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mercredi 30 mars 2016

Sur la biodiversité de Nuuksio


La résumé du recensement d’oiseaux dans la région IBA (Important Bird and Biodiversity Area) de Nuuksio l’année dernière vient d’être publiée dans le premier numéro de Tringa, le magazine de la Société Ornithologique de la Région de Helsinki, du même nom. Sur dix pages, les résultats numériques et les tendances sur cette base sont présentés par le responsable du projet, Margus Ellermaa. Comme il constate, on ne manque pas de data. La région est vaste, 126 kilomètres carrés. Elle était divisée en 98 secteurs. Pour chaque secteur était alloué un recenseur responsable, dont quelques-uns avait un partner ou deux. Le nombre total des recenseurs était 128, dont 28 femmes.  

Le recensement était réalisé en trois phases, dont la première au début d’avril, la seconde au début de mai et la troisième à la fin du mai et au début du juin. Le devoir du recenseur était de parcourir son terrain pendant la période matinale la plus active des oiseaux depuis le lever du soleil, c’est à dire, ne pas consommant plus de cinq ou six heures chaque matin pour faire et enregistrer ses observations. Au surplus, les recenseurs étaient conseillés de faire en juin une écoute nocturne des engoulevents (kehrääjä). Après chaque excursion toutes les observations étaient saisies à Tiira, le site d’Internet des ornitologues. 

Que peut-on dire maintenant sur le statut de la biodiversité de cette région IBA? Quel est le niveau present de la population des espèces-clés de Nuuksio, le pic cendré  (harmaapäätikkaet l’engoulevent, en comparaison avec celui dans le recensement en 2007? Il semble que ça va bien avec le pic cendré: 29 observations étaient rapportées. Le nombre des couples nichants est le même qu’avant. Comme il est conclu par Margus, il semble que dans Nuuksio toutes les territoires du pic cendré, et aussi celles du pic noir (palokärki) et pic tridactyle (pohjantikka), sont ”occupées”. L’écoute nocturne de l’engoulevent était fait seulement dans 79 secteurs. Pourtant le nombre total des ronronments rapportés était 37. Considérant que le chant, audible à 1 km, est entendu en période de nidification, le résultat doit correspondre le niveau de la population nichante exigé. Alors, la biodiversité de Nuuksio, estimée sur la base des populations nichantes des espèces-clés de Nuuksio, a resté constante et ne semble pas menacée. Le statut de Nuuksio en tant que la région IBA n’est pas menacée, non plus. Naturellement, on recensait au même temps le nombre des autres espèces aussi, excepté ceux les plus abondants.

Engoulevent (Kehrääjä)
       
  
Pic cendré (Harmaapäätikka)











Mon secteur était une combinaison de deux complètement différents biotopes au coin nord-ouest de la région. L’un est une éspace élevée rocheuse couverte des forêts conifères et divisée par quelques dépressions de marais parallèles. Elle est bordée de l’autre côté par le lit profond du ruisseau Myllyjoki qui afflue au lac Poikkipuoliainen. Cet autre est une espace marécageuse, majoritairement infranchissable, dit Letku, formée au fond du lac Salmijärvi. Il était impossible de parcourir chacune de ces deux espaces pendant une matinée. C’est pourquoi le nombre de visites était nécessairement six au minimum.
L’espace collinaire de mon secteur, avec ses grands arbres dont plusieurs morts ou dépérissants, est évidemment l’habitat idéal du pic noir (palokärki). Je visitais le site pour la première fois au milieu de mars et déjà alors le tambourinage et les cris puissants d’un couple de pic noir dominaient le paysage sonore. La vallée de Myllyjoki offre pourtant une ambiance différente. Ses pentes attirent des troglodytes (peukaloinen). Au début d’avril, dans la bouche du ruisseau poussaient les bois-jolis (näsiä) de la taille de l’homme et en amont, au debut de mai, fleurissaient les dorines (linnunsilmä). 


Bois-joli (Näsiä)
Dorine (Linnunsilmä)

Au printemps le débit du ruisseau est suffisant pour former un obstacle aux mammifères. Alors la seule route d’une côté du ruisseau à l’autre est par l’ancien pont foréstier. Par hasard, j’étais sur place au début d’avril quand il était tombé une couche de la neige pendant la nuit. Sur ce carrefour il y avait les traces fraiches du lynx (ilves) et du blaireau (mäyrä) vers opposites directions et les traces du colvert (sinisorsa) vers la diréction perpendiculaire. Il n’etait pas possible de conclure lequel de ces piétons y était arrivé le premier, mais probablement ils n’étaient pas sur le pont au même temps.
Blaireau (Mäyrä) et Lynx (Ilves

Cette espace marécageuse est comme une couche flottante dont la cohésion est assurée par les racines de la dense végétation des buissons composés des boulots et des saules. Elle est appréciée par le pic épeichette (pikkutikka) et le pic cendré, mais aussi par les oiseaux comme le hipolaïs ictérine (kultarinta) et la rousserole effarvatte (rytikerttunen). 

Marécage (Letku)

Parce que j’habite au bord de la région recensée, il est normal que j’ai rapporté aussi des observations en dehors de mon secteur. Les espèces suivantes ne sont pas sans intéret de point de vue de la biodiversité de Nuuksio. Un couple du plongeon arctique (kuikka) a réapparu au lac Iso Parikas comme chaque année avant. La chouette hulotte (lehtopöllö) avait la nidification réussi dans mon nichoir et produisait quatre jeunes. 

Chouette hulotte (lehtopöllö)


Plongeon arctique (kuikka)



À la Saint-Jean nous avons fait, moi et ma femme, une promenade nocturne de trois heures depuis minuit à travers des forêts de Nuuksio en écoutant l’engoulevent. C’était une expérience passionnante et exaltante malgré le fait qu’on avait rien entendu. Aussi ce résultat-ci était bien rapporté.

Les photos d'oiseaux sont du site http://www.oiseaux.net

vendredi 25 mars 2016

J'aime l'araignée, moi aussi

L’araignée est un animal qui fait peur et fascine au même temps. Dans les textes de Victor Hugo l’araignée apparait souvent. Victor Hugo l’aime. Dans son poème ”J’aime l’araignée” il explique: J’aime l’araignée et j’aime l’ortie parce qu’on les hait.

Nous avons dans la maison assez régulièrement une espèce d’araignée bien sympa. Elle se trouve sur la mur ou le sol, assez souvent dans la salle de bain et quelque fois sur les feuilles des plantes. Elle est entièrement verte et assez large. C’est justement pourquoi cette espèce attire immédiatement d'attention et fait plusieurs prendre peur. En raison de sa couleur et sa taille on est tenté de penser qu’elle est poisonneuse et veut nous mordre. Mais cette espèce comme les araignées en général n'est pas agressive. La plupart des araignées sont incapables de nous transpercer la peau. 


Araignée verte (Micrommata virescens)

Araignée est en finnois hämähäkki. Le mot est composé de deux part: hämä qui vient du verbe hämätä signifiant tromper, et häkki qui est la cage. C’est un nom assez curieux parce qu’en effet il fait référence à la toile d’araignée et pas à l’araignée même. Mais c’est étymologiquement similaire au mot français qui vient du gréc arachne composant du verbe aro (je tisse) et du substantif achne (ce qui est fin et légere). 

Possiblement ce fait n’est pas tellement bien connu que la plupart des araignées qui tissent mangent la toile usée avant de la refaire. La soie est composée de protéines que l’araignée est capable d’assimiler complètement. Par ce recyclage l’araignée récupere une grande portion d’énergie consommée pour la production de la toile et pour l’emmaillottement de la proie. Avec les marqueurs radioactifs on a pu vérifier que parfois déjà après une demi heure la protéine consommée se trouve dans la toile nouvelle. L’araignée est le recycleur parfait.

mercredi 11 juin 2014

Sphinx du tilleul

C’est la question de papillon et d’arbre. En effet c’est la question d’une espèce sous la famille de papillon dénommée sphinx et d’une espèce d’arbre dénommé tilleul.

Comment peut-il un papillon être appelé sphinx? Oui, dans la mythologie grecque le sphinx a les ailes d’aigle, mais cela ne suffit pas pour une association. C’est la chenille qui est le protagoniste ici. Son attitude ressemble celle du sphinx, on an trouvé. Vraiment, au devant de leur corps les chenilles de cette famille ont une sorte de tête avec une sorte de face inexpressive qui ”fascine, étonne par sa fixité indéchiffrable” [1] comme fait le sphinx égyptien. ”Effrayées par un ennemi, elles rétractent leurs segments thoraciques, soulèvent le devant de leur corps et le balancent brusquement d’un côté à l’autre” [2] représentant ainsi le monstre fabuleux grec.

Le papillon même en question, sphinx du tilleul (Mimas tiliae), n’a rien qui ressemblerait au sphinx, mais il a quelques traits qui le distingue des autres espèces de ce genre. Il tend à se fondre dans le décor. La coloration de sa livrée est composée des verts et des bruns formant la mosaïque similaire au camouflage des matériels de guerre. Son arbre nourricier préféré est le tilleul.

Il n’y a qu’une espèce spontanée du genre tilleul en Finlande, le tilleul à petites feuilles (Tilia cordata, metsälehmus = ”tilleul de forêt”). C’est moins commun que l’orme et beaucoup moins commun que le bouleau, qui sont des arbres qui aussi peuvent convenir pour plante-hôte. Le nom tilleul est composé d’un radical et du suffix diminutif -eul qui est issu du latin -olum (Dans certain mots ce suffix est remplacé par -euil comme chevreuil et écureuil). Le nom latin tilia désignant la fibre de cet arbre doit venir du mot grec tilos.

Il y a quelques jours au cours de tonte de gazon, j’ai remarqué par hasard deux papillons à l’accouplement sur le pied de la brouette. Ils ne se dérangeaient pas de ma proximité quand je prenais des photos. Il n’était pas difficile de les identifier avec le sphinx du tilleul. On sait que chez les papillons nocturnes l’accouplement peut durer toute la nuit [3], mais j’ai fait mon observation vers 10 heures du matin et le processus continuait pleinement encore au soir. Le lendemain matin ils étaient absents.

Sphinx du tilleul (Mimas tiliae)

dimanche 16 juin 2013

Tomber amoureux des moustiques?


La maison est érigée sur la colline rocheuse et est entourée de grands pins. En été il y a toujours un peu de vent dans la cour et au moins un petit souffle sur la patio. On peut se baigner et se prélasser au soleil - nu et sans aucun ennui des moustiques. Pourtant, si on déscend au crépuscule dans le petit jardin cinq mètres plus bas, entouré par vignes, quelques attaques de moustiques sont inévitables.

Pour beaucoup de Finlandais les moustiques constituent le plus grand ennui de l’été. C’est juste, même s’il y a des sprays répulsifs à vendre qui sont efficaces, comme Off. La durée de leur protection n’est pas très longue pourtant, et l’utilisation répétée pendant une longue période peut devenir plus ennuyante que la présence des moustiques. Aussi les composés peuvent être toxiques, surtout à long terme. Que faire? J’ai plusieurs propositions. Voici d’abord quelques-unes que j’ai testé en Laponie pendant les plus infernales périodes. 

Dans ma jeunesse quand je faisais mon doctorat au département de chimie (TKK), un de mes copains, qui se spécialisait en chimie organique, synthétisait une grande quantité de phtalate de diméthyle pour nos randonnées en Laponie. Ce composé est un liquid huileux, incoloré et presque sans odeur. Le liquide est déjà prêt sans aucun solvant à être répandu sur la peau. Comme ça il fait un répulsif dont le teneur en principe actif est 100%. Et vraiment, il fonctionne absolument bien contre les moustiques. Mais étant un solvant lui-même les lignes de pêche et d’autres outils en plastique étaient en danger. Je me souviens bien d’avoir perdu une poisson quand la ligne que j’avais évidemment touché du doigt se cassait au moment crucial. Il est vrai que peu de gens ont accès à un tel répulsif.

Maintenant que nous avons la maison de vacance en Laponie et la chance d’en bénéficier toute l’année nous n´y fréquentons pas pendant la pire saison des moustiques. Mais la Laponie ne perd pas sa charme en été. Une fois quand la quantité de moustiques était énorme nous étions là, moi et ma femme, et faisions la décision de tester quelques moyens, ne pas basés au répulsifs chimiques, de nous débrouiller. 

Un jour nous sommes allées au massif de Pallas dont les montagnes sont pour la plupart au-dessus de la limite des arbres. Au sommets il fait toujours du vent et on croirait que là, à ciel ouvert, les moustiques n’ont pas des chances d’agresser des mammifères. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. En grimpant au vent contraire, ma femme avant et moi après, sans aucun moustique volant autour, je notais que le dos de son blouson était partiellement couvert des moustiques y agglutinés. Possiblement c’était la question d’une éspèce spécifique adaptée au conditions locales. Vraiment, il y a plusieurs espèces de moustique en Finlande. Celle-ci savait qu’il vaut ne pas perdre la patience, la proie est en train de chercher de l’abri contre le vent. La leçon: évite des vallées de ruisseau à riche végétation, reste au sommets. 

Un autre jour nous avions la course d’orientation à deux. Ce sport est notre passion mais cette fois nous avons voulu vérifier s’il est possible de courir à travers des broussailles plus vite que volent ces moustiques lapons asoiffés de sang. Ce moyen marchait assez bien. Mais tout le monde qui ont fait de la course d’orientation savent que de temps en temps on est perdu et obligé de s’arrêter pour examiner la carte. C’est alors le moment des moustiques. Pourtant, pourquoi pas tourner cet ennui en positif. Le but de la course d’orientation est de se concentrer tant qu’on ne se perde pas. Les moustiques agissent seulement comme une sanction de la mauvaise concentration, le fait qui puisse nous pousser vers une meilleure performance!

Nous avons testé encore deux autres moyens: rester à l’interieur ou quitter le pays pour s’enfuir à la Norvège. Malgré qu’ils aussi marchaient bien, je ne les proposerais que pour pis aller. Nous, les hommes, avons, ou avons-nous?, le droit de jouir de la nature dans sa totalité sans acceptant l’attaque obstiné d’une espèce dont le seul but est d’assurer sa (quelquefois écrasante) population?

Bienqu’il est assez normal de tuer des insectes individuels dedans la maison ou la voiture d’une technique ou l’autre, comme en en écrasant à la main, les questions écologiques et étiques émergent si l’homme tente à se débarrasser des moustiques en plus grandes quantités par extermination. La courte (et amusante) histoire du championnat du monde de tuérie des moustiques, organisé en Laponie finlandaise, represente un cas curieux: l’activité terminait après six années en 1999 par l’opposition des militants divers. Les protestataires n’étaient pas inquiets de l’animal mais du fait que l’acte de tuer était tourné en plaisanterie et en la chose à couronner.

Il y a plusieurs pièges à moustique légals en vente pour éliminer la population autour de la maison, aux jardins, aux terrains de golf, etc. Ces appareils fonctionnent assez bien. J’en ai acheté un il y a cinq ans et il fait toujours du bon travail au coin de la patio. L’idée de fonction est assez simple. L’appareil émet des vapeurs qui sont attirantes, à l’opposé de répulsives, aux moustiques. La dépression interne tire les insectes dans un récipient où ils mourissent. (Où restent les militants de la protection des animaux!) Mon système est un modèle de luxe ayant un service automatique de vidange du récipient: les petits fourmis noirs s’occupent de l’enlèvement des cadavres. 

Ma proposition finale se base sur la stratègie opportuniste ”If you can’t beat them, join them” qui se traduit: Si votre adversaire est plus fort que vous, joignez-vous à lui. Cette proposition implique, au contexte des moustiques, un changement total de l’attitude, de la haine à l’amour. Comme tous les ornithologues amateurs aiment les oiseaux sans discrimination, aussi les diptérologistes amateurs aiment les mouches et les moustiques. Je peux imaginer ma joi quand un individu de l’espèce de Culiseta alaskaensis (isokirsihyttynen, une des 40 espèces en Finlande) atterrit sur mon arme, et que j’aurais la chance de faire un rapport à mes collègues d’être saigné par cette rareté.



Culiseta annulata (Rengaskirsihyttynen)


mardi 5 février 2013

Des cloportes et des cafards



Dans mon enfance, notre famille avait déménagé à Pori pour fuir la guerre. Nous habitions, ma mêre, ma soeur et moi, dans un quartier urbain sur Tähtikatu 18 (si je me rappelle bien le numéro). J'avait 3-4 ans et me souviens bien la cour intérieure où il se trouvait aussi un bâtiment qui servait du sauna et d'une buanderie, c'est à dire la place pour tous les habitants de la cour à faire la lessive. Évidemment j'ai eu alors quelques émotions heureuses et profondes et ainsi bien mémorisées, parce que de petites choses de peu importance réussissent aujourd'hui de temps en temps de les évoquer.

Je crois que dans la cour il n'y avait rien pour les enfants. Probablement nous jouions, moi, ma soeur de 6 ans, et les autres enfants, improvisant quelque chose. Pendant l'été pourtant, quand le soleil brillait sur la cour, il y'avait d'animation. Autour du bâtiment de sauna il y avait des cloportes qui grimpaient sur les murs blanchis et pullulaient sur le sol traversant lelong la ligne de la base. Nous étions là, assis par terre dans la chaleur du soleil, et suivions la vie des cloportes, la vie qui n'avait aucun lien à la guerre. Elle était comme la vie de la mienne, moi qui possiblement ne savait rien de la guerre et qui avait pratiquement oublié l'absence de mon père.

Les adults nous avaient appri que le nom de cet animal est saunamaija. Pour nous ce nom semblait sympathique et, comme par conséquence, aussi l'animal même, qui est une sorte de crustacé, nous paraissait tout à fait aimable. Le nom finnois des crustacés est äyriäinen et les crustacés de cette sorte-ci s'appellent siira. Alors, les cloportes ne sont pas d'insects. ”Saunamaija” est une éspèce de siira mais ce nom n'est pas officiel.

Pendant la guerre, et assez long temps après, les cafards étaient un ennui. Surtout à l'est de la Finlande le cafard était commun dans les maisons. Il s'agissait alors d'une éspèce particulière qui s'appelle russakka. Le nom plus générique est torakka. Aujourd'hui, je trouve régulièrement en été des cafards autour de la maison. Mais c'est une autre éspèce qui vit dans la nature et ne s'introduit pas à l'intérieur. Le cafard, c'est un insect.

Au parallel du nom cafard on utilize ”blatte”. ”Cafard” a son origin en arabe. L'étymologie est incertaine (comme si souvent) mais les hypothèses sont intéressantes (comme toujours). Selon TLFi, le mot arabe cafara signifie ”être incroyant”. Peut-être pour un arabe, la personne qui est incroyante, c'est a dire, qui a une autre foi que la sienne, est un être qui mérite une appellation péjorative. Elle est cafard. Je comprends qu'au francais le sens péjoratif se forme avec le radical ”ard”. Plus tard ”cafard” a commencé à signifier généralment un faux dévot ou une personne ayant des pensées sombres. Baudelaire a utilisé le mot pour des idées noires mêmes, dont le synonyme est spleen, certainement sans aucune connection à l'islam. Aussi au finnois nous avons le mot cafir en ”mot de civilisation”, aussi dans le sens ”incroyant” pour tous non-islamiques.

Ce petit insect noir, à corps allongé et aplati, qui fuit la lumière, est ainsi devenu un symbole de la personne ou l'état splénétique. Spleen à son tour est l'organe (perna en finnois, rate en francais), qui a été regardé comme la siège qui régle les humeurs. En France on croit que si on mange assez des racines, on évite les dépressions originantes depuis la rate, surtout la dépression de l'hiver. Si c'est aussi le remède aux cafards, je ne sais pas.

mardi 22 novembre 2011

Edith Piaf et titityy


Voici une histoire qui m’est venu. Une personne que je connait avait visité le cimetière de Père Lachaise à Paris, où se trouvent les tombes des célébrités pour quelles les admirateurs continuent à apporter des fleurs et d'autre choses. Sur le tombeau d’Edith Piaf quelqu’un avait érigé un petit tableau avec un poème accompagné par la photo d’un petit oiseau, le fait qui avait emû mon amie tant qu’elle avait pris une photo de ce tableau pour un souvenir. Dans le poème on parle de la fauvette à tête noir (mustapääkerttu), le même oiseau pour lequelle le chant de Noël le plus aimé des finlandais a été dédié. Vraiement, la fauvette à tête noir est le meilleur chanteur du genre Sylvia.

Pourtant la photo n’était pas de cette éspèce mais d’une autre ayant également une calotte noir. Cétait la mésange charbonnière (talitiainen) qui represente un autre genre, et même une autre famille d’oiseaux. Alors le pauvre admirateur, dans son ignorance, avait fait un parallèle, évidemment sans le voulant, entre le chant d’Edith Piaf et la simple répétition d’un seul thème (titityy) de la mésange charbonnière !

Mon amie insistait que je coupe le cheveux en quatre en faisant attention sur un détail comme ca. Il m’a fallu lui expliqué que c’est la question d'une erreur de categorie. Ces deux oiseaux représentent deux differentes familles (Sylvidées et Paridés) et sont plus loin l’un de l’autre que l’homme est du gorille, ces dernières representant la même famille (Hominidés). Alors, il aurait plus acceptable (si on accepte les erreurs de catégorie) de mettre une photo d’un gorille sur le tombeau d'une personne, surtout s'ils ont quelque ressemblance du look, pour honorer les exploits de cette personne en tant qu'une éspèce de la famille.


Pour grandir ouvre l'image dans une autre fenêtre.

jeudi 3 novembre 2011

Ragoût de ragondin

Est-ce que le ragondin (nutria ou rämemajava) est un rat (rotta)? Ca dépend de ce qu’on veux dire par ‘rat’ (‘rotta’). Dans plusieurs langues, autant au francais qu’au finnois, par ‘rat’ (‘rotta’) on fait référence à tous les campagnols (myyrät) et autres rongeurs (jyrsijät) ayant quelque ressemblance du rat, plus spécifiquement du rat noir (Rattus rattus) (Mustarotta) ou du rat brun (Rattus novegicus) (Isorotta), qui sont les deux espèces de Rattus répandues pratiquement dans tout le monde. (Pourtant le rat noir ne se trouve plus en Finlande.)

Est-ce que le ragondin est un rat d’eau (vesirotta) alors? En France le nom ‘rat d’eau’ est employé comme le synonyme populaire de campagnol amphibie (Arvicola sapidus), qui appartient à la même famille (Muridae) que Rattus mais n’est pas un rat. En Finlande le nom ‘vesirotta’ n’est pas un terme officiel d’aucune espèce domestique. Dans le langage populaire il est employé pour désigner le rat musqué (piisami), le campagnol terrestre (vesimyyrä), aussi appelé le grand campagnol, et plusieurs d’autres. Notre ‘vesirotta’ ne peut pas être considéré comme la traduction de ‘rat d’eau’ faisant référence au campagnol amphibie, parce que cette espèce ne se trouve pas en Scandinavie.

Les noms populaires causent beaucoup de confusion, mais la situation avec les nom officiels, ou même scientifiques, n’est pas toujours tout à fait claire non plus. Prenons le campagnol terrestre (vesimyyrä) pour un exemple. (Il est aussi appelé rat taupier en France !) Son nom scientifique ancien Arvicola terrestris est maintenant Arvicola amphibius, le fait qui facilite sa confusion avec le campagnol amphibie (Arvicola sapidus).

Alors, les rats et les campagnols sont dans la même famille Muridae (rottaeläimet), mais dans differentes sous-familles: les rats dans Murinae (rotat ja hiiret) et les campagnols dans Arvicolinae (myyrät). Les deux espèces ‘aquatiques’ de campagnol appelés le rat d’eau et le rat taupier sont dans le genre Arvicola. Le rat musqué (Ondatra zibethicus) aussi fait partie de la sous-famille Arvicolinae, mais sous un autre genre.

Le ragondin ou le castor des marais (Myocastor coypus) n’a rien à voir avec les rats et les campagnols et n’est pas un castor non plus. C’est la seule espèce du genre Myocastor, qui est lui-même le seul genre de la sous-famille Myocastorinae. Le ragondin appartient à l’ordre des rongeurs bien sûr, mais est classifié dans le sous-ordre Hystricognathi (piikkisikamaiset, ‘ceux qui ressemblent au porc-épic’). Le castor de sa part appartient à  Sciurognathi (oravamaiset, ‘ceux qui ressemblent à l’écureuil’). Le ragondin est plus grand que le rat musqué mais beaucoup plus petit que le castor. Le rat musqué ne pèse que 1,5 kg, mais le ragondin peut peser autant que 9 kg. Le castor européen adulte pèse en moyenne 21 kg. Même s’ils se ressemblent en nagent, le risque de les confondre est petit.

Le nom finnois du ragondin ‘rämemajava’, est en effet la traduction directe du synonyme francais ‘le castor des marais’. Le nom ‘nutria’, qui est en usage en Angleterre et aux États Unis, est également employé en Finlande, mais ne semble pas être connu ou en usage en France. L’origine de ‘nutria’ doit être une modification du nom latin du loutre Lutra. ‘Ragondin’ vient, peut-être, de ‘rat gondin’, dont l’origin de ‘gondin’ est obscure. ‘Castor’ vient de la mythologie grecque.

Le ragondin peut être chassé ou bien élevé pour la peau et la viande. On peut trouver sur Internet de recettes du ragoût de ragondin. Ils disent que c’est bon.

mardi 2 août 2011

Une rareté des papillons de plus

Argynnis paphia f.valesina
Dans notre « vigne » ce matin j’ai rencontré un beau papillon grand dont l'identification me posait de grandes difficultés. Pourtant celui me laissait prendre plusieurs photos de soi dont deux voici. Ces deux photos j’ai envoyé au groupe « Raseborgs Natur » où le papillon était tout de suite identifié comme la femelle du Tabac d’Espagne (Keisarinviitta). Mais pas une femelle normale. C’est une mutation rare dont la couleur est complètement différente de celle du mâle. Il n’y en a pas beaucoup de rapports sur les observations similaires en Finlande.
Il semble que ce blog soit en train de devenir un blog lépidopterologique illustré avec des photos de mauvaise qualité. Mais pas de problème. Dans quelques semaines cette fête est finie.

samedi 23 juillet 2011

L’été des papillons

La vanesse du chardon sur centaurée jacée

Vraiment, nous avons une été des papillons diurnes (päiväperhosten kesä). Je pourrais énoncer une longue liste des papillons que j’ai vu, mais ca serait un peu ennuyant. Au lieu je mentionne quelques cas occasionnels.

Je viens de réussir de prendre une photo de la vanesse du chardon (ohdakeperhonen). Elle semblait prioriser la centaurée jacée (ahdekaunokki) dans la végétation où il y avait aussi plusieurs d’autres espèces de la flore naturelle finlandaise comme la marguérite commune (päivänkakkara), linaire commune (kannusruoho) et l'œillet à delta (ketoneilikka). Cette vanesse hiverne en Afrique et quand les vents le favorisent elle fait sa migration jusqu’à Finlande. Il y a deux ans nous en avions presque énormement.

Par hasard j’ai trouvé au TLFi la citation suivante : "Les enfants suivirent le cours du ruisseau en pourchassant les grands nacrés et les vulcains qui filaient, ailes étendues, sous les ramures des hêtres." Comment est-ce que ca se lie au sujet? On parle ici de certains papillons diurnes. Je veux expliquer.

Le grand nacré et le vulcain sont parmi les papillons diurnes qu’on a pu voir cette été. Hier j’ai vu sur centaurée jacée (appelée aussi tête de moineau) une espèce de grand nacré (orvokkihopeatäplä), dont les ailes arrières étaient en lambeaux. Le mouvement du papillon semblait pourtant normal. Cela m’a fait réfléchir, quel pourcentage des ailes puisse être perdu sans qu’il n’entrave pas sa vie.

Quant au vulcain (amiraali), dont je n’ai que quelques observations jusqu’ici, son nom francais n’a rien à voir avec un amiral. Selon TLFi le papillon est nommé comme ca à cause des couleurs dont le rouge évoque le feu du domaine de Vulcain. Vulcain, d’autre part, était le dieu du feu qui tenait ses forges sous l'Etna. Comme ils sont dramatiques, les francais.