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jeudi 1 décembre 2022

Gui (Viscum album)

Parlons de la plante qui s'appelle gui en français et mistletoe, mistel, misteli etc. dans plusieurs autres langues. La plante même ne s'explique pas à partir de ces noms quotidiens. Son nom latin Viscum album est par contre bien instructif. Viscum fait référence à la plante dont les fruits (ou baies) contiennent du liquid visqueux et collant, et album à la couleur blanche de ces fruits.

Étymologie de ces noms familiaux est mal connu. Pour mistletoe, mistel, misteli etc. il semble que l'origine reste inconnu. On a proposé que gui vienne de viscum via un ancien langage germanique où on utilise sur la place de v la lettre w. Mais, comme Wilhelm se transforme en Guillaume, le v de viscum devient remplacé par gu. Ainsi "wi" deviendrait gui. Et ça suffit pour les français. Selon la coutume française la fin du mot, quoi qu'il soit, peut être tranché, si la part qui reste fonctionne. 

Le gui était pour les druides la plante sacrée dont les fruits et branches étaient utilisé aux rites religieux (pour détails il vaut voir l'opéra Norma de Vincenzo Bellini, dont le livret est bien soigneusement écrit et se base sur la connaissance de la culture des druides plutôt que de l'imagination comme souvent est le cas dans la littérature d'opéra. La branche du gui a quelque importance même aujourd'hui en décor et porte-bonheur pendant la nouvelle année dans les pays qui maintiennent, pour les raison historiques, des traditions celtiques. 

La plante même est bien curieuse. Elle est une sorte de parasite qui pousse sur les branches de quelques espèces d'arbre comme peuplier et pommier. Elle n'as pas de racines mais se fixe sur le hôte autrement – et l'exploite. Pourtant le gui le fait de la façon que l'on peut qualifier délicate. Bien sûr le hôte souffre un peu, mais le tolère à peu près comme s'il était la question de l'hospitalité vers le compagnon. Si le pommier donne moins de récolte, c'est plutôt le mal de tête du propriétaire du pommier.

Le gui a le problème interne assez sérieux à cause de ses propre fruits: ils sont très toxiques. Il n'y a que quelques espèces d'oiseaux au monde, possiblement une seule, qui soient capable de s'en nourrir. Cela signifie pour les grains du gui que leur dissémination est dictée, aussi radicalement limitée, par la population locale de tels oiseaux. Tout récemment les premières observations ont été fait au sud de la Finlande sur les guis poussant dans la nature. Si cette plante commencerait à se multiplier ici, c'est certainement grace à cette espèce d'oiseau spécialiste. Elle s'appelle grive viscivore, kulorastas.

Le nom latin de la grive viscivore est Turdus viscivorus. Turdus est le nom latin de la famille des grives. Le nom de l'espèce, viscivorus est en français viscivore désignant "ce qui mange des fruits du gui". Viscivore est analogue à garnivore, piscivore, granivore etc. Ces attributs ne sont pas limitatifs. En effet, la spécification de cette grive par le titre viscivore est exagérante, parce qu'elle est typiquement omnivore. 

La grive viscivore a resté assez mal connue, parce qu'elle est bien craintive. Elle est la plus grosse des grives et peut être observé le plus souvent au printemps par son chant. Le chant, pourtant, n'est pas facile de distinguer de celui du merle. Chez nous, dans la réserve naturelle privée de cinq héctares, nous sommes favorisés d'avoir la grive viscivore chaque printemps. Je ne l'ai pas vu que quelques fois mais j'ai fait plusieurs enregistrements de son chant.

Gui, soi bienvenu ici!




samedi 22 septembre 2018

Deux vieillards dans la vallée de Siuntionjoki

Au printemps cette année, Tringa, la Société Ornitologique de la Région de Helsinki, organisait en coopération avec Hakki, la Société Ornitologique de Lohja, le recensement des oiseaux dans quelques régions spécifiques aux communes occidentaux comme Siuntio et Lohja. Le but du projet était l'estimation, mis à jour, du nombre des territoires des espèces considérées intéressantes. Le but et la réalisation étaient ainsi similaires au recensement des oiseaux de Nuuksio il y a trois ans. Pour cette fois les migrateurs étaient ignorés.

Clique pour élargir.

Le recensement était effectué en trois visites sur le site entre la fin d'avril, après la fonte des étangs, et le début de juin, quand les arbres et buissons ont des feuilles. En outre ces visites "officielles" il était possible (bien sûr) de faire des visites complémentaires. Mon "équipe" était composé de Leila, ma femme, et moi. On a fait six visites dont deux par moi seule. Les visites "officielles" commençaient au lever de soleil et prenaient environ cinq heures. Vers le midi l'intensité de l'activité de la plupart des oiseaux diminue assez rapidement. Pendant les cinq heures toute espace doit être surveillée qui signifie qu'on ne pouvait pas s'arrêter pour admirer trop longtemps des miracles vernaux de la nature renaissante.

Au milieu d'avril le cours d'eau était fort, même furieux dans le rapide de Sågarsfors (Rapide de Scieur) tant que dans son voisinage immédiat il n'était pas possible d'entendre le son des oiseaux. Au début de juin l'écoulement en amont de Skogsforsen (Rapide de Forêt) était déjà réduit et tranquille.



L'espace au bord de l'est est une pente assez raide comprenant la réserve naturelle pour la protection de la forêt de feuillus (deux contours verts) entouré par la vieille forêt de conifères avec de grands trembles (Populus tremula, haapa) et bouleaux (Betula, koivu). Ensemble, la rivière et le bord de l'est forment une totalité où enfin la végétation et les territoires des oiseaux ne respectent pas des contours sur la carte. La progression de l'homme dans la vieille forêt est entravé par des troncs et branches desséchés tombés par terre. 


Il y avait encore de la neige le 13 d'avril.


Une des activités de protection dans la réserve naturelle a été l'élimination des sapins (Picea, kuusi). Pour les grands sapins on a utilisé la mise à mort ralentie par coupant la route de l'eau et des nutriments depuis les racines avec pour résultat que l'arbre se dessèche mais reste debout. Plus tard ces troncs au milieu de la forêt de feuillus peuvent fournir des cavités à quelques espèces d'oiseaux.


Dans la forêt des feuillus le sol est riche, le fait qui est manifesté par la présence de plusieurs fleurs typiques comme cette pulmonaire (Pulmonaria obscura, lehtoimikkä).

La végétation près de la rive est dense et dominée par des buissons de merisier à grappe (Prunus parus, tuomi). Cette espèce a la capacité de remplir toute espace disponible par ses branches et ainsi de former des fourrés impénétrables pour l'homme. Au même temps, cette même végétation était surtout favorisée par deux espèces de Sylvia: fauvette des jardins (Sylvia borin, lehtokerttu) et fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla, mustapääkerttu). 

C'est ici, le 8 de juin, que la première fauvette des jardins était entendu.

L'observation des oiseaux était entravé par plusieurs facteurs. La difficulté d'avancer prenait beaucoup d'attention. La densité de la végétation dissimulait les oiseaux, et l'air était pleine de chant fort des espèces qui était en de hors du recensement, comme pinson des arbres (Fringilla coelebs, peippo), merle noire (Turdus merula, mustarastas), grive musicienne (Turdus filomelos, laulurastas) et rougegorge familier (Erithacus rubecula, punarinta). Heureusement avec des vidéos et enregistrements il était possible d'examiner des sons plus tard à la maison.

L'espèce d'oiseau qui dominaient la région en se trouvant partout était sans doute le minuscule pouillot siffleur (Phylloscopus sibilatrix, sirittäjä). J'avais attendu de rencontrer le grimpereau des bois (Certhia familiaris, puukiipijä) et surtout le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes, peukaloinen) qui était très nombreux dans la vallée de Myllyjoki dans Nuuksio il y a trois ans, mais en vain. Grace à la présence des arbres pourris, trois espèces de pic avaient ses territoires dans la région: pic épeiche (Denroscopos major, käpytikka), pic épeichette (Dryobates minor, pikkutikka) et pic noir (Dryocopus martius, palokärki). Aucune signe sur pic cendré (Picus canus, harmaapäätikka), cette espèce indicateur de Nuuksio, n'a apparu bien qu'il aime grands trembles - comme fait le pigeon colombin (Columba oenas, uuttukyyhky). Il était joli d'écouter le chant compétitif de deux différents pigeons, le colombin et le beaucoup plus commun pigeon ramier (Columba palumbus, sepelkyyhky). Absolument la plus mémorable trouvaille était le couple de grue cendrée (Grus grus, kurki) sur son nid. Nous avions avancé un peu en dehors du contour bleu et par hasard nous trouvé sur une colline rocheuse au pied de laquelle il y avait un petit étang. Au milieu de l'étang il était une île, évidemment flottante, d'où le mâle prenait sa vole et la femelle barbotait à l'autre coté de l'étang et se cachait derrière des arbres. Malgré la distance on pouvait distinguer deux oeufs. Nous nous en sommes allé aussi vite que possible.

Les résultats du recensement étaient rapportés à Tringa en juillet dans le format donné. L'évaluation des territoires est l'effort le plus exigeant. Je développais une méthode pour la faciliter. Les observations de chacune espèce pendant les six visites sont intégrées graphiquement sur la carte. S'il s'y forme des agglomérats locales des observations, il doit être plus facile de faire des conclusions. Les problèmes intrinsèques, comme le petit nombre des observations et le fait qu'une territoire peut être large, ne sont pas éliminées. En effet, il n'y a qu'une seule preuve absolue, la nidification assurée.

Voici toutes les observations de pic épeiche. Les premières sont du matin le 20 d'avril, l'une au nord, l'autre au sud une heure et demi plus tard. Déjà sur la base de ses deux premières observations, on pourrait deviner que c'est la question de deux individus. Finalement autour la première observation au nord il s'y formait une agglomerat comprenant la découverte du nid le 27 de mai. La conclusion est qu'il y a certainement une territoire de pic épeiche dans cette région et bien possiblement deux - au minimum.
Ce n'était pas si sérieux. Mais certes était-il fatiguant.



                                                         






             


mardi 30 mai 2017

Coucou et Finlandia

Le chant de coucou est facile de reconnaitre et d’imiter. C’est à cause de la simplicité du thème et le fait que le registre est le même que celui de l’homme. Ainsi le chant de coucou se trouve aussi dans plusieurs compositions musicales. Normalement le compositeur n’a pas d’intention de reproduire le chant dans sa forme réelle. Pourtant souvent le thème est présent aux pièces dont la mesure est 3/4 comme si le chant de coucou avancerait à un rythme de valse: cou-cou-pause, cou-cou-pause, cou-cou-pause, … 

Selon quelques mesures que j’ai pris pendant des années dernières, le rythme du chant de coucou est plus proche de 5/4. Bien sûr le coucou, n’étant pas une machine, fait des pauses qui rendent le chant irrégulier, mais pendant la parade nuptiale où le mâle peut répéter le ”cou-cou” même cent fois sans interruption, le rythme reste bien stable. ll semble que la mesure reste 5/4 mème si le tempo varie.

Je ne pouvais pas résister de combiner le chant de coucou avec un autre thème à 5/4, celui qui se trouve dans une oeuvre célèbre de Jean Sibelius. Voici le résultat :-)



mercredi 30 mars 2016

Sur la biodiversité de Nuuksio


La résumé du recensement d’oiseaux dans la région IBA (Important Bird and Biodiversity Area) de Nuuksio l’année dernière vient d’être publiée dans le premier numéro de Tringa, le magazine de la Société Ornithologique de la Région de Helsinki, du même nom. Sur dix pages, les résultats numériques et les tendances sur cette base sont présentés par le responsable du projet, Margus Ellermaa. Comme il constate, on ne manque pas de data. La région est vaste, 126 kilomètres carrés. Elle était divisée en 98 secteurs. Pour chaque secteur était alloué un recenseur responsable, dont quelques-uns avait un partner ou deux. Le nombre total des recenseurs était 128, dont 28 femmes.  

Le recensement était réalisé en trois phases, dont la première au début d’avril, la seconde au début de mai et la troisième à la fin du mai et au début du juin. Le devoir du recenseur était de parcourir son terrain pendant la période matinale la plus active des oiseaux depuis le lever du soleil, c’est à dire, ne pas consommant plus de cinq ou six heures chaque matin pour faire et enregistrer ses observations. Au surplus, les recenseurs étaient conseillés de faire en juin une écoute nocturne des engoulevents (kehrääjä). Après chaque excursion toutes les observations étaient saisies à Tiira, le site d’Internet des ornitologues. 

Que peut-on dire maintenant sur le statut de la biodiversité de cette région IBA? Quel est le niveau present de la population des espèces-clés de Nuuksio, le pic cendré  (harmaapäätikkaet l’engoulevent, en comparaison avec celui dans le recensement en 2007? Il semble que ça va bien avec le pic cendré: 29 observations étaient rapportées. Le nombre des couples nichants est le même qu’avant. Comme il est conclu par Margus, il semble que dans Nuuksio toutes les territoires du pic cendré, et aussi celles du pic noir (palokärki) et pic tridactyle (pohjantikka), sont ”occupées”. L’écoute nocturne de l’engoulevent était fait seulement dans 79 secteurs. Pourtant le nombre total des ronronments rapportés était 37. Considérant que le chant, audible à 1 km, est entendu en période de nidification, le résultat doit correspondre le niveau de la population nichante exigé. Alors, la biodiversité de Nuuksio, estimée sur la base des populations nichantes des espèces-clés de Nuuksio, a resté constante et ne semble pas menacée. Le statut de Nuuksio en tant que la région IBA n’est pas menacée, non plus. Naturellement, on recensait au même temps le nombre des autres espèces aussi, excepté ceux les plus abondants.

Engoulevent (Kehrääjä)
       
  
Pic cendré (Harmaapäätikka)











Mon secteur était une combinaison de deux complètement différents biotopes au coin nord-ouest de la région. L’un est une éspace élevée rocheuse couverte des forêts conifères et divisée par quelques dépressions de marais parallèles. Elle est bordée de l’autre côté par le lit profond du ruisseau Myllyjoki qui afflue au lac Poikkipuoliainen. Cet autre est une espace marécageuse, majoritairement infranchissable, dit Letku, formée au fond du lac Salmijärvi. Il était impossible de parcourir chacune de ces deux espaces pendant une matinée. C’est pourquoi le nombre de visites était nécessairement six au minimum.
L’espace collinaire de mon secteur, avec ses grands arbres dont plusieurs morts ou dépérissants, est évidemment l’habitat idéal du pic noir (palokärki). Je visitais le site pour la première fois au milieu de mars et déjà alors le tambourinage et les cris puissants d’un couple de pic noir dominaient le paysage sonore. La vallée de Myllyjoki offre pourtant une ambiance différente. Ses pentes attirent des troglodytes (peukaloinen). Au début d’avril, dans la bouche du ruisseau poussaient les bois-jolis (näsiä) de la taille de l’homme et en amont, au debut de mai, fleurissaient les dorines (linnunsilmä). 


Bois-joli (Näsiä)
Dorine (Linnunsilmä)

Au printemps le débit du ruisseau est suffisant pour former un obstacle aux mammifères. Alors la seule route d’une côté du ruisseau à l’autre est par l’ancien pont foréstier. Par hasard, j’étais sur place au début d’avril quand il était tombé une couche de la neige pendant la nuit. Sur ce carrefour il y avait les traces fraiches du lynx (ilves) et du blaireau (mäyrä) vers opposites directions et les traces du colvert (sinisorsa) vers la diréction perpendiculaire. Il n’etait pas possible de conclure lequel de ces piétons y était arrivé le premier, mais probablement ils n’étaient pas sur le pont au même temps.
Blaireau (Mäyrä) et Lynx (Ilves

Cette espace marécageuse est comme une couche flottante dont la cohésion est assurée par les racines de la dense végétation des buissons composés des boulots et des saules. Elle est appréciée par le pic épeichette (pikkutikka) et le pic cendré, mais aussi par les oiseaux comme le hipolaïs ictérine (kultarinta) et la rousserole effarvatte (rytikerttunen). 

Marécage (Letku)

Parce que j’habite au bord de la région recensée, il est normal que j’ai rapporté aussi des observations en dehors de mon secteur. Les espèces suivantes ne sont pas sans intéret de point de vue de la biodiversité de Nuuksio. Un couple du plongeon arctique (kuikka) a réapparu au lac Iso Parikas comme chaque année avant. La chouette hulotte (lehtopöllö) avait la nidification réussi dans mon nichoir et produisait quatre jeunes. 

Chouette hulotte (lehtopöllö)


Plongeon arctique (kuikka)



À la Saint-Jean nous avons fait, moi et ma femme, une promenade nocturne de trois heures depuis minuit à travers des forêts de Nuuksio en écoutant l’engoulevent. C’était une expérience passionnante et exaltante malgré le fait qu’on avait rien entendu. Aussi ce résultat-ci était bien rapporté.

Les photos d'oiseaux sont du site http://www.oiseaux.net

dimanche 29 mars 2015

Tetras, pic, engoulevent, ...

L’observation des oiseaux est employé comme un des moyens centrales pour surveiller le niveau de biodiversité de la région à protéger. Cette année c’est le plateau lacustre de Nuuksio (au sein duquel se trouve le Parc National de Nuuksio), ayant le statut IBA (Important Bird and Biodiversity Area), où va s’effectuer un recensement d’oiseaux. La finalité principale de ce recensement particulier est l’évaluation du nombre des couples nicheurs des espèces-clés. 

IBA est un programme international pour identifier, protéger et administrer les régions qui sont importantes pour la viabilité à long terme des populations des oiseaux sauvages. Les critères pour un site de devenir une région IBA sont variés et forment une hierarchie à partir des globaux jusqu’aux locaux. 

Pour le recensement à Nuuksio à venir, le critère B2, qui est utilisé pour choisir les régions où se trouvent les populations remarquables des espèces nichants dont le statut de protection au niveau européen est défavorable, est central. Le choix des sites IBA dans chacun des pays européens s’effectue selon une procédure assez élémentaire. Le but est de créer et maintenir un réseau européen de 100 régions IBA pour chaque espèce à protéger. Par exemple, si en Finlande la population d’une espèce à protéger en Europe est x % de sa population totale en Europe, Finlande a droit à autant que x régions IBA sur cette base. Chaque région nationale ainsi créee doit pourtant avoir une population qui est au moins 1% de la population totale de cette espèce du pays. Si non, le nombre des régions nationales est moins de x. 

Les espèces, dont le statut de protection en Europe est défavorable mais dont la population des nicheurs est suffisante en Finlande et satisfait le critère B2, sont normalement distribuées à plusieurs régions IBA du pays. Il y a pourtant deux espèces avec le statut européen de protection défavorable dont les populations locales en Finlande sont remarquables seulement à Nuuksio. Ce sont le pic cendré (Picus canus, harmaapäätikka) et l’engoulevent (Caprimulgus europaeus, kehrääjä). Ces deux peuvent ainsi être appelés les espèces-clés de Nuuksio. Sont-ils toujours, les nombres présents des couples nichants de ces espèces, suffisants pour satisfaire les critères d’IBA? C’est une des questions à répondre. Les nombres totals exigées par le critère B2 sont 15 couples pour pic cendré et 30 pour l’engoulevent. 

Il y a quelques autres espèces dont la population semble avoir décliné à Nuuksio et nécessite une évaluation soigneuse, dont le tetras lyre (Tetrao tetrix, teeri) et le bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus, isokäpylintu). 

Le recensement commence tout de suite, au début d’avril, et termine en juin. Il faut que je m'apprête.


mardi 4 mars 2014

Pauvre macareux moine

On a lu récemment quelques nouvelles surprenantes et tristes de la reigne animale. Les produits alimentaires qui viennent de Laponie ont toujours été considérés purs et de bonne qualité. Maintenant le corégone blanc, ou le lavaret, (Coregonus lavaretus, Siika) des grands lacs artificiels de Laponie est contaminé par parasites et sa chair blanche et non grasse, réputée délicate, est devenu immangeable. Seulement les oeufs sont acceptés par les restaurants. 

Les lacs artificiels ont été la source abondante de lavaret et conséquemment sa pêche a été très active. Au même temps l’accroissement de la population des espèces, sans intérêt commercial, surtout le cardon blanc (Rutilus rutilus, Särki), a pu continuer tant que l’espace vital du lavaret a diminué. On pense que cela est la cause pour l’exposition de lavaret aux parasites. Évidemment les parasites ne sont pas nocives pour l’homme, mais les poissons restent petits et les filets semblent déplaisants. Aujourd’hui le lavaret est pêché seulement pour les oeufs, le reste est enterré.


Lavaret, (Coregonus lavaretus, Siika)

En janvier il y avait une période où la température restait entre 15 et 20 degrés sous zéro pendant plusieurs semaines. Le 21 janvier, on avait trouvé par hasard un oiseau, incapable de voler, à la rive de la rue. Ce n’était pas n’importe quel oiseau, mais une espèce très rare, une espèce qui ne devrait pas se trouver au milieu de Finlande et absolument pas par tel temps. C’était le macareux moine (Fratercula arctica, Lunni). Sa place est en haute mer. Seule la reproduction le contraint à se rendre sur la terre ferme.

La personne, une sorte d’ornithologue, emmenait l’oiseau maigri chez soi. Il démarrait les  épreuves de son remise en forme en le mettant dans sa baignoire et lui donnant quelque chose à manger. Plus tard l’oiseaux a été nourri régulièrement de poisson emporté de Finlande du nord. Le poisson était le cousin du corégone blanc ou lavaret, souvent appelé par le même nom (Coregonus albula, Muikku). Le résultat était plein de promesse, l’oiseau commençait à gagner du poids. 

Le macareux devenait peu à peu une célébrité. Les journaux publiaient des histoires de l’amitié entre lui et le chien de la maison. Et puis. Un jour, c’était le 17 février, on pouvait lire que le macareux était mort. Étant examiné d’un vétérinaire, il a apparu que la cause de décès était l'attaque des parasites.


Macareux moine (Fratercula arctica, Lunni)

jeudi 15 août 2013

Ruisseau balnéaire


L’autre jour, plus précisément le 4 août, j’avais la chance à suivre un spectacle extraordinaire. Maintenant, en août, que les couvées ont quitté leur nids et les petits oiseaux se rassemblent en volées mixtes, il est possible de voir par endroits de grandes densités d’oiseaux. Ce jour-là, vers midi, une telle volée était stationnée autour du ruisseau pour se baigner, peut-être à cause de la temperature montée à presque 30. Pendant une demi heure que je les ai suivi des dizaines d’oiseaux se baignaient dans le ruisseau de longueur d’environ 15 mètres. 

Je faisait de mon mieux pour identifier les espèces et pour compter le nombre des oiseaux qui se baignaient au même temps. Depuis le balcon je ne voyais pas le ruisseau tout entier mais de temps en temps plus de dix oiseaux s’y étaient enfoncés aux meilleures places. Aux arbres entourants attendaient les autres. Il y avait des mésanges, des gobemouches, des pouillots. C’était comique. Ils y barbotaient bec à bec, queue à bec, et queue à queue n’importe qui était le voisin. La tolérance mutuelle était surprenante pendant cette cérémonie.

Le gobemouche gris (Muscicapa striata) et le pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) étaient les espèces dominantes. Il y avait aussi quelques individus solitaires de la famille de mésange, dont la charbonnière (Parus major), la noire (Periparus ater) et la bleue (Cyanistes caeruleus). Puis j’ai reconnu un pipit des arbres (Anthus trivialis) qui seulement se promenait au bord du ruisseau en tendant le cou comme un peu embarrassé. Il était possiblement l’individu qui s’était installé sur cet endroit déjà au printemps et était venu voir ce qui se passe dans sa territoire.

Évidemment le ruisseau possède la structure et le débit qui conviennent bien aux petits oiseaux pour se baigner. L’eau qui est limpide et fraiche coule sur la roche lisse, qui est par endroits doucement inclinée offrant à l’oiseau la possibilité de se mettre couché dans l’eau. Normalement ils le faisaient avec le bec à contre-courant mais aussi à l’inverse. Parfois un oiseau était emporté un peu de distance par le courant mais il semblait que les oiseaux le trouvaient seulement amusant.

C'est un peu drôle que le pipit des arbres, cet oiseau très sympa, est l'espèce très commune - en Finlande c'est la seconde après le pinson des arbres (Fringilla coelebs) - et au même temps c'est un des espèces les plus mal connues.

Pipit des arbres (Anthus trivialis)



jeudi 11 juillet 2013

Le matin ensoleillé


Le matin était ensoleillé. Étant allé au balcon je regardais et écoutais le ruisseau en-dessous. J’ai observé d’abord la femelle de gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) se baignant dans le bassin supérieur. Elle s’était positionnée sur le plan de roche à la sortie de l’eau. Elle barbotait un instant vigoureusement, puis restait tranquille et semblait heureuse. Elle répétait le même plusieurs fois sans étant pressée. Sans doute elle jouissait de se baigner dans l’eau courante et claire.

Le bassin supérieur

Puis au même temps, plus loin sous la deuxième cascade, j’ai aperçu un autre oiseau baignant, le merle noir mâle (Turdus merula). Il était un peu dissimulé par la végétation et je ne pouvais pas suivre depuis le balcon ses manoeuvres en détail mais évidemment le rafraîchissement du bonne heure était opportun aussi pour lui.

"La cascade du merle"

Mais cela n’était pas tout. Au même temps près du bassin inférieur il y avait deux pics épaiches (Dendrocopos major) trafiquant au bord de l’eau. Ils volaient d’avant en arrière entre l’eau et les pins entourants. Je ne sais pas s’ils se baignaient. Peut-être ils trouvait quelque chose intéressante à manger dans l’eau, parce que le ruisseau vraiment enrichit la population des espèces aquatiques.

"La cascade des pics"


mardi 22 novembre 2011

Edith Piaf et titityy


Voici une histoire qui m’est venu. Une personne que je connait avait visité le cimetière de Père Lachaise à Paris, où se trouvent les tombes des célébrités pour quelles les admirateurs continuent à apporter des fleurs et d'autre choses. Sur le tombeau d’Edith Piaf quelqu’un avait érigé un petit tableau avec un poème accompagné par la photo d’un petit oiseau, le fait qui avait emû mon amie tant qu’elle avait pris une photo de ce tableau pour un souvenir. Dans le poème on parle de la fauvette à tête noir (mustapääkerttu), le même oiseau pour lequelle le chant de Noël le plus aimé des finlandais a été dédié. Vraiement, la fauvette à tête noir est le meilleur chanteur du genre Sylvia.

Pourtant la photo n’était pas de cette éspèce mais d’une autre ayant également une calotte noir. Cétait la mésange charbonnière (talitiainen) qui represente un autre genre, et même une autre famille d’oiseaux. Alors le pauvre admirateur, dans son ignorance, avait fait un parallèle, évidemment sans le voulant, entre le chant d’Edith Piaf et la simple répétition d’un seul thème (titityy) de la mésange charbonnière !

Mon amie insistait que je coupe le cheveux en quatre en faisant attention sur un détail comme ca. Il m’a fallu lui expliqué que c’est la question d'une erreur de categorie. Ces deux oiseaux représentent deux differentes familles (Sylvidées et Paridés) et sont plus loin l’un de l’autre que l’homme est du gorille, ces dernières representant la même famille (Hominidés). Alors, il aurait plus acceptable (si on accepte les erreurs de catégorie) de mettre une photo d’un gorille sur le tombeau d'une personne, surtout s'ils ont quelque ressemblance du look, pour honorer les exploits de cette personne en tant qu'une éspèce de la famille.


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