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samedi 25 novembre 2023

RANSDEUX a son anniversaire de 13 ans

Bon anniversaire mon blogue français! Ça fait 13 ans depuis mon premier message publié sous le titre RANSDEUX. Ce mot vient de l’expression ”ranskaksi” où ”kaksi” (2) est en français.


La raison d’origine pour créer ce blogue était ma conviction que l’enseignement de la langue étrangère ne peut pas être basé sur une session de 90 minutes une fois par semaine. On apprendrai rien! Pourtant cela est la seule pratique partout. Les enseignants, comme aussi les étudiants, continuent de se tromper – et se tromper, c’est facile. J’ai proposé plusieurs fois que chaque cours auraient le blogue du cours pour que les apprenants pourrais continuer la conversation mutuelle entre les sessions. Mais la-bas il y a une autre auto-tromperie: ça signifierait trop de travail.

mercredi 25 janvier 2023

La vie privée floue

Au cours de français auquel je participe on avait choisi pour manuel ”La France au quotidien” (imprimé 2020). Je le trouve meilleure que les précurseurs parce qu’il ne répète pas des clichées et stéréotypes mais cherche à présenter seulement des faits réels. Dans l’avant propos on spécifie que la matière du livre est aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants. Les premières ”y trouveront matière à enrichir leur culture personnelle” et les dernières ”pourront se familiariser avec des thèmes … qui s’articulent autours de 12 chapitres”.


Récemment nous avons traité le chapitre 3 ”La famille”. La définition contemporaine de famille étant spécifié, on constate que la vie de famille appartient au domaine privé. Malgré, on a vu nécessaire d’ajouter que ”c’est aussi une affaire publique car l’évolution de la structure familiale a de multiple répercussions sur la société”. Ainsi, aux termes de logique floue, chaque famille individuelle devient spécifiée un ensemble dont la vie n’appartient pas au domaine privée que jusqu'à un degré d’appartenance qui est moins de 100 pour cent. 


Voici mon analyse du texte qui se trouve sous le titre ”Vie privée” sur la page 179 du manuel. Il s’agit d’une conversation entre deux personnes dont une pose des questions à l’autre, ça veut dire une conversation en forme d’un interview. Les deux personnes se vouvoient. Évidemment elles ne se connaissent pas. L’interviewée est une femme.


L’intervieweur pose des questions directes sur la vie privée de la femme. Il commence par l'attaque suivant: ”Et quelle est votre situation en regard de l’état civil, mariée, pacsée, séparée…?” 


(Qu’est-ce qui se passe maintenant, je me demande. Où est le respect?)


L’interviewée embarrassée (à juste titre): ”… Alors, écoutez …” 

Après avoir expliqué qu’elle est divorcée et maintenant vit maritalement dans une union libre, comme l’époux et l’épouse, l’intervieweur exige: ”Pourquoi avez vous choisi cette façon de continuer?” 


Possiblement il voulait savoir s’il y en a des enfants dans ce drame, parce que si non, le choix de vivre seul serait la solution normale. Aujourd’hui la situation en France est telle que le nombre de personnes vivant seules est autant que 10 millions déjà en conséquence du fait que le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 dernières ans. 


L’interviewée: ”… Pourquoi ce choix? … Eh ben … écoutez …” 


(Dans cette phase je me suis emmené à me demander si cette conversation est une sorte d’interrogatoire: est-ce que l’intervieweur a un mandat quelconque de poser des questions détaillés sur la vie privée de cette pauvre femme pour quelque but?)


Il semble que la femme interviewée ne possède pas de moyens pour garder la vie privée de sa famille. Elle est obligée d'accepter que le degré d'appartenance de sa vie au domaine privée est en train de s'approcher de nul. Elle se décide à raconter tout sur le passé. Elle mentionne les enfants (pourtant ne dit rien sur les raisons qui aboutissaient au divorce). Pour elle le divorce, toute la procédure, était pénible et douloureuse tant qu’elle ne voudrait jamais la repasser. Enfin, les questions qui suivent touchent à l’avenir et sont moins agressives. Sur la question concernant l’intention d’avoir d’autres enfants la réponse était presque ironique: ”Ça doit être aussi facile hors de mariage que dans le mariage.” 


Le texte a été construit pour les étudiants de la langue française, le but étant d’y inclure touts les termes essentiels du thème du chapitre ("La famille"), mais avait eu pour résultat un texte d'une conversation où l’intervieweur semble avoir aucun respect de la vie privée de l’interviewée et de sa famille. Le même texte a été utilisé tel quel en manuscrit du document sonore pour exercice de la compréhension orale. Bien sûr, pour animer le manuscrit avec tact on a été obligé de trouver un cadre qui rendrait l'ambiance de l'interview positive.   


La conversation dans le document sonore s'avance entre deux femmes qui se vouvoient mais semblent se connaitre assez bien. Cette fois ci la conversation se réalise dans une ambiance conviviale comme entre les meilleures amies. L'animation peut facilement être accepté crédible si on imagine, par exemple, que l'interviewée est en train de chercher de publicité (volontairement réduire l'appartenance de sa vie au domaine privée) et l’intervieweur est journaliste d'un magazine féminin. 

dimanche 3 octobre 2021

Sur un phare

Toujours au cours de français. En couverture de notre manuel Il y a la photo d’un phare. Le manuel propose qu’on discute le phare mais ne donne aucune information outre la photo. À mon avis les opinions basée uniquement sur une photo vont rester très limitées ou superficielles. D’autre part je trouve que le devoir est un défi, une invitation à faire de recherche sur le sujet: quel est ce phare, comment s’appelle-t-il et où est-ce qu’il se trouve. Et voici ce que j’ai trouvé.


Cette photo se trouve facilement sur les sites de Bretagne, une fois qu’on a deviné que c’est Bretagne où ce phare puisse avoir lieu. Et en cliquant la photo je trouvais tout ce que je voulais savoir. La première chose qui capte l’attention est le nom du phare: Le Petit Minou! C’est pussy cat en anglais et pikkukisu en finnois. Haha… Comment peut on appeler un phare comme ça étant donné que pourtant c’est la question d’une structure majestueuse qui évoque une impression d’un objet qui lutte héroïquement contre les tempêtes. Mais on doit faire attention en parlant des appellations des choses dans ce coin de France où la langue bretonne domine toujours, elle le fait surtout dans la toponymie.


Le phare est situé à Plouzané qui est une commune dans la communauté urbaine de Brest, c’est à dire dans la partie la plus occidentale de France. Plou est un mot breton qui signifie paroisse. Par exemple Plougastel signifie Paroisse du chateau. Aussi Plouzané signifie Paroisse de quelque chose, en effet Paroisse de saint Sané, un saint catholique d'origine irlandaise. Mais retournons au nom du phare. Selon l’information à l’internet, minou n’a rien à voir avec petit chat. L'origine bretonne est min, qui pourrait signifier bouche ou embouchure et min devient minou au pluriel.


A l'entrée du goulet (tuloväylä, sataman suu) de Brest se situe d’abord le Grand-Minou, c’est à dire l’embouchure qui est encore assez vide, et puis le Petit-Minou où l’embouchure est plus etroite. Le phare du Petit-Minou a été construit sur une roche à terre sur la pointe qui saillit vers le Petit-Minou. Sur la carte on trouve facilement deux pointes: La Pointe de Petit-Minou et La Pointe de Grand-Minou. Cette dernière est sans un phare. Quand on s'approche de la rade (ankkuripaikka, reti) de Brest il y a un autre phare qui s'appelle Portzic. Le rayon, placé dans l'alignement des phares de Petit-Minou et Portzic trace la voie la plus sûre vers le port de Brest, axe indispensable aux quelque 11.000 navires qui transitent chaque année par le goulet. 


Dans le goulet il y a des bancs dangereux de roches immergées comme Le Plateau des Fillettes. Le phare du Petit Minou comporte aussi un secteur rouge qui signale ce plateau. Pour parer le danger, certains marins utilisent le moyen mnémotechnique ”Le Minou rougit quand il couvre les Fillettes”.



Le phare du Petit Minou


mercredi 22 septembre 2021

Au cours de français

C'est après assez long temps que j'étais capable de faire la décision, une fois encore, de m'inscrire sur un cours de français dans un institut populaire. J'avais eu auparavant tant de déceptions aux cours de conversation dont les responsables ont été des français natifs. Ces enseignants sont bien sûr aptes à parler leur langue maternelle, mais n'avaient pas eu, régulièrement, de la formation ni linguistique ni pédagogique. J'avais abouti à ma décision étant presque paniqué du fait que les mots et les expressions français semblent s'enfuir peu à peu. Le phénomène peut être expliqué facilement par l'absence persistante des francophones dans mon entourage qui a pour résultat la manque de l'usage de la langue. Mais on peut étudier des langues étrangères aussi tout seul, pas de problème, si on a la motivation. Et c'est la motivation que je suis en train de chercher maintenant.

J'ai participé déjà aux séances 2 et 3. On travaille à la distance avec Google Meet. Nous sommes dix. Il y a une personne, Raija, que je reconnaissais de vue. Elle a même écrit, jadis, quelques messages dans ce blog. On utilise un manuel qui s'appelle C'est parfait ! 3. Jusqu'ici je me sens motivé. Déjà la pensée de m'inscrire m'avait rendu motivé. En attendant ma première entrée j'avais écouté la chanson La Mamma de Charles Aznavour, et pour la première fois je lisais soigneusement les paroles. C'est la chanson qui m'est venu proche pendant ma première séjour en France. Pendant l'été 1965 je travaillais en stagiaire dans les laboratoires d'essais de Gaz de France à Paris. Cette chanson parle d'une famille typique italienne dont la personne la plus importante, "la mamma", est en train de mourir. Elle habite en France, mais quelques membres de la grande famille sont venus autour de son lit même du sud de l'Italie. C'est une histoire sur un sujet bien fragile et émotionnelle, mais aussi bien la musique que les paroles ont été composé avec très bon goût, aussi la parodie sur les italiens dont des signes se trouvent dans le texte. Les femmes tendent les bras à la statue en chantant Ave Maria et les hommes ont eu si chaud qu'ils boivent frais du vin nouveau: "drôle, on ne se sent pas triste". 

Un thème de la séance 2 était les maisons à colombage de Normandie. J'ai vu des maisons à colombage pratiquement partout en France. Pourtant je ne m'ai jamais fait clair ce que signifie le terme colombage dans ce contexte. Je me souviens d'avoir vu une fois en Alsace (est-ce que c'était à Colmar?) énormément de pigeons sur le toit d'une maison à colombage. Pigeon est appelé colombe quand il s'agit d'une espèce blanche. Le nom scientifique de touts les pigeons est Columba. Voici de bonnes causes pour déduire que les maisons à colombage aurait quelque chose à voir avec les pigeons. Mais cela n'est pas le cas. Le mot colombe a deux significations distinctes. Colombage est la construction spécifique, composée de poutres de bois, du mur d'une maison. Ainsi, le poutre en composant structurel de colombage s'appelle colombe. Colombe, de sa part vient étymologiquement, selon ce que j'ai trouvé dans le TLFi, du mot latin columna signifiant colonne, mais modifié déjà vers 1100 en culumbe à cause des difficultés de prononcer en français le groupe -mn-, et étant enfin modernisé en colombe. Colombe faisant référence à pigeon blanc a aussi des connotations plus abstraites ou religieuses comme innocence et paix. 

dimanche 22 novembre 2015

Sur la langue

Le français commençait à m’intéresser déjà à l’école. Curieux, parce que je ne sait pas d’où avait-t-il surgit cet intèret. À mon école il nétait pas possible de choisir le français en la deuxième langue étrangère, il fallait prendre l’allemand (la langue que je n’aimais pas tellement à cette époque). J’avais un copain qui allait à une autre école et il me donnait son premier manuel de français. C’était alors que je peut calculer moi ayant commencé les études de français, mais sans aucun point de vue utilitaire, seulement par amour pour la langue. 

Pendant la longue carrière dans la vie académique la langue principale que j’utilisait était l’anglais. C’était la langue de la littérature lue, des publications écrites, des présentations orales données, et des conversations eus. Au total, je n’avais aucun besoin du français, excepté la période de quelques mois au début de mes études quand je travaillais en stagiaire à Paris dans les laboratoires d’essai de Gaz de France. Pourtant mon amour du français a persisté et la motivation de continuer des études de français a survécu. Je pense que mon cas soit une manifestation pas seulement du role centrale de la motivation pour des activités variées mais surtout que la motivation peut, et possiblement doit, être indépendante des aspects utilitaires.

Depuis assez longtemps déjà je suis motivé de critiquer l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande. Bien sûr ça signifie la critique depuis mes propres premisses comme des expériences en tant qu’étudiant de français aux cours de conversation dans plusieurs instituts populaires pendant les dizaine dernières années. J’ai pu suivir comment les ”professeurs” répétent les même ”méthodes” au fil des ans et comment les étudiants réunissent une fois par semaine pour une heure et demi pour écouter des discours du professeur. Ces professeurs sont pour la plupart des francophones qui sont arrivées en Finlande à cause d’une marriage ou similaire et dont la capacité principale est la connaissance de leur langue maternelle. Normalement ils ne possedent aucune formation pédagogique ou linguistique. Étant pourtant employés ils naturellement sont arrivés à la conclusion que le meilleur qu’ils peuvent donner est le fait qu’ils parlent. Et ils parlent. Il y a typiquement très peu de conversation dans le groupe. Mais les étudiants sont, également typiquement, contents. Ils se trompent qu’ils aprennent.

En ce qui concerne mes études personnelles de français, au total, je me considère surtout autodidacte ayant developpé mes propres méthodes didactiques. Ces méthodes sont basées sur ma conviction que la motivation est la clef de tout processus d’apprentissage et que la motivation est née et soutenue par la vue d’ensemble. Pour les études d’une langue, la vue d’ensemble signifie que la langue ne soit pas une collection des mots dont les significations doivent être mémorisées, c’est à dire, des artéfacts plus ou moins isolés et morts, mais plutôt un organisme hiérarchique et dynamique où les mots communiquent des sens et deviennent ainsi vivants ayant chacun une ”âme”. En résultat de cette conviction la structure de la langue et les liens des mots obtiennent un role important dans mes études. Chaque mot devient un individu intéressant ayant ses traits spécifiques et racines historiques souvent passionnantes.

Maintenant je tiens ce blogue. C’est effectivement le moyen systématique pour moi-même d’acquerir la langue française par la production du texte. Une grande principe que je suis est que les thèmes dont j’écris soient telles dont je suis vraiment motivé de dire quelque chose. Quelquefois un bon point de vue dans un article me donne le stimulus. Récemment l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande a été critiquée par deux linguistes dans le magazine Kanava 5/2015. Dans cet article excellent, elles, Lotta Lehti et Minna Seppänen, prennent la vue d’ensemble à ce thème de la façon que j’apprécie. Voici quelques fragments que j’en ai voulu choisir.

”Les leçons traditionnelles ne rendent pas possible l’apprentissage naturelle.” 
C’est la tradition qui est coupable ici à cause de sa persévérence. Primo, il y a l’habitude de respecter des traditions en général. La tradition de l’autoritarisme, même dans l’éducation des adultes, est en vigueur. Secondo, la formation de base des enseignants est souvent obsolète est sa renouvellement lente ou dure. La numérisation (digitalisation) souffre des grandes difficultés de démarrage. 

”Le temps dédié aux études est crucial pour l’efficacité des études.”
Il y a sept ans, dans un institut populaire, le professeur du cours de conversation de français avait le courage d’expérimenter avec un blog de cours. À mon avis c’était une excellente idée parce que le blog rendait possible, pour elle et le groupe la communication mutuelle en dehors des leçons. Malheureusement cette tentative, comme quelques autres ailleurs, s'éteignait peu à peu à cause de résistance des étudiants qui la trouvaient trop exigeante !

”Il faudrait voir les langues un formateur de la compréhension et la pensée.” 
Ici ”les langues” peut faire référence aussi bien aux langues naturelles que formelles. Ainsi interprétées, les études des langues naturelles sont dans la même catégorie que les études des mathématiques et de la philosophie, surtout celles de la logique et de l’ontologie. Tous ces domaines, l’ontologie tout en haut, étendent notre vue et la compréhension de la réalité. Dit ainsi, peut-être mes études de français n’ont pas continué tout à fait par amour pour la langue et sans aucun point de vue utilitaire. Possiblement depuis quelque point j’ai démarré (inconsciemment) le poursuit de la compréhension plus étendu de la réalité via la langue française.

”L’association de la langue à la culture est souvent dépassée”
Vraiment, on peut se demander: à laquelle culture s’associe le français. Est-elle la culture de la France? Et que’est-ce que c’est que la culture de la France? Je peut bien aimer la langue française sans être intéressé de la musique de Debussy ou Ravel. J’aime bien les textes de Le Clézio, mais pour moi il est un être humain plutôt qu’un Français.

”La nouvelle interculturalité signifie qu’on sépare l’homme et la nationalité”
Beaucoup de ceux qui étudient français sont une sorte d’enthousiastes de la France est des Français. C’est manifesté à la facon quelquefois exaggerée au cours de français des instituts populaires où les thèmes sont souvent des stéréotypies nationales. Les étudiants acceptent normalement toutes les clichés sur la supériorité de la culture de la France et, ce qui est étonnant, aussi toutes les clichés sur l'infériorité des Finlandais.

vendredi 6 décembre 2013

La maîtrise de l’écriture

La capacité des adultes de lire et écrire sur sa langue maternelle, a toujours été considérée comme la mesure fondamentale du niveau de civilisation à l’échelle individuelle et à celle de société. Pourtant dans la plupart des évaluations c’est seulement la capacité de lecture qui est mesurée. Par exemple à l’enquête international sur la mesure des compétences des adultes (PIAAC) on n’évalue que le niveau de compétence en utilisation et compréhension des textes (et des idées mathématiques).

Oui, on mesure ce qu’on sait mesurer. Plus précisement, on mesure normalement de tels variables qui sont facilement mesurable et quantifiable en nombres, strictes ou flous. Je ne croix pas que la capacité d’écrire soit considérée comme peu importante, ou soit même oubliée, dans ces enquêtes. La raison de son négligence peut se cacher dans la différence cognitionnelle entre les processus de la production et de la lecture du texte. Écrire est beaucoup plus difficile aussi bien d’excercer que d’évaluer.

Les résultats des enquêtes PIAAC, 2012 sont alarmants. De la population (de 16 à 65 ans) des pays participés le pourcentage de ceux dont le niveau de compétence est faible est étonnement haut. Dans les pays méditerranéens, considérés comme creches de civilisation, jusqu’à 30%, et aux pays nordiques plus de 10%, de la population adulte ont la capacité de lire au niveau de 0 à 1 (faible ou moins) à l’échelle de 0 à 5. Si on est d’accord que la production du texte soit beaucoup plus difficile, les résultats correspondants de la capacité d’écrire, si on l’avait mesuré, auraient été beaucoup plus alarmants: décourageants. On doit espérer que cela ne soit pas la raison de son négligence.

Est-ce justifié de dire qu’écrire est beaucoup plus difficile que lire? Oui. Mais serait-il justifié de ne pas améliorer la capacite d’écrire sous ce prétexte? Non. Les prétextes, quoi qu’ils soient, pour ne pas y miser doivent être pesés par rapport aux avantages à gagner, qui ont devenu de plus en plus importants dans la société moderne. D’autre part, il est toujours possible pour un individu de préférer éviter de s’exprimer à l’écrit aussi longtemps qu’il n’est pas obligé. On appelle cette attitude procrastination (vetkuttelu)

Donné, d’une part, le fait que la capacité des adultes d’écrire est toujours la mesure fondamentale du niveau de civilisation, et de l’autre part, l’évidence que pour tant de gens l’écriture semble d’être un effort à contourner, quelque chose, évidemment, doit être fait qui motiverait à accepter cet effort. Il y a deux voies: mieux gérer la charge cognitive dans l’élaboration du texte pour réduire l’effort exigé, et démontrer clairement les avantages à gagner avec la maîtrise de l’écriture.

Le sous-titre de ce blog déclare: la production du texte est la base de l’acquisition de la langue. Ce n’est pas une citation mais la conclusion de ce que j’ai pu vérifier personellement dans mes études de langues étrangères. J'ai voulu commencer, très tôt au cours de projet, à produire des textes libres sur des sujets dont je suis bien motivé de dire quelque chose. Cette motivation a été cruciale pour m’aider à supporter l’éffort énorme qu’exige ce travail au début. Mais les effets positifs ont devenu perceptibles assez rapidement. Aussi mon expression orale s'est développé au même temps: j'ai été capable de formuler des phrases à la facilité quelconque en utilisant la connaissance des structures de la langue que j’ai été obligé de m’instruire en construisant des textes, le fait qui fait accumuler la motivation. Auhourd’hui je suis convaincu que la production du texte développe aussi l’expression orale. D’autre part, si une personne parle bien, ça ne prouve rien de sa capacité d’écrire.


Quelque littérature

”À quoi bon, disent-ils, développer les compétences en expression écrite, nous ne serons pas écrivains”

La notion de MDT est attachée au concept de ressources cognitives. MDT occupe une place centrale dans le processus de rédaction. De nombreux travaux ont essayé de modéliser son fonctionnement. On a très tôt déjà mis en évidence le problème de la surcharge de la mémoire de travail.
"Les recherches ont montré que les rédacteurs présentant un grand empan mnémonique produisent des textes de qualité supérieure: plus la capacité de la MDT est grande, plus le scripteur peut gérer de façon efficace son processus d'écriture. Il semble que la capacité de la MDT varie selon les individus. Le rôle de la MDT est donc important. Cependant, peu d'auteurs proposent des mesures concrètes pour travailler à l'élargissement des capacités de la MDT, laissant le praticien quelque peu démuni."

”À l’écrit, l’absence d’interlocuteur et de contrainte temporelle autorise une sélection plus lente et plus réfléchie des mots ainsi qu’une recherche de précision et d’explication. Ainsi, grâce au lexique mis en oeuvre, les productions écrites montrent plus de divérsité tandis que les productions orales plus de redondance... En outre, la pratique de la langue parlée permet, plus que celle de l’écrit le recours aux expressions de la langue courante et familière. Le maniement de ce type d’expressions n’est pas exclu de la langue écrite, mais il y est plus délicat et implique, de la part du scripteur, une claire conscience des effets qu’il espère ainsi produire.” 
”En ce qui concerne la compétence d’écrire, les propositions pédagogiques vont à peu près dans le même sens que pour l’acquisition de l’oral... Ecrire un texte ne consiste pas à produire une suite de phrases bien construites, mais réaliser une série de résolutions de problèmes qu’il est parfois difficile de distinguer est de structurer. La démarche didactique devrait recourir à des récits fonctionnels, authentiques, et se référant à des aspects pratiques de la vie quotidienne.”
”Sur le plan de l’apprentissage, il est donc impératif d’équiper l’apprenant des outils indispensables, des compétences scriptural afin de réaliser cet objectif. Les activités de compréhension (lecture) et de production (écriture) de différents types de textes pourraient vite sensibiliser l’apprenant à certaines caractéristiques de la situation de l’écriture et du texte écrit lui-même. Même si la compréhension pouvait être considéré comme une condition préalable à la production écrite, il est possible d’envisager une interrelation entre les deux: l’une peut servir de tremplin à l’autre, c’est à dire constituer un point de départ des connaissances requises pour la production d’un discours écrit. La lecture, la réflection approfondie sur le texte écrit induisent chez l’apprenant l’acquisition des régularités caractéristiques du code écrit.”

jeudi 17 octobre 2013

Néomots


Probablement il n’y existe pas un mot comme néomot. Il serait ainsi, si accepté, lui-même une sorte de néomot.

Pourquoi inventent-ils, les gens, des néomots? Les Français semblent de vouloir ”moderniser” leur langue comme par exemple en adoptant des formes simplifiées des mots compliqués, abondants au français. Il y a aussi de l’attitude à supprimer des anglicismes dans la langue française et à établir des néomots remplaçants, d’origine française. Au même temps, surtout au sein des subcultures, nouveaux mots, nouvelles expressions, même des néolangues se développent, où l’influence de l’anglais semble d’être bienvenue.

En effet, n’importe qui peut créer des néomots. Mais pour faire un néomot gagner de l’acceptation dans une communauté quelconque, il vaut mieux savoir ce qui plait des locuteurs. Je n’ai pas fait de recherche sur le sujet, mais il semble clair qu’un néomot doit être court, bien compatible avec le langage établi, et avoir un ”bon goût”. Ce que signifie le bon goût ici est un peut difficile de définir à cause de sa nature subjective. Mais prenons un exemple. 

Il y a quelques années un concours était lancé où on demandait aux étudiants de trouver des mots remplaçants français pour certains termes anglais, dont chat et talk. Le jury (du Secrétariat d’État de Francophonie) avait retenu éblabla pour chat et débat pour talk. Mais débat n’est pas un néomot. Entre les autres candidats pour débat débadidé était bien aimé. À mon avis éblabla et débadidé sont des exemplaires des néomots d'un bon goût. Ils sont un peu amusants mais au même temps à prendre sérieux, autant sérieux qu’exige le contexte.

Les Français aiment des diminutifs. Évidemment les diminutifs ont un bon goût. Il y a différents suffixes pour former des diminutifs à partir du mot de base, dont -ot. Les mots qui terminent avec o se prononcent comme s’il ètaient des diminutifs. On pourrait déduire que de tels mots, aussi, ont un bon goût. Et vraiment, au français il y a plusieurs mots produit à partir d’un mot compliqué en le simplifiant par retranchement pour arriver à une abbréviation qui termine avec o et étant bien adopté par le grand public comme par les professionnels. 

On peut abréger des mot en plusieurs façons. On peut couper la tête ou la queue. Prenons le mot réfrigérateur. C’est le mot désespérément compliqué pour l’usage quotidien. En coupant un peu au début et un peu plus à la fin on arrive à frig qui, assaisonné de o, donne frigo. Ce mot se trouve maintenant dans tous les dictionnaires et ainsi n’est pas un néomot. Une grande part des mots abrégés terminant à o ont été produit en retranchant la fin des mots (ce procédé d’abrégér s’appelle l’apocope) déjà possédant un o au milieu du mot, comme auto pour automobile, météo pour météorologie, ophthalmo pour ophthamologue, stylo pour stylographe et vélo pour vélocipède. Mais par exemple vétérinaire a donné la naissance à véto où o a été ajouté.

Quel néomot pourrait-on créer pour simplifier congélateur? Peut-être il y’en a un déjà mais je n’en suis pas conscient. Selon le modèle de frigo, qui est devenu un succès, retranchons le mot en gél et ajoutons le suffixe o pour obtenir gélo. Pas mal. Il a un assez bon goût n’est-ce pas? Adoptez-le, s’il vous plait.

mardi 4 juin 2013

La canicule septentrionale


Nous avons la canicule en Finlande. Depuis presque deux semaines la temperature est 30 degrés, au moins dans quelques régions du pays, et aussi les nuits sont chaudes. Étonnement, l’onde de chaleur se stationnait d’abord à la Finlande septentrionale. Utsjoki, la commune plus nordique, était pendant quelques jours la plus chaude place de l’Europe. Maintenant que les nuages ont disparu du ciel méridional ce sont les gens au sud du pays qui peuvent jouir ou souffrir de canicule. 

Assez souvent quand on demande à un Français d’où vient le mot "canicule", il n’a aucune idée. Typiquement les Français qui enseignent français aux instituts populaires en Finlande sont gênés si un étudiant se renseigne sur l’étymologie. Au moins partiellement l’ignorance et la manque d’interêt de celui qui a le francais en sa langue maternelle s’expliquent par la différence en processus d’apprentissage de la langue. 

Aujourd’hui l’origine étymologique de "canicule" se trouve facilement en Wikipédia mais à l’époque que je l’ai trouvé, la trouvaille était passionnante et assurait que je m’en souviendrai pour l’éternité. Les traces du mot remontent dans le temps à l’Égypte antique où la période chaude de l’été était liée à l’observation que c’était aussi la période où l’étoile Sirius se leve et se couche au même temps que le Soleil. Le nom de Sirius au latin est Canicula signifiant petite chienne.

D’ou vient "septentrional" alors? Ne demande pas à un Français sur la rue de Gennevilliers. Cherche dans l’astronomie - ou Wikipédia. C’est la petite ourse qui est coupable cette fois. Le nom latin de cette constellation est Septem triones (les sept boeufs) d’où vient le mot. Pourquoi Petite Ourse? Parce que l'étoile la plus brillante de cette constellation, Alpha Ursae Minoris, est ce que nous appellons Étoile polaire.

Pour les études efficaces de la langue étrangère la capacité fondamentale est de voir et de traiter la langue comme un réseau hièrarchique, en effet un organisme, où les mots se sont liés aux multiples façons. Avec cette vision l’étudiant est capable de développer des règles de raisonnement et ainsi la capacité remplaçant la mémorisation méchanique des mots plus ou moins isolés. Un genre de liens est formé des explications étymologiques.


dimanche 26 mai 2013

L’amour de langue, finnois et francais


On appelle le francais la langue de l’amour, mais l’amour de leur langue des Francais est aussi bien connu. Récemment on a pu témoigner, une fois encore, des déclarations de cet amour lorsque les discussions ont été initiés au niveau parlementaire en France, sur le droit à donner de l’enseignement en anglais dans les universités francaises en général et sur la justification de l’augmenter.  On s’est demandé il y a deux jours, à l’éditorial de Hesari, de quel genre est cet amour

Les Finlandais aiment la langue finnoise. Nous sommes 5 millions, et finnois n’est pas parlé, et ne sera parlé, qu’en Finlande. Aujourd’hui dans nos universités, l’anglais est la langue principale des recherheurs et étudiants. C’est vrai qu’on a critiqué ce qu’en ce moment nous avons trop peu de discussion scientifique en finnois, et argumenté que ca puisse appauvrir la langue scientifique finnoise. Mais autrement, il y a peu de signes du souci remarquable concernant la survie ou le détériorement de notre langue. 

Le commentateur de Hesari a proposé que la différence entre l’amour francais et l’amour finlandais soit que le notre est de genre confiant. Au même temps les francais aiment leur langue en jalousie, même en panique. Lui, il admire l’intensité de ce sentiment des Francais qui jaillit du fait que le francais est une vieille langue culturelle qui est parlée par plus de 60 millions de gens, dont une part en dehors de la France. Soit-elle, notre confiance domestique, justifiée ou sommes nous seulement indifférents: N'importe si l’anglais va avaler notre langue!

J’ai proposé une fois, que la langue finnoise possède des qualités qui la rendent immortelle. J’avais basé cet argument sur le fait qu’elle a la structure unique qui se manifeste dans la facilité de construire des mots croisés et palindromes. Cet argument était pour plaisanter, mais les finlandais aiment les mots croisés. Selon une èstimation, il y a 1 million finlandais qui font des mots croisés régulièrement. C’est la question des mots croisés finnois, bien sûr. En plus, il est possible de produire, en finnois, de poèmes et d’histoires en forme de palindrome, qui ne sont pas seulement des curiosités linguistiques ou des blagues, comme par exemple ceux-ci par Georges Perec, mais de la littérature qui peut être prise au sérieux. 

Je ne veux par dire qu’on ne pourrait pas aimer la langue à travers des jeux de mot quoiqu’ils ne soient que des blagues. Au contraire. Voici le premier palindrome francais que j’ai appris: Eh, ca va, la vache? Pas mal, pour une blague. Ha-ha.

samedi 24 novembre 2012

Consumérisme, Gaspillage, Géstion des déchets

Quel est le lien entre ces trois activités? Pour avoir une réponse claire, la confusion autour du terme ”consumérisme” doit d'abord être discutée. Superficiellement, pourtant, on reconnaît un des phénomènes de notre temps qui les unit: la société de consommation.

Le mot consumérisme est un emprunt au mot anglais, consumerism. Si ç a explique la confusion, n'est pas tout de suite évident. Plusieurs dictionnaires anglais aussi bien que quelques français donnent les deux définitions du mot. Pourtant TLFi ne reconnaît pas ce mot. Les deux définitions sont presque opposées et ainsi s'enchevêtrent. Le sens plus ancien, et pour ça celui donné souvent en premier, est celui que font les consommateurs pour se protéger face aux entreprises de production et de distribution, et pour ainsi défendre leur droits. Soit-il le sens positif.

Ce qui constitue le second et le plus moderne sens du mot, est justement la chose contre laquelle les consommateurs et leurs organizations se protègent: des effets de l'idéologie économique de la société de consommation où la consommation est devenu une vertu - parce que c'est bon pour l'économie. Ce sens   de consumérisme négatif est ce qu'utilisent les sociologues de notre jour.

Il semble que surtout les Français ont mal à supporter la situation où un terme peut avoir au même temps un sens positif et négatif. C'est la réaction compréhensible. Il est bien possible que le problème pour les Français ici soit l'origine du mot, le fait qu'on a adopté le mot anglais consumer annexé par -ism qui puis a été transformé en -isme. Proposition: pourquoi pas traduire d'abord consumer en consommateur et puis ajouter le suffix pour obtenir ”consommatisme”? Ce mot se conforme à la règle: conserver → conservateur → conservatisme.

Voici donc le terme auquel on puisse donner l'un ou l'outre de ses sens. Parce que le terme consumérisme est bien établi à la langue francaise, on pourrait lui préserver le sens initial et utiliser le mot consommatisme en cet autre sens.

mardi 11 octobre 2011

Une confusion linguistique

Dans un article de l’Express on traite la traduction récente du roman de Arto Paasilinna ”Le Potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison” (Hirttämättömien lurjusten yrttitarha). À la fin on résume que dans cette comédie ‘le roi Arto nous sert son remontant favori : cet aquavit (le mot évidemment peu connu en France) déconnant et détonant qui nous réchauffe le gosier de livre en livre, depuis « Le Lièvre de Vatanen »’

C’est le verbe détoner qui est ici la cause de la confusion. Le problème s’éleve du fait que il y a deux verbes désignant differentes choses mais prononcés de manière identique : détoner et détonner. Le verbe détoner qui est employé ici signifie ‘émettre en un temps très bref un bruit plus ou moins violent qui rappelle celui du tonnerre’. Le verbe détonner, de sa part, signifie ‘sortir de la bonne intonation et par conséquent chanter faux’, ou ‘ne pas être en harmonie avec quelque chose’.

On a critiqué l’orthographe de ces deux verbes d´être illogique, même absurde. Pour être logique, détoner devrait avoir deux n, parce que il y en a deux dans le verbe tonner et dans le substantif tonnère. Tout autant le verbe détonner ne devrait avoir qu’un seul n parce que les mots ton, intonation, tonal et tonalité sont écrits avec un. On n’a pas fini de discuter la poème de Paul Verlaine où se trouve le vers suivant : « Sur le bois jaunissant où la bise détone ». Selon une opinion Verlaine ne pouvait pas vouloir dire que la bise chante faux mais plutôt qu’elle éclate brutalement. On peut mettre sous la question cette opinion en considérant que ce n’était pas loin que Claude Débussy adoptait la mode de composer de la musique basée sur la dissonance. Pourquoi pas ne pourrait le vent fort faire un bruit comme un hurlement dissonant ? Ou peut-être Verlaine était suffisamment intelligent, étant conscient de cette confusion, intelligent de la laisser pour le lecteur à résoudre.

Retournant à Paasilinna, l’auteur de l’article charactérise le livre de l’aquavit qui réchauffe les lecteurs francais comme l’aquavit réchauffe le gosier d’Arto, connu pour être un buveur. Mais que veut-il dire, cet auteur, par « l’aquavit déconnant et détonant »? La métaphore semble boiter. Oui, c’est la personne ayant bu suffisamment de l’aquavit qui enfin devient déconnant et détonnant (note les deux n), c’est à dire, qui commence à dire et faire des conneries et chanter faux. Évidemment il n’a pas voulu dire que c’est cela qui arrive pour le lecteur du livre. Sont-ils plutôt les personnages de cette comédie qui sont déconnants et sont-ils les rebondissements rocambolesques qui éclatent, autrement dite, sont détonants (avec un n)? Ou est-ce que c'est Arto même qui soit devenu déconnant et détonnant?

vendredi 8 avril 2011

Le rapport de ”avachissement” (velttoilu, möllötys, köllötys) à ”vache”

Le verbe avachir a une désignation péjorative en parlant de l’homme et de son attitude d'esprit ou de son attitude morale : veltostua. Le mot a une ressemblance à vache (lehmä). Y en aurait-t-il un lien étymologique entre les deux ?

Selon TLFi avachir est apparu assez tard dans la langue littéraire francaise à cause de sa caractère rustique. En France, sous sa forme ancienne (avezi, avazi) le verbe a désigné ”amollir ou assouplir le pis de la vache en vue de la traite” (pehmittää utare ennen lypsemisen aloittamista). On croirait maintenant que avachir vienne directement de vache (qui pour sa part vien directement du mot latin vacca), mais cela n’est pas le cas (en effet on devrait dire ”probablement cela n’est pas le cas” car c’est la question de l’étymologie, la science qui se base largement sur des hypothèses). Plutôt avachir vien directement de ses formes anciennes qui signifient amollir mais ces mots ne viennent pas du mot latin vacca.

Malgré l’improbabilité du lien direct entre avachir et vache il y a le lien direct entre la signification spécifique de avachir en parlant de la vache (amollir le pis de la vache) et vache. Pour conclure, le rapport de avachissement à vache n’est pas du tout aussi évident que suggère la ressemblance des deux. Pourtant, comme par hasard, il y se trouve un lien étymologique indirect ou secondaire.

mercredi 23 mars 2011

Sur les synonymes

Chaque fois qu’on rencontre des synonymes il vaut bien s’y interesser. Pourquoi ? Les synonymes nous rappellent le fait que la langue naturelle est une sorte d’organisme vivant, dont les mots survivent ou meurent dépendant de leur capacité de justifier leur existence. Selon cette loi d’évolution il ne peut point exister des synonymes dont les significations sont identiques. D’autre part deux ou plusieurs synonymes, qui continuent à vivre dans l’usage de la langue, doivent chacun avoir au moins une nuance qui lui donne la justification de survivre. Ces mots sont alors plutôt la richesse qu’un poid mort de la langue. En cherchant d’enrichir sa propre connaissance de la langue on devrait essayer d'y pénétrer. Les synonymes offrent des points pour initier une telle exploration passionnante. Après avoir trouvé la difference dans la signification on se la rappelle toujours. On a définitivement enrichi un peu sa connaissance de la langue.

mardi 15 février 2011

L’escalier

Il semble que les francais aient trouvé la construction appelée escalier comme un symbole utile pour caractériser des facultés mentales de l’homme. Merci, Seija, de nous avoir introduit la locution « l’ésprit d’escalier ». Pourrait tu, s'il te plait, expliquer sa signification un peu plus en détail.

Je m’excuse d’avoir confondu cette expression-là avec une autre, aussi de l’origine francaise, « brave à l’escalier ». J’ai croisé ce symbolisme il y a plus de quarante ans mais, ce qui est drôle, je ne reconnait pas « l’ésprit d’escalier ». La personne qui est brave à l’escalier se révéle, contre attante, courageuse dans une situation difficile, la situation qui semble de presque paralyser les autres. Alors une telle personne se comporte de la facon qui est opposée du comportement de celle à l’ésprit d’escalier.

Même si ces deux facultés sont opposées, elles peuvent pourtant se trouver dans une seule personne. Je crois que je peut les trouver en moi-même aussi.