’un spécimen modeste avant la recherche scientifique véritable qui commencera après. Mais pour accorder le ”jubilé” il suffit que la personne soit vieilli 50 ans depuis son titre de docteur.

mercredi 25 janvier 2023

La vie privée floue

Au cours de français auquel je participe on avait choisi pour manuel ”La France au quotidien” (imprimé 2020). Je le trouve meilleure que les précurseurs parce qu’il ne répète pas des clichées et stéréotypes mais cherche à présenter seulement des faits réels. Dans l’avant propos on spécifie que la matière du livre est aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants. Les premières ”y trouveront matière à enrichir leur culture personnelle” et les dernières ”pourront se familiariser avec des thèmes … qui s’articulent autours de 12 chapitres”.


Récemment nous avons traité le chapitre 3 ”La famille”. La définition contemporaine de famille étant spécifié, on constate que la vie de famille appartient au domaine privé. Malgré, on a vu nécessaire d’ajouter que ”c’est aussi une affaire publique car l’évolution de la structure familiale a de multiple répercussions sur la société”. Ainsi, aux termes de logique floue, chaque famille individuelle devient spécifiée un ensemble dont la vie n’appartient pas au domaine privée que jusqu'à un degré d’appartenance qui est moins de 100 pour cent. 


Voici mon analyse du texte qui se trouve sous le titre ”Vie privée” sur la page 179 du manuel. Il s’agit d’une conversation entre deux personnes dont une pose des questions à l’autre, ça veut dire une conversation en forme d’un interview. Les deux personnes se vouvoient. Évidemment elles ne se connaissent pas. L’interviewée est une femme.


L’intervieweur pose des questions directes sur la vie privée de la femme. Il commence par l'attaque suivant: ”Et quelle est votre situation en regard de l’état civil, mariée, pacsée, séparée…?” 


(Qu’est-ce qui se passe maintenant, je me demande. Où est le respect?)


L’interviewée embarrassée (à juste titre): ”… Alors, écoutez …” 

Après avoir expliqué qu’elle est divorcée et maintenant vit maritalement dans une union libre, comme l’époux et l’épouse, l’intervieweur exige: ”Pourquoi avez vous choisi cette façon de continuer?” 


Possiblement il voulait savoir s’il y en a des enfants dans ce drame, parce que si non, le choix de vivre seul serait la solution normale. Aujourd’hui la situation en France est telle que le nombre de personnes vivant seules est autant que 10 millions déjà en conséquence du fait que le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 dernières ans. 


L’interviewée: ”… Pourquoi ce choix? … Eh ben … écoutez …” 


(Dans cette phase je me suis emmené à me demander si cette conversation est une sorte d’interrogatoire: est-ce que l’intervieweur a un mandat quelconque de poser des questions détaillés sur la vie privée de cette pauvre femme pour quelque but?)


Il semble que la femme interviewée ne possède pas de moyens pour garder la vie privée de sa famille. Elle est obligée d'accepter que le degré d'appartenance de sa vie au domaine privée est en train de s'approcher de nul. Elle se décide à raconter tout sur le passé. Elle mentionne les enfants (pourtant ne dit rien sur les raisons qui aboutissaient au divorce). Pour elle le divorce, toute la procédure, était pénible et douloureuse tant qu’elle ne voudrait jamais la repasser. Enfin, les questions qui suivent touchent à l’avenir et sont moins agressives. Sur la question concernant l’intention d’avoir d’autres enfants la réponse était presque ironique: ”Ça doit être aussi facile hors de mariage que dans le mariage.” 


Le texte a été construit pour les étudiants de la langue française, le but étant d’y inclure touts les termes essentiels du thème du chapitre ("La famille"), mais avait eu pour résultat un texte d'une conversation où l’intervieweur semble avoir aucun respect de la vie privée de l’interviewée et de sa famille. Le même texte a été utilisé tel quel en manuscrit du document sonore pour exercice de la compréhension orale. Bien sûr, pour animer le manuscrit avec tact on a été obligé de trouver un cadre qui rendrait l'ambiance de l'interview positive.   


La conversation dans le document sonore s'avance entre deux femmes qui se vouvoient mais semblent se connaitre assez bien. Cette fois ci la conversation se réalise dans une ambiance conviviale comme entre les meilleures amies. L'animation peut facilement être accepté crédible si on imagine, par exemple, que l'interviewée est en train de chercher de publicité (volontairement réduire l'appartenance de sa vie au domaine privée) et l’intervieweur est journaliste d'un magazine féminin. 

mercredi 18 mai 2022

Sur Zilga

Il semble que cette année notre vin rouge à partir de Zilga raisins ne deviendra pas un succès en raison de la pauvre récolte de l'été 2021 de notre vignoble minuscule. La cause principale à la pauvreté est la décision que j'avais fait en hiver: de réaliser une taille abondante pour clarifier la densité de branches formée pendant les années précédentes. Je coupais des branches hâtivement sans prêtant attention à garder le nombre suffisant des bourgeons. Puis, le printemps et l'été formaient un ensemble défavorable pour l'évolution des fleurs et des raisins. Enfin, les raisins étaient attaqués par d'oiseaux à la fin de septembre tant que la récolte n'étaient qu'une moitié d'un normal. Malgré tout ça nous faisions la décision de chercher un autre cultivateur de Zilga quelque part en Finlande et d'acheter une quantité additionnelle de raisins, telle qui soit suffisante pour rendre la production du vin raisonnable. Cette décision surgissait évidemment du succès de notre vin Pöllömpää Zilga 2019 et du"grand succès" de Pöllömpää Zilga 2020. La dernière bouteille de cette année était ouverte le 8 de mai 2022 (en France la fête des mères est le quatrième dimanche de mai) et la petite tablée étaient d'accord, c'est un vin rouge magnifique avec la viande.

Il n'est pas facile de trouver du vin rouge Zilga en Finlande ou ailleurs pour une dégustation. Probablement un château quelconque se trouverait si on allait à Lettonie. Il y a à Teisko au nord de Tampere une entreprise Teiskon Viini qui a fait de la publicité de son produit Teiskon Zaida (Zilga 13%). L'année dernière au début de septembre nous, moi et Leila, y rendions visite. Après avoir acheté trois demi-bouteilles de Zaida dans la boutique on entrait à l'espace privée pour déguster des vins variés de la maison. Simplement dit, l'expérience était une déception, ce ne sont pas des vins. Pas très loin de Teisko il y a un cultivateur de Zilga qui vend sa récolte à Teiskon Viini. En effet, cela était la raison actuelle de notre visite. Son vignoble était typiquement sur le champ ancien. Teisko est à 200km au nord de Vihti. Ça fait que les raisins mûrissent plus tard. Nous achetions les raisins que le vigneron avait estimé mûre (évidement ils ne l'étaient pas tout à fait) et la quantité n'était que deux seaux. Pourtant, retourné à la maison, on démarrait les activités de vinification du mélange de ces deux parties. Maintenant nous tenons encore 13 bouteilles de ce vin au processus de vieillissement. On a testé le vin quelque fois "goûtons voir si le vin est bon: non, non, non..." Nous attendront mais sans en placer de grands espoirs. Les vignes avait poussé dans deux entièrement différents terroirs; le notre doit être favorable: la moraine en miettes de la couleur d'ocre sous une couche des pierres glacières.

Dans le dernière numéro 3/2022 du journal de Viinilehti, le chroniqueur Jaakko Heinimäki possiblement laissait les choses aller trop loin. Il estime sans références (ainsi annonce) que dans la comparaison mondiale le meilleure possible vin finlandais ne serais pas au moins médiocre. Ah bon? Il mentionne surtout que les vins fait du cépage Zilga n'ont jamais eu de bon goût dans sa bouche. Mais c'est normal, le goût est toujours une sensation personnelle. Selon lui, on devrait oublier en Finlande la viticulture au sens de vinification. Son message est que sous ces latitudes il vaut mieux se concentrer sur la consommation du vin. Sur ce point, il fait référence à l'adage allemand selon lequel la viticulture est là où le vin est bu. Il semble déduire que les vignerons nordiques vivent dans l'attente du réchauffement climatique. Lui, au même temps, il veux le combattre d'une manière ou d'autre comme en consommant (héroïquement?) des vins de l'Europe du sud. 



lundi 7 août 2017

Un éloge de la pensée intuitive

Il était rafraîchissant de lire l’interview du chercheur de psychologie Marjaana Lindeman dans Hesari 27/07/2017, sous le titre ”Uskon asioita” qui peut être traduit de deux façons: Je crois en choses ou Des choses de croyance. Elle faisait tomber avec calme des faits scientifiques, telles qui font ”les penseurs intuitifs” se cramponner plus décisivement dans leurs croyances. Son style faisait immanquablement me rappeler l’oeuvre de Pascal Boyer, anthropologue et professeur des sciences cognitives, ”Et l’homme créa les dieux. Comment expliquer la religion” (Gallimard, 2003). Avec l’approche scientifique et sans préjuges, Boyer examine des croyances variées et surtout la question pourquoi, enfin, croit-on. Le livre serait une excellente base pour l’éducation des religions aux écoles. 

Ce qui me reste à déranger est le dualisme un peu forcé des façons de penser, analytique et intuitive, proposé par Lindeman qui caractérise soi-même comme penseur analytique, et surtout le fait que la pensée intuitive était traité dans cet interview comme si elle était la propriété des personnes spontanées et moins éduquées qui, selon Lindeman, ”ne sont pas interpellées par la science qui est plus abstraite et difficile, tandis que la véracité nécessite la pensée rationnelle, analytique”. Tout cela donne une impression de quelques chose de dépassé, en effet d’un croyance (sic!), comme un vestige du paradigme de l’analyse, qui jurant au nom du réductionnisme et déterminisme produisait le triomphe de trois décennies des sciences dits dures, couronné par la visite de l’homme sur la lune. Ce qui est vrai ici est que la modèle déterministe basée sur l’analyse de l’état simplifié du présent peut être prédictive avec exactitude, mais seulement si les simplifications restent valables.

Lindeman semble avoir oublié que ce n’est pas l’analyse de l’état présent de la réalité mais plutôt son changement qui semble dominer la pensée humaine. Et l’homme ne seulement rêve d’une réalité meilleure, il cherche consciemment à y construire des structures ayant nouveaux fonctionnalités. L’homme est concepteur. La conception est du raisonnement depuis l’effet à la cause: comment créer une structure dont la fonctionnalité susciterait la fonction souhaitée. Cette mode de raisonnement qui avance à contre-courant du flux de causalité est appelé abduction.

Le raisonnement abductif - le terme est assez mal connu - est le don spécifique de l’être humain. Il se base sur l’intuition et ainsi sur l’expérience et connaissance tacite du concepteur, qui ne sont pas nécessairement liées au domaine du projet de conception en question. Une idée intuitive peut surgir aussi des domaines culturels entièrement différents, le fait qui accentue le rôle central de la pensée globale (holistique) dans la conception créative. Concevoir le voyage de vacance n’implique pas nécessairement de la résolution créative du problème si les activités souhaitées peuvent être garantis de façon routinière selon une recette antérieure. En revanche, la conception bien exécutée d’une restructuration dans un environnement complexe implique une espace de problème suffisamment large pour qu’elle alimente le surgissement des intuitions dans la pensée globale du concepteur. 

Dans la communauté scientifique moderne les fondements du paradigme de l’analyse, le réductionnisme et le déterminisme, commencent à être presque grossièretés. La science contemporaine jure plutôt au nom de la complexité de la réalité. Cette tendance se trouve aujourd’hui au seins de nombreuses disciplines en même temps, de sorte que le signe de la naissance d'un nouveau paradigme scientifique est visible. On comprend qu’un système complexe se renouvelle en permanence de façon créative, émergente, et il est impossible de prédire son comportement de ses parties élémentaires comme manifestent, par exemple, l’apparition des innovations ou les fluctuations des cours boursiers. L’intelligence de la complexité exige une approche interdisciplinaire dans laquelle les phénomènes individuels sont considérés comme faisant partie d'une totalité qui n’est pas fragmenté par les barrières artificielles humaines.

Cependant, la transition de la pensée traditionnelle à l’interdisciplinarité nécessite une réforme en profondeur de l'éducation et est un long chemin à parcourir. On a besoin de l’ontologie pour soutenir l'image globale de la réalité et des programmes de formation construits de cette base. L’ontologie doit unifier en particulier le langage des sciences humaines et des sciences naturelles. J’ai développé et testé avec mon groupe ce type d'ontologie dans plusieurs projets de conception créative avec de bons résultats. Probablement le plus mémorable des commentaires reçus est toutefois celui d’un soutenant de sa thèse de doctorat, qui s’adressait de moi à la fin de l'examen public avec le remerciement pour l'éducation que je lui avait donné pour toute la vie.



dimanche 30 avril 2017

Hypocrisie

La Finlande célèbre cette année son centenaire en nation indépendante. Comme une part des activités officielles le ministre des finances a lancé le projet pour concevoir et frapper une série de cinq médailles représentant des décennies de la nation. Selon le président du conseil de médaille commémorative, l’idée est d’illustrer un événement pénible sur une côté de médaille et un événement victorieux sur l’autre côté. 

La décision (probablement politique) était faite de faire publique la première médaille représentant la période 1917-1939. Pour l’événement glorieux, l’illustrateur avait choisi la préparation de la nation pour ses propres jeux olympiques, symbolisée par le stade olympique à Helsinki. L’événement pénible était symbolisée par une copie d’une ancienne photo (reconstituée) d’un peloton d’exécution et quelques prisonniers symbolisant la période de la guerre civile.

La publication prématurée des illustrations de la première médaille avant la totalité était évidemment mal justifiée (ou calculée). L’illustration faisant référence à la guerre civile était trop pour quelques citoyens, mais donnait aussi la chance aux opportunistes à moraliser. Vraiment, parmi ceux qui protestent il y a plusieurs politiciens. Le ministre des finances, Petteri Orpo, faisait immédiatement la décision de retirer le projet! Le président du conseil de médaille commémorative de sa part, comme aussi l’illustrateur et l’Institut de frappe, regrettaient la décision hâtive du ministre.

Hesari, le quotidien principal, donnait la chance au professeur de l’histoire de Finlande, Pertti Haapala, à présenter la vue scientifique sur le cas. Le professeur exprimait son étonnement sur la tentative de glorifier par la photo d’exécution l’aspiration de la nation à se tirer des conflits profonds internes. À son avis ce choix était de mauvais goût et manifeste l’interprétation faible de l’histoire. Le professeur ne réussissait pas d’éviter de faire un parallèle avec une idée bidon de commémorer des morts au champ d’honneur de la seconde guerre mondiale avec une photo de tas de cadavres. 

Clairement le professeur avait oublier son rôle en tant que représentant de la science. Mais scrutons un peu ce qu’il argumente. 

Pourquoi ne pourrait-elle pas une photo d’exécution ou un tas de cadavres fonctionner comme un symbole sublimisant? Voici quelques autres analogies. Si le projet continue, malgré la chute initiale, la dernière médaille de la série doit être publiée en 2019. Selon Hesari, elle sera illustrée par la photo du réfugié syrien de trois ans trouvé noyé sur une plage de Turquie. Ce petit cadavre est rapidement devenu en Europe un icône de la justice globale. Et que font les chrétiens, ils commémorent la torture et la mort de l’homme appelé Jésus avec des peintures et statues, répandus partout, représentants son cadavre, pratiquement nu, dans la posture effrayante.

Les illustrations macabres dans touts ces cas ne sont pas portraits des personnes mortes ou documents des événements en question. On les exploite pour communiquer un message. Le message évoque des sentiments qui ont très peu ou rien à voir avec les individus ou événements historiques illustrés. Le message de la série de médaille commémorative est comment une nation ou l’humanité est capable de l’emporter sur une situation pénible. 

mercredi 16 novembre 2016

Populisme

Dans son numéro récent, Hesari publie cinq opinions de lecteurs sur populisme, dont une poursuit la définition scientifique de ce terme. Cette entreprise, très bienvenue, est par Vesa Kanniainen, professeur émérite de l’économie politique. À partir du fait que dans la démocratie il y a toujours des intérêts divergents des individus, et des coalitions opposées basées sur les différences de ces intêrets, il fait référence à la théorème de Kenneth Arrow selon laquelle une critère unique pour la prise de décision politique dans la démocratie est impossible. Ainsi ces coalitions défendent leurs intérêts et luttent pour le pouvoir et c’est la majorité qui prend la dictature. Pour s’approcher de la définition scientifique de populisme il se pose la question pourquoi l’intérêt de la majorité est aujourd’hui ce qu’il est. À son avis la question peut être prononcer aussi: Pourquoi les gens sont-ils si sensibles au lavage de cerveau?

Kanniainen cherche la réponse à l’aide de l’hypothèse des mèmes, le concept introduit par Richard Dawkins. Pas une mal idée. Le concept de mème est utile même pour définir ce qui signifie la culture. Les mèmes sont des unités culturelles: des idées, des valeurs, des contes, etc. Ainsi ”la culture est une population des mèmes, qui incites les individus à parler ou à agir de façon à ce que d’autres individus enregistrent une version dupliquée de ces unités mentals” (Pascal Boyer). La façon dont répandent les mèmes ressemble celle de l’épidemie. On pourrait ainsi parler de l’épidémie culturelle ou mentale. Il y a des individus résistants et ceux qui vont être contaminés. Le mécanisme est pareil autant pour les mèmes politiques que les mèmes religieux. Pascal Boyer a utilisé l’expression ”parasite cognitive de l’homme”, qui caractérise bien la facilité dont un mème survie dans l’homme peu résistant. Comme manifeste la religion et maintes décisions facheuses dans la politique récente, la vérité a rien ou peu à voir avec le succès de la propagation de l’épidémie. Une fois contaminé par des mèmes trompeurs, l’individu renforce son attitude actuelle contre les faits.

Il semble qu’il nous faut accepter que dans la démocratie, c’est comme ça qu’évolue la culture. Nous avons le monde que nous méritons.

mercredi 5 octobre 2016

Germe du ”parent hélicoptère”

Comment utilise l’enfant son portable? Voici un sommaire basé sur des observations personnelles d’un père.

”Pourquoi un enfant n’appelle-t-il jamais son père?”, se demande une mère après le trentième appel de son enfant ce jour-là. Déjà-écouté? Les enfants sont fournis de portable en age de plus en plus jeune pour des secours variés. Et le parent obtient justement ce qu’il a commandé: la facilitation de l’accessibilité abaisse le seuil de demander de l‘aide au niveau insignifiant. Le germe du ”parent hélicoptère”, conscient ou inconscient, réside dans le portable.

L’enfant appelle sa mère le plus souvent dans les cas suivants: quelque chose est allée de travers, quelque chose allait bien, on se sent mal, il y avait des problèmes à l’école, qu’y a-t-il pour manger, on n’arrive pas à trouver ses vêtements, peu-t-on jouer, est-ce qu’on puisse regarder la télé, y a-til des devoirs, puis-je aller voir des camarades, qu’est ce qu’il sent ici, que vient de télé, le chat a disparu, est-ce que je suis obligé, quel est le temps qu’il fait, la soeur ou le frère embête, tu arrive quand, je m’ennuie, que fairais-je, qui va m’emmener à l’entrainement, puis-je prendre de bisquit, il y a un trou dans la chaussette, au coin se trouve une araignée, et pour rien de spécifique.

L’enfant appelle son père dans deux cas: 1) la mère n’a pas répondu, 2) la mère n’a pas donné la permission. Il n’est pas rare que l’enfant appelle sa mère pour demander où est papa. Autrement dit: sans essayer d’appeler le père même.

Lorsque l’enfant considère sa mère comme le point d’info et thérapie de la vie, la phase sera probablement atteinte où le père commence à s’échauffer. Il y a des limites aussi pour les standardistes! Mais comment est-ce pourquoi les enfants préfèrent appeler la mère à appeler au père? La raison est simple: l’entretien de soins est guaranti et le service est mieux. La mère offre par un seul appel un paquet d’ensemble qui constitue de l’examination préliminaire, les soins, l’empathie, l’analyse des causes, le suivi, et les conseils pour l’avenir.

La force des pères est dans l’improvisation rapide. Dans le cas où l’enfant est tombé et à conséquence a une petite contusion au genou, la mère le calme, donne les premiers soins à distance, prend rendez-vous chez un médecin et va sur le site ou y envoit quelqu’un d’autre. Le père conseille l’enfant de mettre une pièce de papier-cache adhésif sur la blessure. 

Le texte ci-dessus est basé sur les pensées du rédacteur de Hesari, Ari Kinnari, publié il y a quelques jours. Il conclut que pour l’enfant une combinaison de l’aide ”cles en main” et les conseils créatifs soit probablement la solution optimale. Mais pourtant. Cette situation où le rumba de portable s’accumule seulement à l’un des parents, est-elle la faute du père? On doit appeler maman...

dimanche 3 avril 2016

Islam pour des mineurs

Depuis 2003 on ne donne pas d’enseignement confessionnel de la religion en Finlande. On donne de l’enseignement de l’islam aux écoliers qui (dont les parents) sont islamiques. Pour cette finalité la Direction générale de l’enseignement a fait éditer une série de manuels ”Salam - islamin polku” (le sentier de l’islam), dont le troisième volume vient d’être publié. Ce volume, et au même temps l’enseignement de l’islam en général en Finlande, est critiqué dans Kanava 2/2016 par Timo Saloviita, professeur de la pédagogie. Il constate qu’il est vrai que l’islam est devenu un culte dont l’intérprétation est sous le débat continu. L’enseignement de l’islam dans le pays où luthéranisme est l’Église d’État ne peut pas se dérouler sans tension. Les deux sont des religions des missions d’une seule vérité, et ensemble, peut-on atteindre, vont mal sous le même toit.

Le troisième volume a été ecrit par quatre femmes. Leurs noms de famille sont tous composés de deux parts dont l’une est finnoise et l’autre semble arabique. L’article informe qu’au moins deux d’elles sont islamiques convertis de la chrétienté. Ont-elles réussi de composer un manuel qui soit satisfaisant pour tous? Est-ce que le manuel se conforme à la neutralité exigée par le programme? Est-ce qu’il correspond au faits? Comment y est-il traité la relation entre l’islam et le monde des valeurs de l’ouest?

Au début, aussi bien l’enseignement que le premier volume du manuel, étaient fortement confessionnels. Les enseignants manquaient les qualifications nécessaires et les leçons pouvaient commencer en jurant par Allah, comme il est décrit dans quelques mémoires universitaires. C’est justement pourquoi il est important qu’au moins les manuels soient neutrals. Mais on a calculé que dans le premier volume de Salam on utilisait 193 fois l’expression ”nous” en parlant des musulmans (”Allah est notre Dieux”), on offraient 219 fois des doctrines islamiques (”Allah a cré tout”) et donnait des préceptes basés sur l’islam (”Il nous faudrait suivre son exemple”). Selon Saloviita, ces phénomènes se répétent même dans le volume récent.

La seconde question concerne les faits. Est-ce qu’on apprécie les faits scientifiques en enseignant de l’islam aux écoliers? Selon Saloviita, la relation entre l’islam et la science est bloquée! La reconnaissance en islam de son propre histoire est basée sur des récits médiévals, les mêmes récits qu'aussi les rechercheurs de l’ouest ont pris pour la vérité. C’est de cette façon qu'est née le récit bien connu sur le prophète Mahomet qui a agi à la Mecque et reçu ses visions quelquefois entre 610 et 632. La recherche scientifique de l’islam commençait en Europe à la 19ème siècle et a produit de nouvelles interprétations qui sont sous la discussion contemporaine. Par exemple le nom Mahomet n’existe dans les textes que depuis le début de 9ème siècle. Le deuxième volume de Salam dépasse complètement ces examens-ci, bienque le programme exigerait leur traitement.

La collision de l’islam est les valeurs occidentales est inévitable. On est ainsi forcé de trouver des solutions supportables dans les sociétés multiculturelles. On fait beaucoup d’efforts à l’ouest pour construire des versions d’islam idéalisés et ainsi faciliter l’integration culturelle. En résultat, dépassant par exemple le jihadisme et la soumission des femmes, on peut atteindre l’acceptation, mais pas celle de l’islam mais celle de sa version propagandiste. Le troisième volume de Salam suit ces même traces. Mahomet a ète converti au papa gâteau qui aide ses nombreuses femmes dans les devoirs doméstiques. Rien sur des crimes de sang rapportées au récits. Mais qu’est-ce qui se passera alors que l’enfant rencontre l’islam réel qui ne correspond pas celui qu’il a appri à l’école?

Saloviita se demande si c’est raisonnable d’enseigner des religions séparément - ou si c’est raisonnable d’enseigner des religions du tout. Le système présent est sous la critique augmentante.  



dimanche 24 janvier 2016

Bluff honnête?

Commençons par ”information stratégique” associée aux interactions sociales des espèces humaines. D’après Pascal Boyer, chercheur des sciences cognitives, il s’agit d’un terme technique. Dire d’une information qu’elle est stratégique c’est qu’elle a été traité comme telle par les systèmes d’inférence impliqués dans les relations sociales d’un individu. La distinction entre stratégique et non stratégique dépend d’une situation particulière et de sa représentation. Si l’information est stratégique est dans l’oeil de l’observateur, mais n’implique pas que l’information en question soit nécessairement importante ou vitale.

De bons candidats pour l’information stratégique sont les commérages. Généralisant un peu, les gens sont avides d’information sur le statut social, les ressources et la sexualité des autres, mais au même temps méprisent sa divulgation. Ils veulent se présenter comme des personnes qui ne répandent pas des commérages, et au même temps ils redoutent de voir divulguée une telle information à leur sujet. Nous sommes ambivalents - et ainsi vulnérables.

Romancière Delphine de Vigan avait vécu une période dure après sa victoire du prix de Goncourt il y a quatre ans. ”Ce n’est jamais facile de se remettre d’un échec, encore moins d’un succès.” Y aurait-il une possibilité d’une rentrée littéraire? Évidemment, mais ça exigera de travail persévérant et de quelque chose d’ingénieux qui nourrira aussi bien la motivation à travailler que la promesse d’un nouveau succès. Elle, maintenant écrivain à plein temps, saisissait le point fragile de l’être humain, l’importance fondamentale pour sa survie de l’information stratégique. Delphine de Vigan choisissait le role de colporteur des commérages.

Mais le commérage perd beaucoup de son attrait, nous rappelle Pascal Boyer, lorsqu’il s’éloigne de son sujet. Qui soit le sujet le plus proche de tout lecteur du roman suivant? L’ecrivain même! Le protagoniste du nouveau roman titré ”D’après une histoire vraie” s’appelle Délphine, comme elle. Elle est écrivain, comme elle. Elle a connu avec son dernier roman un succès qui faisait sensation, comme elle. Quelle excellente plat-forme pour inventer et semer des commérages sur la personne, dont le lecteur ne sait pas si elle soit fictive ou réelle. L’ecrivain retien la liberté illimitée de révéler des détails intimes sur le sujet sans devenir inculpé de l’insulte, et de forcer le lecteur à se questionner continuellement sur ce qui soit vrai dans cette histoire - et de nourrir son côté voyeur.

Comment a fonctionné ce truc? Il semble que le public soit divisée en deux. On peut lire des réactions où les lecteurs se sont trouvés bluffés, même humiliés. D’autre part, on a vu ce roman comme une invitation sincère à reflechir sur la proportion du vrai et du faux dans tout information, ce qui nous emmène à la question de transparence. Et remarquons que l’année dernière ce livre-ci a apporté à Delphine de Vigan le prix Renaudot.

Aujourd’hui, on exige de la ”transparence” partout. Mais la notion de transparence souffre de la même maladie que celle de multiculturalisme: elle est omniprésente. Bien sûr, chaque individu a le droit à la certitude que les autres ne lui mentent pas. Mais distinguer la vérité de l’information mensongère n'est pas toujours facile. Dans certains domaines le secret est nécessaire comme le secret médical ou celui de l’intimité. Ainsi la transparence absolue n’est qu’un fantasme de toute-puissance. C’est pourquoi on a commencé à parler du mythe de transparence.   

Ce mythe a donné naissance aux phénomènes qui suscitent la distortion d’information, qui opacifie l’information plutôt que l’éclaire. La quantité de l’information complémentaire surpasse sa qualité. L’incertitude de l’individu sur ce qui soit vrai et ce qui soit faux augmente. Sa capacité de distinguer l’information rationnelle du bluff et de voir le lien d’une fragment d’information au total deviennent de plus en plus menacées. On rencontre de tels phénomènes à la télé, au cinéma, à la littérature, etc. et la fascination des producteurs autant que du public pour le fait divers est apparente partout.

Est-il ”D’après une histoire vraie” un bluff transparente et honnête ou simplement une histoire des commérages inventées par l'écrivain sur soi-même? Ou quelque-chose d'autre?

mardi 29 décembre 2015

La difficulté de multiculturalisme

Cette difficulté, ça se trouve où? Posons d’abord la question: qu’est-ce que c’est que la culture? La difficulté est évidemment conceptuelle. Si on adopte en la définition générique que la culture est l’ensemble des façons de penser et agir partagées d’un groupe de gens, la notion de culture devient omniprésente à cause de la diversité des domaines d’activités humaines et la diversité des groupes possibles, de la famille à la nation ou même jusq’au monde entier. On a compté qu’il existe plus de cent différentes définitions pour ce terme. Il est claire qu’en passant de culture à multiculturalisme la difficulté se multiplie.

Un débat vigoureux sur multiculturalisme (monikulttuurisuus) a éclaté au juillet aux médias finlandais après un écrit de facebook par la député parlementaire Olli Immonen (parti des vrais Finlandais). Dans son texte il agite des gens à la lutte contre le multiculturalisme. La majorité des réactions étaient initialement strictement comdamnantes. Les vagues se sont pourtant calmées quand on a peu à peu réalisé comment il est vague le concept de multiculturalisme, le mot pouvant signifier presque n’importe quoi. Il devenait évident qu’on avait largement malcompris l’intention d’Immonen, même jusqu’au point que la parti, dans la première panique, l’avait renvoyé du groupe parlementaire, la décision qui était plus tard annulée.

Dans le cas d’Immonen on doit remarquer qu’il avait écrit sa déclaration en anglais et ainsi employé le terme multiculturalism. Cela peut se traduire en finnois par monikulturalismi (ou multikulturalismi), mais aussi par monikulttuurisuus. En principe, les Finlandais ont la chance de choisir entre deux termes pour être plus spécifique en parlant du sujet. Malheureusement il n’y a pas de définitions communement acceptées pour permettre de faire une distinction, comme a manifesté le débat. La plupart de la critique négative était basé sur les traductions en finnois et sur ce que chacun comprenait par monikulttuurisuus.

Dans un article à Kanava 2015/7, Pasi Saukkonen propose que monikulttuurisuus simplement fasse référence à quelques qualités démographiques d’une société multiculturelle: le fait qu’on y parle plusieurs langues, confesse plusieurs religions et maintient plusieurs coutumes et traditions. Pour lui la Finlande est une nation multiculturelle exemplaire dans ce sens, tandis que monikulturalismi designe une idéologie qui peut être critiqué aussi bien que n’importe quelle idéologie.

À part la confusion conceptuelle, la société globale confronte, plus que jamais, la difficulté du phénomène de multiculturalisme même: Que faire avec ce phénomène? Les idéologies sont nombreux. Un très bon résumé peut être trouvé ici. Citant cette source-ci, multiculturalisme peut être conservateur ou monoculturalisme, managed ou corporate, libéral, égalitaire ou démocratique, pluraliste ou différentialiste, essentialiste, et critique, pour lister les types les plus importants. Au total, on a énuméré presque 50 differents ”ismes”. La majorité ont en commun le respect quelconque de la différence ou la diversité culturelle, mais les justifications du respect varient de l’exploitation à l’exotisation ou même à la fétichisation. Dans ces idéologies il y en a pas, ou très peu, de critique contre le respect aveugle de culture ou de tradition en général comme s’il était un tabou. 

Pourquoi devrait-on respecter la culture ou des traditions des autres? Pourquoi celles de sa propre société? Est-ce un norme donné comme est le ”Honore ton père et ta mère, afin que...”? Le respect de culture ou de tradition ne peut pas être indépendant des attributs de la culture ou de la tradition en question. Il n’est pas du tout difficile d’énumérer des cultures ou traditions, normalement surgis de l’ignorance, qui sont comnadables par tous les critères. Il s’agit alors de l’héritage des façons faussées de penser des ancêtres et de la manière d’agir sur cette base, qui ainsi possèdent rien ou très peu pour être soutenu sans parler d'être respecté. Quelquefois les coutumes héritées des ancêtres sont simplement primitives et obsolètes et invitent plutôt une délicate intervention que l’admiration. 

Il doit être possible de respecter des individus d’une société et au même temps critiquer le collectif. C’est justement que faisaient les carricaturistes de Charlie Hebdo. La culture ou la tradition a tourné mauvaise quand il ne s'agit plus d'une manière de penser et agir partagée volontairement par des individus d’un groupe mais de la distorsion en une institution qui les force, sous la forme canonisée, à la partager aveuglement. De point de vue de multiculturalisme, dans toutes ses variantes, ça doit être crucial en cherchant la réponse à la question: Que faire avec ce phénomène.

dimanche 22 novembre 2015

Sur la langue

Le français commençait à m’intéresser déjà à l’école. Curieux, parce que je ne sait pas d’où avait-t-il surgit cet intèret. À mon école il nétait pas possible de choisir le français en la deuxième langue étrangère, il fallait prendre l’allemand (la langue que je n’aimais pas tellement à cette époque). J’avais un copain qui allait à une autre école et il me donnait son premier manuel de français. C’était alors que je peut calculer moi ayant commencé les études de français, mais sans aucun point de vue utilitaire, seulement par amour pour la langue. 

Pendant la longue carrière dans la vie académique la langue principale que j’utilisait était l’anglais. C’était la langue de la littérature lue, des publications écrites, des présentations orales données, et des conversations eus. Au total, je n’avais aucun besoin du français, excepté la période de quelques mois au début de mes études quand je travaillais en stagiaire à Paris dans les laboratoires d’essai de Gaz de France. Pourtant mon amour du français a persisté et la motivation de continuer des études de français a survécu. Je pense que mon cas soit une manifestation pas seulement du role centrale de la motivation pour des activités variées mais surtout que la motivation peut, et possiblement doit, être indépendante des aspects utilitaires.

Depuis assez longtemps déjà je suis motivé de critiquer l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande. Bien sûr ça signifie la critique depuis mes propres premisses comme des expériences en tant qu’étudiant de français aux cours de conversation dans plusieurs instituts populaires pendant les dizaine dernières années. J’ai pu suivir comment les ”professeurs” répétent les même ”méthodes” au fil des ans et comment les étudiants réunissent une fois par semaine pour une heure et demi pour écouter des discours du professeur. Ces professeurs sont pour la plupart des francophones qui sont arrivées en Finlande à cause d’une marriage ou similaire et dont la capacité principale est la connaissance de leur langue maternelle. Normalement ils ne possedent aucune formation pédagogique ou linguistique. Étant pourtant employés ils naturellement sont arrivés à la conclusion que le meilleur qu’ils peuvent donner est le fait qu’ils parlent. Et ils parlent. Il y a typiquement très peu de conversation dans le groupe. Mais les étudiants sont, également typiquement, contents. Ils se trompent qu’ils aprennent.

En ce qui concerne mes études personnelles de français, au total, je me considère surtout autodidacte ayant developpé mes propres méthodes didactiques. Ces méthodes sont basées sur ma conviction que la motivation est la clef de tout processus d’apprentissage et que la motivation est née et soutenue par la vue d’ensemble. Pour les études d’une langue, la vue d’ensemble signifie que la langue ne soit pas une collection des mots dont les significations doivent être mémorisées, c’est à dire, des artéfacts plus ou moins isolés et morts, mais plutôt un organisme hiérarchique et dynamique où les mots communiquent des sens et deviennent ainsi vivants ayant chacun une ”âme”. En résultat de cette conviction la structure de la langue et les liens des mots obtiennent un role important dans mes études. Chaque mot devient un individu intéressant ayant ses traits spécifiques et racines historiques souvent passionnantes.

Maintenant je tiens ce blogue. C’est effectivement le moyen systématique pour moi-même d’acquerir la langue française par la production du texte. Une grande principe que je suis est que les thèmes dont j’écris soient telles dont je suis vraiment motivé de dire quelque chose. Quelquefois un bon point de vue dans un article me donne le stimulus. Récemment l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande a été critiquée par deux linguistes dans le magazine Kanava 5/2015. Dans cet article excellent, elles, Lotta Lehti et Minna Seppänen, prennent la vue d’ensemble à ce thème de la façon que j’apprécie. Voici quelques fragments que j’en ai voulu choisir.

”Les leçons traditionnelles ne rendent pas possible l’apprentissage naturelle.” 
C’est la tradition qui est coupable ici à cause de sa persévérence. Primo, il y a l’habitude de respecter des traditions en général. La tradition de l’autoritarisme, même dans l’éducation des adultes, est en vigueur. Secondo, la formation de base des enseignants est souvent obsolète est sa renouvellement lente ou dure. La numérisation (digitalisation) souffre des grandes difficultés de démarrage. 

”Le temps dédié aux études est crucial pour l’efficacité des études.”
Il y a sept ans, dans un institut populaire, le professeur du cours de conversation de français avait le courage d’expérimenter avec un blog de cours. À mon avis c’était une excellente idée parce que le blog rendait possible, pour elle et le groupe la communication mutuelle en dehors des leçons. Malheureusement cette tentative, comme quelques autres ailleurs, s'éteignait peu à peu à cause de résistance des étudiants qui la trouvaient trop exigeante !

”Il faudrait voir les langues un formateur de la compréhension et la pensée.” 
Ici ”les langues” peut faire référence aussi bien aux langues naturelles que formelles. Ainsi interprétées, les études des langues naturelles sont dans la même catégorie que les études des mathématiques et de la philosophie, surtout celles de la logique et de l’ontologie. Tous ces domaines, l’ontologie tout en haut, étendent notre vue et la compréhension de la réalité. Dit ainsi, peut-être mes études de français n’ont pas continué tout à fait par amour pour la langue et sans aucun point de vue utilitaire. Possiblement depuis quelque point j’ai démarré (inconsciemment) le poursuit de la compréhension plus étendu de la réalité via la langue française.

”L’association de la langue à la culture est souvent dépassée”
Vraiment, on peut se demander: à laquelle culture s’associe le français. Est-elle la culture de la France? Et que’est-ce que c’est que la culture de la France? Je peut bien aimer la langue française sans être intéressé de la musique de Debussy ou Ravel. J’aime bien les textes de Le Clézio, mais pour moi il est un être humain plutôt qu’un Français.

”La nouvelle interculturalité signifie qu’on sépare l’homme et la nationalité”
Beaucoup de ceux qui étudient français sont une sorte d’enthousiastes de la France est des Français. C’est manifesté à la facon quelquefois exaggerée au cours de français des instituts populaires où les thèmes sont souvent des stéréotypies nationales. Les étudiants acceptent normalement toutes les clichés sur la supériorité de la culture de la France et, ce qui est étonnant, aussi toutes les clichés sur l'infériorité des Finlandais.

jeudi 12 novembre 2015

Que sait-elle, la chauve-souris?

Une de mes connaissances m’a raconté avec enthousiasme d’avoir reçu, en cadeau du Jour des papas, un livre publié en 2015 à titre ”Comment semble-t-il être un animal?” C’est la question du livre de Helena Telkänranta, biologue d’évolution. Le titre évoque immédiatement une association à l’argument du philosophe Thomas Nagel: ”Une chauve-souris seul peut savoir quel effet fait-il d’être une chauve-souris”. De cette base je lui, à ma connaissance, répondais que le titre du livre est osé: comment peut-elle, l’ecrivain, dire d’autre que des spéculations sur des sentiments d’un animal autre d’un être humain. Je posais cette réponse, fourni d’un émotico, pour provoquer des argumentations.

En effet je ne partage pas tout ce que propose Nagel (né en 1937). La phrase ci-dessus, bien connue et souvent référée, a été critiquée au domaine des neurosciences cognitives, parce qu’elle se base sur l’idée de Nagel selon laquelle le fait qu’un organisme ait du tout une expérience consciente signifie qu’il y a quelque chose qui fasse l’effet d’être cet organisme - c’est à dire, quelque chose pour cet organisme. Celui qui fasse l’effet pour l’organisme soit alors le caractère subjectif, ou la qualité, de l’experience. (voir Bennett, M. et Hacker, P., Philosophical foundations of neuroscience, 2003). Ainsi dit, Nagel semble avoir offert la clef à la conception de l’organisme conscient et à la conception de l’experience consciente. 

Si cette interprétation de ce qu’a voulu dire Nagel est correcte, les conceptions se formulent comme suivant:
  1. Un organisme est conscient ou a une experience consciente si, et seulement si, il y a quelque chose qui fasse l’effet pour l’organisme d’être l’organisme qu’il est.
  2. Une expérience est consciente si, et seulement si, il y a quelque chose qui fasse l’effet pour le sujet de l’experience d’avoir cette experience.
Ainsi, selon Nagel, il y a quelque chose qui fait l’effet pour une chauve-souris d’être une chauve-souris (malgrès nous ne pouvons pas imaginer ce quoi qu’il soit) et, aussi, il y a quelque chose qui fait l’effet pour nous d’être êtres humains (et nous tous savons ce quel effet fait-elle, cette ”quelque chose”, pour nous).

Ces définitions ont été partagées par plusieurs philosophes mais profondement critiquées par plusieurs rechercheurs des neurosciences. Pour ces dernières la seule manière d’accepter la question ”Le quel effet fait-il d’être X” est de la transformer en ”Comment semble-t-il être X”, qui est justement le titre du livre (X = animal), et puis associer cette dernière à l’effort d’acquisition des caracteristiques de la vie de X. Alors il est complètement possible de donner la réponse et on ne doit pas être X ou similaire de X pour le faire. Tout ce qui suffit est d’être bien informé de la vie de X.

Notre biologue d’évolution est évidemment bien informé. Son livre est un des candidats pour le prix de Tieto-Finlandia.

lundi 9 mars 2015

Encouragement pervers

Chaqu’un qui a vécu dans la communauté scientifique sait que ce sont seulement des critères quantitatifs qui forment la base des décisions de support financier. C’est vrai en général mais surtout quant il s’agit de sources financières de l'extérieure de la communauté. L’explication simple est que les critères quantitatifs sont faciles à utiliser, une fois fixés c’est normalement la capacité de l’addition qui suffit; l’évaluation peut ainsi être laissé pour les employeurs de bureau. Combien de docteurs par an a "produit" une université (comme si elle était une usine de saucisson); combien de publications dans les journaux scientifiques référés a "produit" un rechercheur; le quantième se trouve le rechercheur dans la liste des auteurs d’un article, etc. Les critères qualitatives, d’autre part, sont difficiles et nécessitent de l’expertise.

On peut appeller pervers un support financier dont le résultat n’est pas enfin ce qui était l’intention comme a fait un chroniqueur des affairs scientifiques de Hesari aujourd’hui. Elle, Susanne Björkholm, a voulu commencer son article par deux exemples plus généraux sur l’encouragement pervers. Les exemples sont lointains, dans l'espace et temps, mais valides. 

Les paléontologues européens qui chassaient des fossiles en Chine au 19ème siècle payaient aux agriculteurs chinois un somme pour chaque pièce de fossile qu'ils emportaient. Les paysans n’étaient pas stupides. Ils brisaient les fossiles en petits morceaux avant les vendre, un par un, aux rechercheurs. En 1906 on avait décidé en Vietnam de résoudre finalement le problème des rats. Les autorités commençaient à acheter des peaux de rat aux citoyens pour les inciter à tuer des rats. Naturellement cela faisait naître un business de l’élévation des rats en Hanoï.

Ces exemples ne sont pas artificiels. Dans les universités les rechercheurs ne sont pas moins ingénieux que les paysans chinois. La situation étant ce qu’elle est, quelques’uns, en victimes de système, fragmentent leurs articles pour publier les pièces séparément ainsi élongeant la liste d’articles. L’appellation ”pervers” semble justifiée.

Le point de vue de Susanne Björkholm est celui d'un rédacteur scientifique. Pour les professionnels qui écrivent des chroniques il n’y a ni de temps ni d’expertise de plonger aux profondeurs des articles scientifiques. C’est souvent seulement les sommaires, de plus en plus en forme de communiqués de presse, qui eux doivent suffire. Selon Susanne, dans ces sommaires les rechercheurs, sans honte, font comprendre, au moins entre les lignes, qu’il s’agit des résultats qui sont étonnants et bouleversants, ce qui, en effet, n’est que rarement le cas. 

Le chroniqeur termine en constatant que la culture des bonus, basée sur la cupidité, ne fonctionne pas dans la science dont la finalité est de nous faire comprendre la structure (et ainsi le fonctionnement) de la réalité. Cette compréhension ne peut pas être mesurer par l’argent. Et ne doit pas.

jeudi 26 février 2015

La sécularisation est parti déjà

Est-ce que vous fiez encore à la sécularisation? C’est à dire, au fait que les religions et les Églises sont en train de perdre, peu à peu, leur importance. Oui, il y a beaucoup de gens qui croient que c’est une tendance vraie. En Finlande ce groupe se compose des rechercheurs, des rédacteurs, des personnes souvent appelées intellectuels. 

Maintenant ces gens-là se trouvent embarrassés parce ce que des phénomènes liés au religions surgissent partout. Même depuis Finlande quelques jeunes sont partis pour lutter dans les rangs des islamistes. Qu’est-ce qui se passe? La tendance de se séparer de l’Église semble continuer, ce qui est rassurant, mais on entend, possiblement davantage qu’avant, des gens parler à haute voix des anges, de ce qu’ils ont fait dans leur vies précédantes etc. Brièvement dit, Finlande ne se sécularise pas, elle est en train de s’idiotiser.

Avant, il était plus facile de se fier à la sécularisation. Dans la liste des facteurs qui soutenaient cette conviction se trouvent la philosophie du siècle des Lumières, la foi à la science, le communisme, et l’idéal de la communication objective, qui laissaient des choses spirituelles à l’éxterieur. Aujourd’hui au moins les stalinistes ont disparu, mais les chrétiens sont dans le gouvernement. 

Pour un intellectuel, un croyant a été comme un bouton d’acné: un peu désagréable, mais sans danger, qui va se sécher en son temps. Ne pas tripoter, ça aggrave la situation. Faire semblant de ne pas faire attention. Ne pas en parler. 

Les intellectuels finlandais ne se sont pas mêlés à la discrimination et la violence mentale au sein des sectes religieux au même temps qu’ils en font du tapage autrement. Parler de la discrimination et la liberté d’expression au plan général est plus facile pour l’intellectuel que reflechir au concepts de sacré ou âme. Et le plus difficile est de prendre les croyants au sérieux.

Pour comprendre des phénomènes d’aujourd’hui, les croyants (ces idiots) doivent être rencontrés comme adultes responsables en les regardant droit dans les yeux. On ne peut pas cacher sa tête au buisson quand c’est le buisson ardent!


Le texte cidessus est une adaptation de la chronique de Anna-Stina Nykänen, apparue aujourd’hui dans Hesari.

Le directeur n’est pas un chef d’orchestre

Plusieurs directeurs aiment trouver leur travail similaire à celui de chef d’orchestre. Et pourquoi pas? Mais il vaut la peine de considérer des impressions que fait naître une telle comparaison. 

Le directeur qui veut être comme un chef d’orchestre travaille avec son dos vers les clients. Le chef d’orchestre entre sur l’estrade en dernier - et en sort en premier. C’est comment font aussi ces directeurs?

Le chef d’orchestre gagne d’un seul concert plus qu’est le salaire d’un membre d’orchestre, bienqu’il ne joue rien. Il prend la liberté de s’habiller comme il veut mais l’orchestre est forcé d’observer les règles d’habillement. Le chef d’orchestre n’est pas exposé aux douleurs de travail sédentaire comme est le violonist souffrant de la hernie discale ou le joueur de cor d’harmonie retirant à la pension d’invalidité à cause de la dystonie de l'embouchure.

Le chef d’orchestre est le maître, les joueurs sont des ouvriers. Mais le chef d’orchestre n’est qu’un maître insignifiant en comparaison avec des grands directeurs. Il ne fait des décisions que sur une petite portion de l’activité de l’orchestre. Il n’est ni responsable des affairs financieres de l’orchestre, ni de la gestion du personnel. Pour un chef d’orchestre invité, le plan stratégique et le plan d’action ont été faits par quelqu’un d’autre. Souvent c’est la partition composée d’un Autrichien vecu au 19ème siècle, selon laquelle il agite ses bras. Le chef d’orchestre consomme la plupart du temps de son travail pour examiner ce qu’a voulu dire le compositeur.

Dans un orchestre il y a 20-100 joueur-ouvriers, qui sont toujours au même temps à la même place, qui est la situation très rare dans une entreprise, et impossible dans une entreprise qui veut prospérer. Exactement dit, le chef d’orchestre est comme un directeur de production dans une petite usine où on a forgé les mêmes produits avec les mêmes outils depuis le 19ème siècle.


Le texte cidessus est une adaptation d’une chronique de Pekka Seppänen dans Hesari le 14 juillet 2014.

dimanche 8 juin 2014

Généraliste-innovateur

Trois professeurs d’économie finlandais de top niveau ont publié un livre sur la nature de la crise économique actuelle en Finlande et sur des conditions au croissance économique. Leur message a été critiqué dernièrement par Maija-Riitta Ollila, philosophe, dans son dernier blog. Dépassant l’analyse de la crise et faisant quelques commentaires amèrs sur le langage des ”savants d’économie” elle met son focus sur ce qu’ils proposent pour les conditions de l’accroissement et surtout pour le ménagement de l’activité innovative.

Selon Ollila, ces économistes recommandent aux rechercheurs de copier des innovations en vrac. Pourquoi? Parsqu’ils font leurs estimations en termes de croissance de productivité à court terme. Ils ne semblent pas reflechir à l’effet de l’adoption de l’identité de copieur sur la motivation d’un rechercheur et ainsi sur la productivité à long terme. Elle fait remarquer que l’homme a besoin de l’expérience de création pour que le travail donne la sensation de l’importance fondamentale. Quel serait le résultat si la définition du poste de professeur de l’université était seulement une imitation et le retouche des idées des autres?

La blogueuse (féminin de "blogueur" !), choquée, pose la question: À quoi bon avoir l’institution universitaire de haute qualité si on peut éduquer des copieurs humains par moyens plus modestes? Les économistes le justifient par la recherche fondamentale qui améliore des moyens d’exploiter la connaissance développée ailleurs, mais cela ne rassure pas Ollila: ”Nous les Finlandais sommes le peuple innovatif. Chez nous l’orginalité et l’authenticité ont une bonne cote. On a toujours pensé que notre potentiel de prospérer se trouve aux innovations.” Mais elle admet que nous ne sont pas capables de les commercialiser.

À mon avis Ollila a parfaitement raison en ce qui concerne l’importance, pour le professeur d’université, du sentiment de son autonomie et de la liberté créative, en principe illimitée, qu’elle, la liberté, assure. Aussi ont-ils, les trois savants, parfaitement raison en ce qui concerne l’importance de la recherce fondamentale et du lien fort entre la recherche et l’éducation universitaires. Mais ni les professeurs ni la blogueuse semblent avoir des idées sur comment éduquer des innovateurs capable au même temps de faire des innovations originales et d’exploiter des innovations des autres.

Nous avons proposé, moi et mon colleague professeur Pentti Kerola, dans un article (en finnois) de deux parties (Aktuumi 2000 1, 24-27; Ibid 2, 18-22) que l’université de science doit éduquer des généralistes. Nous y en discutons sous forme d’un dialogue ouvert. Voici le premier de notre cinq thèses: ”On a besoin des systèmes de notion qui soutiennent la vue holistique de la réalité et des systèmes d’éducation basés sur tels systèmes de notion.” Nous avons bien identifié les problèmes que posera le renouvellement du système d’éducation universitaire. Le cercle vicieux suivant émerge immédiatement: ”Pour le dévéloppement des systèmes d’éducation capables de produire des généralistes on doit avoir des généralistes qualifiés”

Dans la discussion ordinaire sur généraliste/spécialiste on jure souvent par l’un ou l’autre dépendant de comment on les interprête. Pour éviter le malentendu de notre message dû à la confusion avec ces notions nous avons souligné que généraliste n’est pas une personne qui sache un peu sur presque tout et pas suffisamment de rien. Le généraliste idéal peut être défini comme une personne qui possède la compétence de devenir un spécialiste de n’importe quel domaine. C’est justement cette compétence qui doit être l’objectif de l’éducation de l’université de science. C’est justement sa vision holistique, sa capacité de voir les objets individuels des noveaux perspectifs, en parts d’une totalité, par laquelle le généraliste est au même temps le créateur et l’exploiteur des innovations.

jeudi 12 décembre 2013

Que peut-on énoncer

Nous avons une grande liberté de nous exprimer en Finlande. Cette liberté est assurée par la loi, mais comme toujours avec le texte législatif, la loi ne conseille pas au citoyen de comment se conduire en s’exprimant dans différentes situations. Cela reste dépendant de son acquis social. 

Une centaine de manifestants, pendant la fête d’indépendance le 6 décembre, se sont exprimés avec des actes violantes. Personne ne semblait savoir ce quelle était leur protestation, s’il y en avait une. Selon un sociologue ayant observé l’incident, la foule était incohérente, essentiellement composée de gens béneficiant de la chance pour passer ses aggressions aux actes telles que briser des fenètres et frapper des chevaux des agents de la police montée, avec les crosses de hockey. 

Un de mes rédacteurs favorits, Johanna Korhonen, s’exprime dans sa chronique récente à Hesari ”Que peut-on énoncer” (Mitä saa sanoa) soulevant une question beaucoup plus subtile concernant la liberté de s’exprimer. Comme elle constate: chez nous la loi est tolérante, tous les gens ne le sont pas. Les Finlandais ont plusieurs moyens de limiter la liberté d’autrui de s’exprimer. Une sorte de norme est que tout énoncé directe, peu importe qu’il soit vrai et correct, est insultant.

Ce qui restraint le plus la liberté d’énoncer sont les craintes liées au travail. Étonnement souvent les employeurs et les chefs ont une croyance que l’employeur possède même les pensées de ses ouvriers. Cela ne se base sur rien, mais énoncer ce fait peut aussi être un tabou. Le type de crainte numéro deux est celui de devenir étiqueté une personne difficile. Selon Johanna, en Finlande cette étiquette peut être gagnée déjà avec un médiocre raisonnement originel. Le troisième type s’associe aux autorités. La plupart du peuple adorent toujours le président de la république, les éveques et les géneraux tant que la moindre critique d’eux est d’une conduite complètement inadmissible.

Mais cette adoration des autorités peut prendre des formes même ridicules. Je participe à un groupe d’adultes de conversation animé par une jeune personne francophone. Comme d’habitude je mets, de temps en temps, sous la question ses arguments, ceux que je trouve un peu trop catégoriques. Il y a des membres dans le groupe qui le considèrent comme une conduite inappropriée. "C’est pourtant professeur! Un francophone doit savoir mieux!" (Analogiquement, comme si chaque finnophone étaient un expert de sa langue maternelle et ainsi qualifié d'enseigner finnois aux étrangers.)  

Au même temps sur Internet continue une furieuse, la plus part du temps anonyme, conversation qui ne respecte pas la loi, l’étiquette et la délicatesse. Johanna trouve le lien: quand on ne peut pas, ou a peur de, parler sous son propre nom en public comme il faudrait, on s’exprime sur Internet, anonyme au style qui ne convient pas. Parfois la vulgarité de cette conduite a l’air d’une imitation des personnages de filmes d’action de la télé qui sans exception se comportent mal. Mais, comme conclut Johanna, rien ne s’améliore au monde, ni en résultat de se taire, ni en vomissant son venin. ”Seulement un message ouvert, clair et vrai peut susciter un changement. Soyez audacieux! La vie se déroule maintenant.”

samedi 30 novembre 2013

Chute ennoblit?

Hier, on a pu lire que Talvivaara, la société finlandaise de l’industrie minière, elle au bord de la faillite, a été donnée la permission pour l’assainissement. Elle a ainsi perdu sa chance de se déclarer en cessation de paiement. Quel échec, au moins du point de vue de la mentalité d’aujourd’hui selon laquelle chaque entreprise devrait approuver l’effet magnifique d’une faillite, pour l’apprentissage.

Après la chute de Nokia, plusieurs décideurs de haut niveau en Finlande ont rapidement adopté cette mentalité et parlé en public de l’effet bénéfique, même bénéficiant, de l’échec. Comment pousser Finlande à l’ascension? De la chute à nouveu ”Nokia”! 

Ici c’est la question de jurer au nom d’une nouvelle culture, celle qui accepte l’échec, étant basée sur l’idée que l’échec ennoblit. Selon Elina Grundström, professeur de journalisme à l’Université de Tampere, cette mentalité est majoritairement de la matière d’importation américaine, dont l’origine est le même générateur de fautaises (puppugeneraattori) d’où viennent ”positive thinking”, ”emotional intelligence” et ”inner hero”. Sur l’effet ennoblissant de l’échec à la personnalité il y a très peu d’évidence scientifique.

Le but des décideurs industriels est, bien sûr, bon: encourager à prendre des risques, de s’installer à son compte. Mais, comme se demande Elina, n’y a-t-il, derrière une attitude à éviter des risques, qu’uniquement la difficulté psychologique de supporter des déceptions? Est-ce qu’il y a plutôt la volonté d’écouter la voix de la raison et l’assessement des conséquences de la chute potentielle?

Dans sa chronique à Hesari il y a deux semaines, Elina Grundström incite les décideurs et le média, tombées amoureux de l’évangile d’échec, à faire un peu d’auto-critique. Ne serait-y-il pas assez embarrassant si Finlande sera dirigé selon les préceptes de la littérature américaine qui n’est que distraction? 

mercredi 6 novembre 2013

Bébé: Bon dès sa naissance


Les connaissances de moi et ma femme depuis plus de quarante ans, un couple de notre age, avait fait la décision de se séparer de l’Église vers la date de la naissance de leur premier enfant. La dernière goutte était le baptême à venir, la cérémonie pour libérer le nouveau-né du péché originel. La notion du péché originel, comme aussi celles de l’enfer, la genèse et plusieurs d’autres basées sur les écritures religieuses anciennes, continuent à survivre dans la société moderne sous le poids de l’évidence scientifique accumulant avec accélération. Dans les discussions publiques, au moins en Finlande, on évite aujourd’hui de faire référence à certains de ces notions, déjà fragiles et obsolètes, pour ne pas se ridiculiser. Au mème temps au sein de quelques sectes, des enfants sont intimidés par les horreurs de l’enfer dans le ”but educatif” (pour ne rien dire de l’abuse même plus grave).

Aujourd’hui nous savons avec certitude, grace aux résultats de la recherche expérimentale des psychologues que les enfants sont beaucoup plus compétent que les parents ont jamais cru. On a pu démontré que les enfants dès trois ans ont un jugement moral très développé. Ils ont l’intuition que frapper quelqu’un est mal, que ça soit interdit ou non. Selon Pascal Boyer "cela veut dire qu'ils possèdent les premiers rudiment du concept de comportement éthique". Ils ont aussi l’intuition qu’amener un jouet à table est mal mais seulement si ça a été expressément interdit. Ainsi, les enfants sont même capable de distinguer la violation de principes moraux et de règles de conduite. Ces résultats ont été obtenus aux situations diverses dans différentes cultures. 

L’autre jour j’ai vu une émission ”Babies: Born to Be Good” faisant un rapport des résultats frappants des recherches récentes sur l’intuition morale des enfants moins d’un an!. Pendant une heure on avait la joi de suivre comme les bébés attendrissants choisissaient les ”bons” ours en peluche sur des ensembles de deux ou trois. Le sentiment d’empathie de l’enfant était reconnue par la durée prolongée de sa vue dirigée vers son choix. Les enfants dans tous les groupes d’ages, 10, 6, et 3 mois, choisissaient systématiquement la peluche qui était gentille aux autres. Dans une autre série d’expériments on démontrait que les enfants très jeunes possèdent le désir spontané d’aider les autres, les adultes compris. Le résultat curieux était que l’enfant gratifié de cette conduite n’etait plus, la seconde fois, aussi active à aider. Voici quelque chose à reflechir pour les éducateurs.

La conception traditionnelle est que l’enfant apprend la conduite moralement correcte sous la peur de condamnation de l’autorité (comme le Dieu ou ses parents). Cette idée a été exploitée par les éducateurs au niveau institutionnel (l’Eglise) aussi bien qu’au niveau individuel (dans les familles). Les sanctions et les moyens de correction ont varié au fil du temps et encore aujourd’hui frapper un enfant par son parent est largement toléré. Autrement dit, dans plusieur cultures il est acceptable pour père ou mère de frapper son enfant, ce petit être humain qui par son système d’inférence précoce, le sens moral, sait que frapper quelqu’un est mal, sans que personne ne le lui ait appri.

On a récemment lu qu’un père français était condamné pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. On doit noter bien la justification du père: il me devait du respect (le fils ne lui disait pas bonjour depuis trois jours). D’où vient ce droit de père à exiger du respect de la part de son fils? Ne serait-t-il plutôt que c’est les enfants que doivent être respectés? Les parents qui respectent leur enfants vont automatiquement être respectés d’eux, ces êtres intrinséquement moraux depuis la naissance. À Dieu pour toujours le péché originel.

lundi 21 octobre 2013

Loué soit le räntäsade


Räntä et räntäsade sont traduit en neige fondue. Quand il tombe de cette matière - räntä - pour la première fois en automne en Finlande, ce n’est pas seulement un signe d’un début de la saison de l’obscurité et de la boue, mais pour plusieurs aussi un symbole de la tristesse inévitable. Un assez grand nombre des Finlandais s’enfuissent déjà au début d’octobre pour échapper ce phénomène pour s’en retourner quand la neige permanente soit venu, ou au moins pour le Noël - et s’embêtent entretemps aux centres touristiques du sud. 

La première neige fondue arrivait samedi. Nous avions eu des visiteurs pendant plusieurs jours. C’était la semaine de vacances d’automne de nos petits-enfants. On avait fait un feu de camp et cuit des saucissons la samedi matinée, et après-midi tout le monde allaient au sauna. Par la fenêtre de sauna on apercevait les premiers flocons de la neige fondue et comment leur nombre commençaient rapidement à se multiplier pour emplir l’atmosphère. C’était le moment de sortir pour plonger au baignoir situant à côté de la terrace. L’eau du baignoir était 1,5 degrés. Rien ne peut remplacer cette sensation de bien-être.

Il y a deux ou trois années, mon écrit titré ”Räntäsateen ylistys” (Loué soit la neige fondue) était publié à Hesari. Il était précédé par un long débat sur le plan de l’office de sports de Helsinki de prolonger la saison de la piscine publique en plain air jusqu’à Noël en maintenant la temperature de l’eau par chauffage. Les protestataires s’inquiétaient premièrement des frais de la consommation d’énergie mais on soupçonnait aussi que il n’y aurait pas suffisamment des visiteurs. 

Peut-être les protestataires avait raison. Ce plan ne se réalisait pas. Une des justifications des protestataires était pourtant que ”personne ne veut nager quand il tombe de la neige fondue”. Je savais immédiatement que cet argument ne peut pas être basé sur un expérience personnel mais seulement sur une attitude négative. C’est pourquoi je pensais que c’est ma responsabilité de rectifier un tel argument. 

J’étais bien content alors que Hesari publiait cet écrit. Mon acte n’était pas tellement pour avoir l’effet sur la décision dans cette affaire que pour faire au moins quelqu’un remettre des attitudes en question.