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dimanche 30 avril 2017

Hypocrisie

La Finlande célèbre cette année son centenaire en nation indépendante. Comme une part des activités officielles le ministre des finances a lancé le projet pour concevoir et frapper une série de cinq médailles représentant des décennies de la nation. Selon le président du conseil de médaille commémorative, l’idée est d’illustrer un événement pénible sur une côté de médaille et un événement victorieux sur l’autre côté. 

La décision (probablement politique) était faite de faire publique la première médaille représentant la période 1917-1939. Pour l’événement glorieux, l’illustrateur avait choisi la préparation de la nation pour ses propres jeux olympiques, symbolisée par le stade olympique à Helsinki. L’événement pénible était symbolisée par une copie d’une ancienne photo (reconstituée) d’un peloton d’exécution et quelques prisonniers symbolisant la période de la guerre civile.

La publication prématurée des illustrations de la première médaille avant la totalité était évidemment mal justifiée (ou calculée). L’illustration faisant référence à la guerre civile était trop pour quelques citoyens, mais donnait aussi la chance aux opportunistes à moraliser. Vraiment, parmi ceux qui protestent il y a plusieurs politiciens. Le ministre des finances, Petteri Orpo, faisait immédiatement la décision de retirer le projet! Le président du conseil de médaille commémorative de sa part, comme aussi l’illustrateur et l’Institut de frappe, regrettaient la décision hâtive du ministre.

Hesari, le quotidien principal, donnait la chance au professeur de l’histoire de Finlande, Pertti Haapala, à présenter la vue scientifique sur le cas. Le professeur exprimait son étonnement sur la tentative de glorifier par la photo d’exécution l’aspiration de la nation à se tirer des conflits profonds internes. À son avis ce choix était de mauvais goût et manifeste l’interprétation faible de l’histoire. Le professeur ne réussissait pas d’éviter de faire un parallèle avec une idée bidon de commémorer des morts au champ d’honneur de la seconde guerre mondiale avec une photo de tas de cadavres. 

Clairement le professeur avait oublier son rôle en tant que représentant de la science. Mais scrutons un peu ce qu’il argumente. 

Pourquoi ne pourrait-elle pas une photo d’exécution ou un tas de cadavres fonctionner comme un symbole sublimisant? Voici quelques autres analogies. Si le projet continue, malgré la chute initiale, la dernière médaille de la série doit être publiée en 2019. Selon Hesari, elle sera illustrée par la photo du réfugié syrien de trois ans trouvé noyé sur une plage de Turquie. Ce petit cadavre est rapidement devenu en Europe un icône de la justice globale. Et que font les chrétiens, ils commémorent la torture et la mort de l’homme appelé Jésus avec des peintures et statues, répandus partout, représentants son cadavre, pratiquement nu, dans la posture effrayante.

Les illustrations macabres dans touts ces cas ne sont pas portraits des personnes mortes ou documents des événements en question. On les exploite pour communiquer un message. Le message évoque des sentiments qui ont très peu ou rien à voir avec les individus ou événements historiques illustrés. Le message de la série de médaille commémorative est comment une nation ou l’humanité est capable de l’emporter sur une situation pénible. 

samedi 17 janvier 2015

Je suis Charlie?

Maintenant, quand un peu de temps est passé depuis les événements horribles de Paris, on doit essayer de les mettre dans un contexte plus vaste. De quoi s’agissait-il enfin?

Commençons par une interprétation naïve, selon laquelle c’est la question, d’une part, de l’insulte intentionnelle de la part de Charlie Hebdo et, d’autre part, du sentiment d’être insulté auprès des islamistes extrémistes. Autrement dit, il y a eu une action provocative qui a suscité une réaction désespérée. Charlie Hebdo était la cause, et le massacre était l’effet. 

Cette interprétation fournit automatiquement une sorte de légitimité pour ”comprendre” la réaction (une ”compréhension” associé avec des cris effrayés, bien sûr) et pour prendre une attitude accusatrice (et hypocrite) à la provocation. Mais c’est justement parce que c’est naïve d’interprétation. On doit aller derrière la volonté d’insulter et, surtout, le sentiment d’être insulté pour voir mieux.

Est-ce qu’il y a des groupes de gens qui plus fréquemment que les autres manifestent le sentiment d’être insulté? Oui. Et il y a un groupe qui a pris le droit de le manifester en son privilège, les religieux. Même aujourd’hui nous avons en Finlande la loi qui protège la communauté religieuse du blasphème. Il n'y a pas si longtemps le blasphème était une acte criminelle. (Nous nous rappellons bien le procès contre l’écrivain Hannu Salama. Maintenant cette affaire est mieux connu comme une attaque impitoyable de la communauté religieuse contre un individu, lui.)

Le blasphème est visé contre la religion et se matérialise souvent comme une attaque contre ses symboles, dont le dieu quelconque, qui est toujours la création de l’homme basé sur imagination, les prophètes, qui souvent sont des personnes historiques attribués des traits qui les ont modifiés en mythes, ou l’Èglise. Il est important de comprendre que le cible du blasphème n’est pas les individus croyents. Comment, alors, est-il possible que les individus, comme les terroristes à Paris, se sentent tellement insultés par le blasphème? (La réponse ”c’est parce qu'un être imaginé ne peut pas avoir un sentiment” est trop facile pour expliquer.)

Prenons un exemple d’un autre domaine. Un groupe de physiciens propose l’existence d’une nouvelle particle élémentaire. La communauté scientifique est plus tard capable de prouver que l’existence d’une telle particle n’est pas possible. Évidemment la trouvaille n’était pas basé sur données suffisamment crédibles et le groupe était tombé à l’auto-tromperie. La science avait pourtant fait un pas de progrès précieux: grace à cette erreur (la cause) on avait pu éliminer (l’effet) une des branches potentielles. 

Comment ci-dessus est-il lié à notre cas? D’abord, le groupe avait crée quelque chose de magnifique à laquelle ses membres confiaient sincèrement n’étant pas conscients de leur auto-tromperie, ou en le négligeant. Puis cette tentative pour le nouveau modèle de l’univers a été attaqué et démoli par ceux qui ne l’acceptaient pas. Est-ce que les partisans de ce modèle se sentaient insultés? Non! Au contraire (au moins enfin) ils étaient fiers d’avoir avancé la science, parce que c’est justement comme ça que la science avance: via des hypothèses, même théories, prouvées fausses, réfutées. Autant les partisants que toute la communauté scientifique pouvaient constaté, une fois encore, que la science est la seule institution humaine où l’auto-trompérie collective est impossible.

Toutes les religions sont basées sur l’auto-trompérie. C’est le fait que chaque individu sait en son for intérieur, au moins comme un soupçon délicat de temps en temps. C’est aussi la vérité que la science moderne a été capable de prouver que la preuve de l’existence ou nonexistence des dieux ou d’autres êtres surnaturels ne soit pas possible. Sans aller aux profondeurs de la preuve, le même constat peut être exprimé aux termes plus scientifiques simplement: la religion est le parasite cognitif de l’homme (cit. Pascal Boyer). Cette trouvaille peut signifier que dans la population de Homo sapiens il y aura toujours une fraction qui est réceptive à ce parasite. Mais aussi pour eux la nécessité de remplacer des faits par explications imaginées réduit constamment au cours de l’accumulation de notre connaissance de la réalité, la connaissance de nous-mêmes comprise.

Deux traits très typiques pour l’espèce de l’homme sont la grande capacité d’imagination et la volonté de se tromper. Ensemble, les deux forment un mécanisme puissant, souvent inconscient, pour rapidement construire des explications aux phénomènes que l’on ne comprend pas. Cette auto-tromperie individuelle est le produit de l’évolution pour nous protéger. Au niveau individuel ces explications de secours sont abandonnés quand la situation se normalise, mais peuvent devenir permanents si continuellement soutenus par un collective entourant. C’est ce qui se passe dans la communauté religieuse.

La peur de l’effondrement de la construction mentale trompeuse, autant pour l’institution que pour l’individu, est grande. Si poussé à l’extrème, toute menace contre elle doit être éliminé tout moyen étant permi. Ça explique ”la réaction”.

Pour cesser l’exploitation de la propension de l’individu à l’auto-tromperie par la religion institutionnalisée, il n’y a pas de moyens scientifiques (sinon à long terme). Ce qui reste sont les moyens de l’art - compris la volonté, voire la nécessité, d’insulter. Ça explique ”l’action”. De ce point de vue on pourrait exclamer: Vive le blasphème!

- Et toi, es tu Charlie? 

- NON! SI USÉ JE SUIS. NON (le palindrome du jour)

vendredi 28 février 2014

Le peuple plumé

Vers la fin du XXe et le début du XXIe siècle un Finlandais qui alors habitait à Berline avait l’habitude de faire couper ses cheveux chez Iryna, une coiffeuse ukrainienne. C’était une femme de son age, un peu moins de trente, qui avait quitter son pays à l’age de vingt ans, comme avaient fait plusieurs d’autres après la chute d’Union soviétique. À cette époque la population d’Ukraine était 54 millions, aujourd’hui c’est 46 millions. 

Les conditions en Ukraine étaient difficiles. C’était la raison pourquoi Iryna était venu en Allemagne, pour couper des cheveux à bon marché. Le Finlandais et l’Ukrainienne allaient bien ensemble. Ils étaient des étrangers et parlaient allemand avec accent. Leur plaisir était de se moquer des allemands, parce que c’était thérapeutique pour eux. On ne parlait pas beaucoup des conditions en Ukraine.

Clic-clic, coupait Iryna des cheveux. Au même temps on coupait des têtes en Ukraine. Le 16 septembre de 2000, le journaliste ukrainien Grigori Gongadze, 31, n’est pas retourné à la maison. Son corps, sans tête, était retrouvé dans une forêt de hêtre pas très loin de Kiev. Il était un collègue du Finlandais du même age. Mais ce n’était pas le premier meurtre d’un journaliste et pas le dernier. Et on assassinait beaucoup d’autres gens. Au début de l’indépendance d’Ukraine, sous son prémier president Léonid Koutchma, ce n’était pas que l’état aurait des liens au mafia, l’état même était le mafia.

Les détenteurs du pouvoir en Ukraine ont privé le peuple de l’état, du patrimoine et de l’espoir. Voici l’héritage qui passe de Viktor Ianoukovytch au peuple ukrainien.

Le Finlandais s’appelle Heikki Aittokoski, rédacteur de Hesari, et mon texte est basé sur son chronique récent à la page éditoriale sous le titre ”Maa, jossa kansa kynittiin”

lundi 2 décembre 2013

Au petit déjeuner

Ce matin. On est assis à table. Ma femme lit Hesari et répéte à haute voix les nouvelles qu’elle trouve intéressantes (peu considérant si elles m’intéressent aussi).

Elle: Harakka (pie) a été présenté pour candidat des demarit (parti social-démocrat de Finlande) aux élections européennes.

Moi: Mais il n’a aucune experience politique. Pourquoi présentent-ils, les partis, des candidats qui ne sont que des personnes de publicité? Comme Repo (renard) par exemple.

Elle: Il est important pour les partis d’avoir des candidats qui recueillent beaucoup de votes, élus finalement ou non. Souvent les parties ont des difficultés de trouver de bons candidats.

Moi (mon intérêt s’éveille): Je pourrais m’introduire à un tel parti. Les Vrais Finlandais! 

Elle: Haha.

Moi: J’ai justement des traits d’un candidat dont ils ont besoin, intellectuel sans aucune expérience en politique. Il est vrai que je ne suis pas une célebrité, mais je peux présenter ma liste de mérites scientifiques. Je suis connu dans la communauté scientifique globale. Et, bien sûr, ce qui doit avoir une grande importance, c’est ma connaissance de français. Je pourrais la démontrer avec mon blog. Quelle chance aurais-je à Bruxelles à améliorer mon français. 

Elle: Quels seraient les idées que tu promouvrais?

Moi: Oh ..., la pensée holistique.

Elle: On doit être bien actif. Plus actif que Repo. Faire des initiatives.

Moi: Pas de problème. Tu sais que je suis connu comme perturbateur des sessions, celui qui n’accepte rien sans justifications crédibles. Avec mon attitude critique le nombre des initiatives ne sera pas un problème.

Elle: Mais tu devrais mettre en marche une campagne. Aller aux places et serrer la main aux inconnus.

Moi: Je suis si social. Chaque fois que nous nous promenons c’est moi qui dis bonjour aux passants et ajoutes quelques mots légers. 

Elle: …

samedi 26 octobre 2013

Sur identité


L’air général du Salon du livre de Helsinki, quand je m’y suis rendu visite hier, semblait un peu fatigué en comparaison avec l’année dernière. Trop d’interviews banals et trop de panels sans courage. Je suis parcouru, avec quelques attentes, d’un événement à l’autre pour mettre les voiles après cinq ou dix minutes. Au moins trois écrivains étrangers ne sont pas venus, dont la française Katherine Pancol jettant la consternation dans l’assistance. Son substitut-surpris, Jari Tervo, ne pouvait pas empêcher la fuite d’une part de l’audience.

Mais il y avait au moins un débat de haut niveau. Sous le thème ”L’Europe s’unit mais la Finlande se fragmente en tribus” évoluait, entre les intervenants, une discussion spontanée avec d’idées fraiches. ”Tribu” ne faisait pas référence aux différences génetiques, géographiques ou sociales dans le peuple finlandais, mais aux groupements sur la base d’une identité, individuelle ou collective, de l’homme d’aujourd’hui en général. Le niveau était garanti par deux personnages déjà bien connus par le public, Rosa Meriläinen et Saska Saarikoski, qui ont la capacité de prendre des risques mais aussi de réussir devant une audience. 

Dans les systèmes totalitaires, mais aussi au pays autoritaires (disons France, par exemple), les détenteurs du pouvoir ont toujours essayé de faire naître et de renforcer chez le peuple une identité donnée qui soutienne leur objectifs. Souvent c’est des artistes qui sont harnachés pour l’opérationnaliser, ou qui exploitent d'une telle entreprise. Ils ont de la créativité à inventer des moyens divers, quelquefois naïfs, même ridicules, mais souvent efficaces. Parmi les moyens naïfs souvent bien accueillis se trouvent les super-héros/héroines du cinéma, de la littérature et de la bande dessinée. Comme a argumenté Saska, la nation qui jure par le nom d’un super-héro/héroine est en confusion, en état où l’identité nationale est en train de se briser. Une bonne chose ou male? C’est une autre chose. 

L’identité nationale de France était traité l’autre jour sur la page éditoriale de Hesari. Selon le chroniqueur, Anna Karismo, c’est le sujet qui est discuté maintenant en France à l‘intensité inédite. On s’inquiète de son avénir dans la situation où le grand principe de sécularité, bien gardé, est en danger, dû au fait que le gouvernement n’a pas été capable de faire les musulmans respecter ce principe et adopter les coutumes du pays. La situation tente à évoquer des sentiments hostiles vers les étrangers, le fait qui convient à l’extrême-droite et à la nationalisme. 

Mais peut-être la résolution pour cette crise d’identité française est au coin. Les aventures des Gaulois imaginés (Asterix et Obelix) vont continuer dans un nouvel album! Cette nouvelle a été accueilli, il semble, avec une enthousiasme énorme. Peut-être maintenant comme après la seconde guerre mondiale, au temps ”ou les Français ne s’aimaient pas”, ces super-héros peuvent réincarner un esprit evanouant chez les Français.

Une grande erreur, en ce qui concerne l’identité d’une collectivité et surtout celle de l’individu, est de se tromper qu’il n’y en ait qu’une seule. L’homme a plusieurs identités. Autrement dit, si on veut, il a une identité dont il est capable d’activer différents aspects pour différents situations. Et, bien sûr, l’identité est dynamique. Merci pour Rosa qui l’avait mis en relief au Salon du livre.

mardi 13 août 2013

Oh those turks!


Maintenant que le premier ministre de Turquie est en train d’ériger un monument en l’honneur de soi-même, une mosquée prodigieuse qui sera visible presque partout en Istanbul, les gens qui opposent le projet y voient une signe de sa volonté de confondre la religion et la politique. En Europe on a même soupçonné que par cette entreprise la Turquie cherche du partenariat dans d’autre directions à cause des difficultés aux négotiations de son adhésion en l’UE.

Mais, comme a constaté un chroniqueur de Hesari, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan n’est pas le premier qui ait voulu laisser une trace permanente dans le capital de son pays. Les présidents de France ont même concouru pour le titre de celui qui ait laissé la trace la plus pompeuse dans Paris. Georges Pompidou a fait construire le Centre Pompidou, François Mitterand le pyramid en verre de Louvre et l’arc de triomphe de La Défense, Jacques Chirac le grand musée des civilisations outre-européennes, et Nicolas Sarkozy a initié le grand projet pour le développement de tout Paris.

Au même temps qu’Erdogan initie son projet mégalomane, François Hollande n’a pas parlé des monuments. Au milieu des soucis de dettes ça ne semblerait pas très bon.

samedi 20 juillet 2013

Les tabous politiques en Finlande


Le magasine Talouselämä (”La Vie Économique”) a pcocédé un sondage d’opinion sur des questions qui sont tellement sacrées pour les Finlandais qu’ils soient devenus tabous pour les politiciens. À l’échantillon d’une mille personnes étaient posées une trentaine de propositions imaginées d’un politicien. Les cinq possibilités à choisir pour la réponse étaient: 1) le politicien devrait donner sa démission, 2) je ne voterais pas pour lui dans l’élection prochaine, 3) je ne sait pas quoi dire, 4) ma confiance de lui ne changerait pas, 5) ma confiance de lui augmenterait. Les résultats de l’enquête sont publiés dans le récent numero du magasine avec le titre ”Tabou enchaîne le politicien”. 

Sur les questions en question la plus sacrée était le cantique traditionnel chanté toujours dans la cérémonie de clôture de l’année scolaire à la fin du mai. Plus d’une troisième des interviewés renverraient le politicien qui proposera que le cantique ne devrait pas être chanté dans cette fête. En plus, 40 pour cent ne voteraient plus pour lui. (Cette curiosité remonte à telle proposition faite, il y a quelques années, par quelqu’un le justifiant par l’égalité des religions.) Le peuple semble très uni dans cette question.

Le vrai tabou est pourtant le remboursement des frais de médicaments par l’Institut d’Assurances Sociales. Prèsque 90 pour cent diraient adieu au politicien qui se laissera aller proposer son enlèvement. Même l’augmentation des rétributions des chefs d’entreprises, la proposition qui se trouve sur la deuxième place des résultats, est moins opposée: 75 pour cent pensent que cela ne va pas. 

Si un politicien est publiquement pour la légalisation de cannabis, deux tiers des citoyens mettraient une croix sur lui. C’est un peu plus que dans la situation où il proposera que la Finlande doit pardonner une part des prêts de la Grèce, ou que les conditions pour l’avortion doivent être faites plus strictes. Pourtant le pourcentage d’eux qui renverraient le politicien favorable à cannabis était autant que 29, tandis que le politicien qui sera pour la loi de l’avortion plus stricte que la présente serait renvoyé par 17 pour cent seulement.

L’opinion politique de l’interviewé fait un impact fort à quelques réponses. Autant que 70 pour cent d’eux qui avait voté pour les Chrétiens ont répondu que leur confiance du politicien augmenterait s’il proposera des plus strictes conditions pour l’avortion. Le pourcentage moyen était 7. Si un politicien est pour le mariage des couples homosexuels, le pourcentage d’eux qui pousseraient d’hourras pour lui était 80 dans le camp des Verts, le chiffre moyen étant 37. Le pourcentage des Chrétiens qui renverraient le politicien étant pour tel mariage était 25 quand le chiffre moyen était 11.

Malgrès que les tabous sont bien reconnus entre les politiciens, quelques opportunistes prennent le risque. Ils le font pour se profiler, pour se presenter en tant qu’une brave personne des principes. Des principes empruntés.

dimanche 7 juillet 2013

Le droit à tuer


L’homme, a-t-il le droit à tuer des moustiques?

Tuer un objet vivant est de susciter une modification fatale à la structure de son corps tant que l’objet va perdre enfin et définitivement toute sa capacité de fonctionner, le faire perdre son identité, le faire mourir. C’est toujours une action dramatique si on considère la complexité de la structure, même chez les plus primitifs objets, et la fonctionnalité génial y cachée, et le fait que mourir est un phénomène irréversible.

”Dramatique” est, bien sûr, une expression qui n’existe que dans l’esprit de l’homme étant capable d’apprécier cette complexité et qui signale ainsi que le droit à tuer pour l’homme soit fondamentalement différent de celui pour d’autres objets. Il n’y a rien de dramatique pour la mésange charbonnier ayant réussi de saisir une moustique quand elle l’écrase pour l’avaler. Non plus n’a l’homme des difficultés d’accepter cette action en tant que manifestation de la fonctionnalité excellente de la chaîne de nourriture dans la nature. Autrement dit, le droit à tuer, la perte définitive des créations merveilleuses de la nature, ce n’est pas seulement acceptable, c’est souhaitable, c’est la nécessité. Mais pour l’homme c’est plus compliqué. Voici une ligne de démarquation de plus entre l’homme et les autres êtres vivants.

Quelles sont les limites du droit de l’homme à tuer des objets vivants, les autres hommes inclus? Aurait-t-il, l’homme, vraiment le droit à tuer d’autres hommes, le droit qui soit acceptable, souhaitable, même nécessaire? Pourquoi pas, si on manipule (comme on a fait) la définition de l’homme tant que l’ensemble des êtres humains devient un ensemble flou. Alors, quand on s’approche des limites de l’ensemble on y trouve des membres dont le degrée d’appartenance dans cet ensemble est moins de 100 pour cent. C’est dans cette zone où se trouvent les membres, les espèces de son propre genre, qui ont donné pour l’homme le droit à provoquer un avortement, à l’euthanasie, à la peine de mort etc. 

La notion de l’ensemble flou n’est pas une artificialité, au contraire. Le problème central dans son usage pour décrire la réalité est que toute définition de la zone incertaine est subjective. Mais c’est justement que sont les opinions politiques. Par exemple la loi de l’avortement peut être soumise au référendum pour obtenir une définition subjective, pourtant collective, de la fonction d’appartenance. Malgrès que référendum est seulement en partie basé sur la connaissance, il est plus utile que l’opinion religieuse, qui ne se base qu’au dogmes.

Quand il s’agit de l’avortion, le leader du partie populiste (les vrais Finlandais) Timo Soini répéte de la voix solennelle qu’il est orthodoxe et pour lui la vie est sacrée. En écoutant soi-même manifester en public cette grande fidélité il semble chaque fois un peu ému. Mais dire comme dit Soini est dans la même catégorie que justifier le droit à tuer ceux qui n’ont pas la même foi que soi, au sens qu’il est facile de déclarer sacré n’importe quoi (la vie, jihad) quand la responsable d’une telle déclaration n’est pas la personne même mais la responsablilité est chargée aux anciennes ècritures telles que l’homme a jadis voulu déclaré sacrées et dont les interprétations sont multiples. Je ne peut pas être sûr ce quelle soit l’opinion de Soini sur le droit à écraser des moustiques, mais je croix qu’il l’accepte - avec plaisir. Il dirait: ”Meuh, l’homme est la moustique sont differentes choses” et en il a raison, mais alors il admetterait que la vie de la moustique n’est pas sacrée, ou que ce qui est sacré peut être démoli par l'homme.

À cause du fait qu’en réalité l’ensemble d’être humains est flou, sa manipulation est aussi facile que l’interprétation des anciennes écritures. Alors, n’importe quel sous-ensemble d’hommes peut être défini inférieure aux ”vrais hommes”, dont persécution est acceptable, souhaitable, même nécessaire. Il suffit de le fournir un attribut négatif basé sur le race, d’une maladie, de l’age, de la ”fausse” foi, etc., même du sexe! La volonté de donner de telles marques est majoritairement basée sur une attitude, celle d’un individu ou d’un collective, mais peut être aussi bien de la politique calculée.

La manipulation similaire est possible en ce qui concerne l’ensemble de tout objet vivant: ”Pour moi la vie de la moustique n’est pas sacrée, parce ce que le hais, mais la vie vie de mon chien me l’est, parce qu’il m’est cher.”

dimanche 2 juin 2013

Comment désarçonner un ministre


Le verbe désarçonner signifie jeter hors de la selle mais figurément il décrit la situation où une personne, tout à coup, se trouve embarrassée ne sachant que faire ou quoi dire. Pour les Finlandais une telle personne est tombé de l’arbre et ressemble ”äimän käki”. Cette expression finnoise est curieuse. Les deux mots sont anciens et pratiquement personne ne sait ce qu’ils signifient. Pourtant l’expression est en use, peut-être parce que phonétiquement elle a un bon goût. Les oeuvres étymologiques ne connaissent pas d’autres significations pour ”käki” que celle de coucou. On a proposé pourtant que la signification primitive soit trou comme le trou d’un nide d’oiseau au tronc. Quant à ”äimä”, il signifie une grosse éguille utilisée pour coudre du cuir. Alors, une personne comme ”äimän käki” reste debout, en silence, la bouche ouverte.

Le plus important quotidien de la Finlande, Helsingin Sanomat (Hesari), a fait la décision de remplacer son éditorial traditionnel par plusieurs éditorials plus brefs - et anonymes! Dans le numéro d’avant-hier un des auteurs a voulu donner des conceils. Il constate d’abord qu’un facile moyen de désarçonner un ministre finlandais est de poser la question à son invité russe sur l’adhésion de la Finlande à l’OTAN.

Le ministre de défense de la Russie, Sergei Shoigu, a rendu visite, il y quelques jours, à son collègue finlandais, Carl Haglund. Bon, la question sur l’adhésion de Finlande à l’OTAN était posé à Shoigu devant les journalistes.  C’est vrai que cette question est utile, malgré le message principal est connu d'avance: la Finlande, comme la Suède, ferait mieux en restant en dehors de l’OTAN, pourtant les nuances de la réponse peuvent révéler des tendances actuelles dans le voisin de l’est.

Ce rédacteur anonyme a trouvé embarrassant de témoigner l'état  désarçonné du ministre de défense de Finlande après la réponse catégorique, tonitrué par Shoigu. L'auteur a décider ainsi de conseiller aux ministres finlandais de préparer mieux leur devoir en ce qui concerne la position de la Finlande pour l’OTAN. Il spécifie, en quelques détails, ce que devraient prononcer les ministres dans une telle situation: le point essentiel des choix de la Finlande (l'existence de l’option de l’OTAN et le fait que c’est la Finlande qui fera la décision) glacé par quelques phrases décoratives.

L’attitude du rédacteur semble naïve. La position officielle de la Finlande a été répétée mille fois. Tous les ministres doivent la connaitre par coeur. Il est possible que le rédacteur a fait, ou a voulu faire, fausse interprétation du conduit de Haglund. Lendemain Haglund a donné, en colère, et possiblement vraiment en äimän käki, sa réponse à l’auteur.

samedi 19 janvier 2013

Kaleva sur référendum


Sur la base d'une enquète publiée par Hesari le 16 janvier, un finlandais sur trois est capable d'énumerer les partis du gouvernement, et un sur cinq connaît ce que, à peu prèt, désignent les mots inflaatio, yrityksen tase, asuntolainan marginaali et välillinen vero.

Kaleva a commenté un peu plus tard que les résultats de l'enquète sont médiocres, même honteux. Selon le journal il est difficile de croire que le pay est habité par le peuple, qui par les sondanges internationaux soit bien formé. Sur la base des résultats il sera embêtant d'insister des référendums. Des grandes questions sont souvent complexes est vastes. Si on ne comprend pas l'inflation, il est futile de demander l'opinion sur le décrochage de l'euro.

dimanche 16 décembre 2012

Référendum


”Le référendum, c'est de la démocratie!” (Qui a dit ca?)

Pour moi le référendum est le moyen par quel les politiciens transfèrent la responsabilité sur la décision au peuple. Ils y ont recours quand c'est la question de la décision qu'ils n'ont pas le courage de faire. Normalement le peuple accepte cette responsabilité comme une chance à réaliser ces droits démocratiques. Pour les politiciens, pourtant, ce n'est pas seulement une solution facile. Il y a toujours le risque d'une opinion majoritaire qui n'est pas ce qu'on avait éspéré. Et cette opinion, c'est ce qui doit être accepté comme la base de la décision, même s'il s'agissait d'un référendum consultatif.

Le référendum est toujours sur une question trop difficile pour que les citoyens en puissent avoir de la connaissance suffisante. Majoritairement ce qu'ils s'expriment n'est qu'une opinion basé sur une attitude individuelle. Et attitude est toujours construite sur ignorance. De point de vue du peuple, le référendum, c'est de la véritable démocratie, pourquoi pas. Mais de point de vue de la nation dans le cadre global, on doit dire que c'est de la démocratie basée sur l'ignorance de ces citoyens.

Il y'en a au moins deux types de l'ignorance. L'un est la manque absolue de la connaissance, l'autre est l'indifférence envers la connaissance existante et disponible. Les deux vont être remplacée ainsi par une attitude adoptée. Pour ceux qui cherchent à baser leurs opinions aux faits, il est possible qu'ils sélectionnent les fait sur le sujet qui eux conviennent, ceux qui vont bien ensemble avec leurs attitudes déjà adoptées.

Peut-être le référendum a été conservé et employé dans une illusion qu'il y'en a quelque chose qu'on puisse appeler l'intuition collective du peuple. S'il y'en a une, je ne sais pas.

mercredi 31 octobre 2012

Autarcie


Commençons par la définition du mot autarcie (aussi autarchie): "Qualité de celui qui se suffit pour soi-même". Alors le terme fait référence à une sorte de système autonome ou fermé. Le plus souvent autarcie signifie l'état d'une collectivité qui se suffit à elle-même pour la production et consommation des biens, et plus généralement aussi, pour la production et consommation des produits plus abstraits comme, disons, des pensées. 

L'Organization de la Conférence Islamique (OCI), l'ensemble de 57 états membres avec ses 600 millions de citoyens, créée en 1969 est une collectivité vivant en autarcie où la production de l'idéologie par la religion institutionnalisée, basée sur les écritures sacrées, le Coran, et sa consommation par le peuple, sont en équilibre. Mais qu'est-ce que c'est que la production et consommation d'idéologie, comment est-il maintenu cet équilibre?

Selon un argument, "la variété française a tendance à vivre en autarcie: la chanson ne dépasse pas souvent les frontières de l'Hexagone".  L'idéologie, comme aussi la musique, est un produit immatériel. Elle reste intacte en consommation tandis que les biens matériels dégradent. De ce point de vue, s'il y existe une idéologie une fois produite, sa reproduction n'est pas nécessaire, sinon pour la mettre à jour. Mais rien de ce qui s'écrit dans le Coran ne doit être changer. Ainsi il semble que ce qu'il suffit pour les souverains de l'OCI est que l'idéologie islamique reste en tant qu'elle est, et que sa consommation ne signifie que la répétition de ses dogmes de jour à jour. Alors il ne s'agit pas seulement d'un système fermé, mais d'un recyclage éternel, de perpetuum mobile.

Une chanson ou un genre de chanson va perdre enfin son attraction initiale, parce que le consommateur a l'accès à plusieurs d'autres chansons à l'intérieure de sa collectivité et parce que son goût change aussi dû à l'influence de la musique de l'extérieure. L'autarcie idéologique à l'intérieure de l'OCI est maintenu en empêchant l'invasion des idées idéologiques de l'extérieure, surtout ceux de L'ouest. 

Les statistiques de l'autarcie idéologique de l'OCI sont saisissantes. Selon un rapport des Nations Unis le nombre des livres étrangers traduits dans les pays arabes pendant les dernières mille années est le même que le correspondant nombre en Espagne pendant une seule année. La production de la littérature des sciences naturelles des pays de l'OCI pendant les dix dernières années est un pour cent de la production mondial au même temps. Ces statistiques, dont je remercie Kari Enqvist qui les a présenté dans son récent livre, manifestent le dramatique sous-développement scientifique des pays islamiques. Depuis 700 années les pays islamiques n'ont produit aucune remarquable idée scientifique.

De cette perspective il est assez facile de comprendre la réaction primitive dans les pays musulmans après le lancement du film "L'innocence des musulmans". Le film, ce n'est qu'un nanar. Et les pays, ce sont tels où connaissance est remplacé par ignorance et foi aveugle.