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jeudi 26 février 2015

Le directeur n’est pas un chef d’orchestre

Plusieurs directeurs aiment trouver leur travail similaire à celui de chef d’orchestre. Et pourquoi pas? Mais il vaut la peine de considérer des impressions que fait naître une telle comparaison. 

Le directeur qui veut être comme un chef d’orchestre travaille avec son dos vers les clients. Le chef d’orchestre entre sur l’estrade en dernier - et en sort en premier. C’est comment font aussi ces directeurs?

Le chef d’orchestre gagne d’un seul concert plus qu’est le salaire d’un membre d’orchestre, bienqu’il ne joue rien. Il prend la liberté de s’habiller comme il veut mais l’orchestre est forcé d’observer les règles d’habillement. Le chef d’orchestre n’est pas exposé aux douleurs de travail sédentaire comme est le violonist souffrant de la hernie discale ou le joueur de cor d’harmonie retirant à la pension d’invalidité à cause de la dystonie de l'embouchure.

Le chef d’orchestre est le maître, les joueurs sont des ouvriers. Mais le chef d’orchestre n’est qu’un maître insignifiant en comparaison avec des grands directeurs. Il ne fait des décisions que sur une petite portion de l’activité de l’orchestre. Il n’est ni responsable des affairs financieres de l’orchestre, ni de la gestion du personnel. Pour un chef d’orchestre invité, le plan stratégique et le plan d’action ont été faits par quelqu’un d’autre. Souvent c’est la partition composée d’un Autrichien vecu au 19ème siècle, selon laquelle il agite ses bras. Le chef d’orchestre consomme la plupart du temps de son travail pour examiner ce qu’a voulu dire le compositeur.

Dans un orchestre il y a 20-100 joueur-ouvriers, qui sont toujours au même temps à la même place, qui est la situation très rare dans une entreprise, et impossible dans une entreprise qui veut prospérer. Exactement dit, le chef d’orchestre est comme un directeur de production dans une petite usine où on a forgé les mêmes produits avec les mêmes outils depuis le 19ème siècle.


Le texte cidessus est une adaptation d’une chronique de Pekka Seppänen dans Hesari le 14 juillet 2014.

jeudi 4 avril 2013

Artefacts intelligents


Ajourd’hui c’est à la mode de parler des produits intelligents. Normalement on fait référence alors aux artefacts inanimés. Un produit intelligent est sexy. Presque tout produit peut être appellé intelligent, si on le veut faire. Sur le site de Opetushallitus on peut trouver même que la plupart des cuvettes de wc sont aujourd’hui intelligentes grace au fait qu’elles sont fourni de deux boutons dont l’autre est pour réduire la consommation de l’eau. Un exemple du cas où c’est en effet le concepteur du produit qui a été intelligent. De plus, le concepteur a été créatif et intelligent. Je crois qu’il y a une confusion de ces deux termes, intelligence et créativité.

Un artefact inanimé peut avoir de l’intelligence au sens qu’il soit capable de faire des décisions sur la base de l’état de son environnement et d'agir de facon raisonnable. Mais est-il créatif alors? J’en doute.

La liste de tels artefacts est longue. Il y a quelques dizaines d’années, on ne les appelait pas encore intelligents. Ils étaient simplement des régulateurs ou robots. Au début, en comparaison avec des artefacts intelligents d’aujourd’hui, leur faculté de raisonnement était primitive. Le raisonnement du régulateur PID, le plus utilisé dans l’industrie, est basé sur un algorithme simple (mais génial) par lequel le régulateur envoi un signal de commande à un appareil capable à produire un déplacement (par exemple dans la position d’une valve). La grandeur du déplacement est une fonction de la différence entre la grandeur de la quantité physique mesurée et sa grandeur voulue. Les trois lettres PID viennent des trois fonctions (proportionnel, integral et dérivé) qui forment le coeur de l’algorithme, c’est à dire, la faculté de raisonnement de cet artefact.

Après l’explosion dans la capacité des ordinateurs et la réduction dramatique de leur taille physique on commencait à penser que les plus en plus complex algorithmes que l'on pouvait désormais utiliser fassent possible de monter le pouvoir de raisonnement des artefacts sur le niveau où l'appellation intelligent soit justifiée. En effet on parlait d’abord de l’intelligence artificielle mais aujourd’hui il semble que ”artificielle” ne soit plus vue nécessaire.

Pourtant les systèmes expert étaient une grande déception. Après le boom, il y a une trentaine d’années, les projets ont été terminés l’un apres l’autre. Il y avait plusieurs difficultés insurmontables. Le but était d’extraire de l’expertise par interview des experts et convertir ces données en forme de phrases:
Si P est vrai (fait ou prémisse) et Si on sait que P implique Q (règle), alors Q est vrai (nouveau fait ou conclusion).

Ces phrases formaient la base de données du système. À partir des prémisses et des faits, le moteur d'inférence cherchait les conclusions. Une difficulté fondamentale imprévue était l’impossibilité des experts d’articuler leur expertise: ”Nous ne savons pas pourquoi nous savons”. Les enthousiastes avaient essayé de mettre la créativité en boîte.

lundi 3 octobre 2011

Des souvenirs de Tampere

J’ai un rapport spécifique à Tampere qui remonte à la periode des chocs pétroliers il y une trentaine d’années. Je travaillait alors en consultant à Tampella, l’entreprise puissante fabricant des équipements pour l’industrie de la cellulose. Je consultait dans un projet pour developper un processus industriel pour produire de l’alcool, pour remplacer l’essence, à partir des déchets cellulosiques industriels, domestiques et agricoles comme la matière première. Le projet se basait sur le procédé que j’avait developpé au Centre de la Recherche de Technologie (VTT) en poste de professeur de recherche. J’ai donné ma démission de cette poste pour proposer et faire initier ce projet-ci à Tampella.

La période de sept années comme consultant à plain temps à Tampella était le temps passionnant. Venu du monde plus ou moins academique j’avait la chance dans un petit groupe enthousiastique à Tampella de suivre l’evolution de mes idées peu à peu vers la réalisation à l’échelle industrielle. Le procédé etait nommé "Tampella-Pohjola" prosessi et est bréveté dans pratiquement tous les pays industriels du monde.

Pendant ces années-là je circulait en voiture environ une fois par semaine entre Kirkkonummi et Tampere excepté la période dans The Institute of Paper Chemistry (IPC) à Appleton Wisconsin où je travaillait pendant une année, toujours en consultant de Tampella, dans un groupe qui faisait de la reherche avant-garde sur la structure du molecule de la cellulose cristallisée. La sihouette de la ville de Tampere en approchant de lui du sud me devenait familière, comme faisait cet endroit tout au centre de la cité où se trouvaient les usines de Tampella et Finlayson au bord des rapides de Tammerkoski et qui s’appelle aujourd’hui Koskikeskus. J’ai été toujours impressé par cet harmonie où convivait, au milieu de la ville, les usines et les autres immobiliers. Normalement les installations industriels sont situées dans des endroits periphériques pour ne pas causer nuisance.