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lundi 7 août 2017

Un éloge de la pensée intuitive

Il était rafraîchissant de lire l’interview du chercheur de psychologie Marjaana Lindeman dans Hesari 27/07/2017, sous le titre ”Uskon asioita” qui peut être traduit de deux façons: Je crois en choses ou Des choses de croyance. Elle faisait tomber avec calme des faits scientifiques, telles qui font ”les penseurs intuitifs” se cramponner plus décisivement dans leurs croyances. Son style faisait immanquablement me rappeler l’oeuvre de Pascal Boyer, anthropologue et professeur des sciences cognitives, ”Et l’homme créa les dieux. Comment expliquer la religion” (Gallimard, 2003). Avec l’approche scientifique et sans préjuges, Boyer examine des croyances variées et surtout la question pourquoi, enfin, croit-on. Le livre serait une excellente base pour l’éducation des religions aux écoles. 

Ce qui me reste à déranger est le dualisme un peu forcé des façons de penser, analytique et intuitive, proposé par Lindeman qui caractérise soi-même comme penseur analytique, et surtout le fait que la pensée intuitive était traité dans cet interview comme si elle était la propriété des personnes spontanées et moins éduquées qui, selon Lindeman, ”ne sont pas interpellées par la science qui est plus abstraite et difficile, tandis que la véracité nécessite la pensée rationnelle, analytique”. Tout cela donne une impression de quelques chose de dépassé, en effet d’un croyance (sic!), comme un vestige du paradigme de l’analyse, qui jurant au nom du réductionnisme et déterminisme produisait le triomphe de trois décennies des sciences dits dures, couronné par la visite de l’homme sur la lune. Ce qui est vrai ici est que la modèle déterministe basée sur l’analyse de l’état simplifié du présent peut être prédictive avec exactitude, mais seulement si les simplifications restent valables.

Lindeman semble avoir oublié que ce n’est pas l’analyse de l’état présent de la réalité mais plutôt son changement qui semble dominer la pensée humaine. Et l’homme ne seulement rêve d’une réalité meilleure, il cherche consciemment à y construire des structures ayant nouveaux fonctionnalités. L’homme est concepteur. La conception est du raisonnement depuis l’effet à la cause: comment créer une structure dont la fonctionnalité susciterait la fonction souhaitée. Cette mode de raisonnement qui avance à contre-courant du flux de causalité est appelé abduction.

Le raisonnement abductif - le terme est assez mal connu - est le don spécifique de l’être humain. Il se base sur l’intuition et ainsi sur l’expérience et connaissance tacite du concepteur, qui ne sont pas nécessairement liées au domaine du projet de conception en question. Une idée intuitive peut surgir aussi des domaines culturels entièrement différents, le fait qui accentue le rôle central de la pensée globale (holistique) dans la conception créative. Concevoir le voyage de vacance n’implique pas nécessairement de la résolution créative du problème si les activités souhaitées peuvent être garantis de façon routinière selon une recette antérieure. En revanche, la conception bien exécutée d’une restructuration dans un environnement complexe implique une espace de problème suffisamment large pour qu’elle alimente le surgissement des intuitions dans la pensée globale du concepteur. 

Dans la communauté scientifique moderne les fondements du paradigme de l’analyse, le réductionnisme et le déterminisme, commencent à être presque grossièretés. La science contemporaine jure plutôt au nom de la complexité de la réalité. Cette tendance se trouve aujourd’hui au seins de nombreuses disciplines en même temps, de sorte que le signe de la naissance d'un nouveau paradigme scientifique est visible. On comprend qu’un système complexe se renouvelle en permanence de façon créative, émergente, et il est impossible de prédire son comportement de ses parties élémentaires comme manifestent, par exemple, l’apparition des innovations ou les fluctuations des cours boursiers. L’intelligence de la complexité exige une approche interdisciplinaire dans laquelle les phénomènes individuels sont considérés comme faisant partie d'une totalité qui n’est pas fragmenté par les barrières artificielles humaines.

Cependant, la transition de la pensée traditionnelle à l’interdisciplinarité nécessite une réforme en profondeur de l'éducation et est un long chemin à parcourir. On a besoin de l’ontologie pour soutenir l'image globale de la réalité et des programmes de formation construits de cette base. L’ontologie doit unifier en particulier le langage des sciences humaines et des sciences naturelles. J’ai développé et testé avec mon groupe ce type d'ontologie dans plusieurs projets de conception créative avec de bons résultats. Probablement le plus mémorable des commentaires reçus est toutefois celui d’un soutenant de sa thèse de doctorat, qui s’adressait de moi à la fin de l'examen public avec le remerciement pour l'éducation que je lui avait donné pour toute la vie.



lundi 27 mars 2017

Complexité

”La réalité est complexe.” Cette phrase a l’air d’une déclaration d’une trivialité dont il est facile, intuitivement et superficiellement, d’être d’accord. Mais elle peut représenter aussi le point de départ d’une révolution scientifique, le plus profond jamais, qui nous mène vers un nouveau paradigme de toute science et en conséquence vers une nouvelle vue du monde. Cette dernière est le scénario que je veux brièvement examiner. Que désigne-t-on par les termes réalité et complexe ici?

Commençons par la complexité. Complexe peut se confondre avec compliqué. Par exemple, le langage de spécialiste peut être compliqué aux profanes en sens d’être inintelligible. Le public peut trouver la musique contemporaine ou moderne trop compliqué pour en saisir son idée. Beaucoup de vieillards trouvent l’utilisation des moyens modernes de communication trop compliquée pour eux. Dans toutes ces phrases le terme compliqué exprime une impression subjective. Le terme complexité a été récemment choisi par des chercheurs pour désigner la propriété intrinsèque de la réalité indépendant de ce que l’homme en pense. Il sert ainsi de la démarcation entre la réalité et sa modèle formelle qui est incapable de capturer toutes ses propriétés. 

Attribuant le terme complexité à la réalité ne spécifie pas encore la signification des termes complexité et complexe. Pour la rendre explicite on est obligé de plonger dans les profondeurs de la réalité. J’utilise le terme réalité dans le sens ”tout ce qui est”, c’est à dire la totalité pour laquelle on utilise aussi des termes univers ou monde. Ainsi, tout ce que je vais dire concernant de la réalité est une prise de position ontologique et il s’agit alors, par nécessité, de l’ontologie adéquate opposée des ”ontologies” des domaines spécifiques. Il est important de comprendre que la réalité comprend aussi nos pensées en tant que produits de notre corps (embodied mind) quoiqu’ils demeurent en dedans du corps.

Ça fait presqu’une trentaine d’années que le terme ”science of complexity” apparaissait dans la littérature scientifique américaine. Ca peut être pris, si on veut, pour le premier signe de la volonté de poursuivre un nouveau paradigme, mais alors le contenu de ce terme n’était pas spécifié de façon précise. Un essai de le faire était publié dans l’editorial du numéro 38 de La Lettre Chemin Faisant en 2001. Selon ce qui était proposé, la science de la complexité ”ne peut caractériser une discipline scientifique parmi d’autres, et nulle discipline ne saurait s’en attribuer la propriété épistémique. L’intelligence de la complexité, les modes de représentations et d’interprétations pour action qu’elle appelle, concernent toute l’activité scientifique en des termes interdisciplinaires. Chaque discipline peut se les approprier, dès lors qu’elle le fait intelligiblement en un même langage substrat, et qu’elle explicite la légitimation épistémique des propositions qu’ainsi elle construit. Et elle concerne aussi toute activité humaine collective, qui ne peut jamais s'enfermer durablement dans une stricte division du travail (qui est aussi division des travailleurs), et qui ne peut s'exprimer qu'en termes d’interactions”. 

Si tout ça s’effectuait, nous serions dans la situation que je proposait en 2000 dans un article en deux parts intitulé ”Université doit former des généralistes”. Mes thèses principales dans cet article étaient que (1) le nouveau paradigme à venir sera par nécessité holistique, (2) il se basera sur l’ontologie adéquate et sa langue unifiée, et (3) la théorie centrale unifiante sera probablement celle de la conception. Une dizaine d’années avant j’avait mis en route le développement de l’ontologie PSSP. Sa langue unifiée donnait pour la première fois la possibilité de produire des modèles holistiques intégrant la connaissance des artéfacts et celle des activités de l’homme et de prendre le premier pas vers la théorie générique de conception. Mais tout avancement jusqu’ici au cadre de ”la science de complexité”, incluant le succès de la théorie de chaos, n’est que de petits pas à côté du défi total de la complexité de la réalité.

La réalité dans sa totalité est créative. Autrement dit, la réalité produit spontanément sans cesse de nouvelles structures et phénomènes qui sont imprévisibles. Cette émergence restrain sérieusement l’utilité de réductionnisme et déterminisme, mais au même temps, dans sa créativité, elle tente à ruiner la nécessité d’un créateur surnaturel imaginé dit le Dieu. La réalité n’est pas homogène. Ontologiquement la réalité est nécessairement modulaire et hiérarchique.

Il y a des niveaux où les idées de réductionnisme et déterminisme sont bien valides comme témoigne le succès des projets spatiales: l’envoi d’une sonde et sa pose avec précision au surface d’un corps céleste se base sur les lois de Newton. Tout ça, malgrè très compliqué, est pourtant déterministique et ainsi pas complexe. Au même temps la biosphère est continuellement l’objet de l’évolution. Elle est complexe en conséquence de l’émergence qui s’exerce via la variation et la sélection, surtout des protéines capables de se reproduire. 

La marche triomphale de la science newtonienne aveuglait la communauté scientifique tant que peu à peu la modèle simplifiée de la réalité devenait l’ontologie même. Au même temps le niveau de réalité ignoré, celui-ci où demeure la complexité, était longtemps laissé ouvert pour la mystification, une source d’inspiration bien exploitée dans les domaines de l’art et de la religion. Aujourd’hui la réduction anticipée de cette espace menace de faire le Dieu une espèce en voie de disparition. Le pionnier de la théorie de complexité, Stuart Kauffman, propose dans son livre ”Reinventing the Sacred”, 2008, la redéfinition des termes Dieu et Sacré. ”Dieu” faisant référence à une construction théorique inventé par l’homme et ”Sacré” à quelque chose de divine, c’est à dire, à ce qui vient de Dieu, ainsi aussi bien inventé par l’homme, pourraient été donné de nouvelles connotations surgissant de la créativité de réalité.

Mais quelles sont les chances de succès de l’homme en attaquant la complexité de réalité? Est-ce que c’est face à l’émergence quand l’homme est enfin obligé d’avouer son insuffisance? Kari Enqvist, physicien et cosmologiste, prend la position dédramatisante à l’égard de l’émergence en tant qu’obstacle infranchissable. Pour lui le terme ne signifie que l’insuffisance de la modèle formelle spécifique adoptée (”effective model”) qui s’élimine par la révision de la modèle. Francis Heylighen, cybernéticien, a publié la taxinomie des types d’émergence en 1991. Il argumente que pour décrire l’émergence on doit recourir à la métamodèle dont la fonction est de contrôler la transition d’une modèle à l’autre représentant des variations retenues.

L’homme, un composant de la biosphère, possède la capacité unique, ainsi distinctive, de changer la réalité de façon consciente. C’est à dire, il a la capacité de concevoir. La conception se base sur la raisonnement déductive et inductive, comme fait l’analyse, mais en particulier sur la raisonnement abductive qui avance à l’envers, de l’effet à la cause. L’abduction a la caractère d’une course d’orientation dans un terrain inconnu avec la carte qui n’a que les courbes de niveau mais aucune information concernant la biodiversité de la végétation. Pour l’orienteur chevronné, faisant confiance à son intuition et créativité, une telle course n’est qu’une experience passionnante: il réussi de trouver son trajet qui n’est pas théoriquement optimal mais pas loin de là. Concepteur est capable de prévisions cultivés.

Comment formellement intégrer l´homme et son environment, c’est la question fondamentale de la théorie générique de conception. Il y a une vingtaine d’années j’en résumait mes idées en la modèle que j’appelle la cercle de conception (design cycle). Simplement exprimé, c’est la modèle dynamique de la conception de n’importe quoi. Ainsi, c’est aussi la modèle pour concevoir la modèle de l’émergence. Ainsi dit, je conclure que l’apprivoisement de la complexité de réalité semble possible. Au même temps il est sage de s’apprêter à l’émergence des surprises.





mercredi 16 novembre 2016

Populisme

Dans son numéro récent, Hesari publie cinq opinions de lecteurs sur populisme, dont une poursuit la définition scientifique de ce terme. Cette entreprise, très bienvenue, est par Vesa Kanniainen, professeur émérite de l’économie politique. À partir du fait que dans la démocratie il y a toujours des intérêts divergents des individus, et des coalitions opposées basées sur les différences de ces intêrets, il fait référence à la théorème de Kenneth Arrow selon laquelle une critère unique pour la prise de décision politique dans la démocratie est impossible. Ainsi ces coalitions défendent leurs intérêts et luttent pour le pouvoir et c’est la majorité qui prend la dictature. Pour s’approcher de la définition scientifique de populisme il se pose la question pourquoi l’intérêt de la majorité est aujourd’hui ce qu’il est. À son avis la question peut être prononcer aussi: Pourquoi les gens sont-ils si sensibles au lavage de cerveau?

Kanniainen cherche la réponse à l’aide de l’hypothèse des mèmes, le concept introduit par Richard Dawkins. Pas une mal idée. Le concept de mème est utile même pour définir ce qui signifie la culture. Les mèmes sont des unités culturelles: des idées, des valeurs, des contes, etc. Ainsi ”la culture est une population des mèmes, qui incites les individus à parler ou à agir de façon à ce que d’autres individus enregistrent une version dupliquée de ces unités mentals” (Pascal Boyer). La façon dont répandent les mèmes ressemble celle de l’épidemie. On pourrait ainsi parler de l’épidémie culturelle ou mentale. Il y a des individus résistants et ceux qui vont être contaminés. Le mécanisme est pareil autant pour les mèmes politiques que les mèmes religieux. Pascal Boyer a utilisé l’expression ”parasite cognitive de l’homme”, qui caractérise bien la facilité dont un mème survie dans l’homme peu résistant. Comme manifeste la religion et maintes décisions facheuses dans la politique récente, la vérité a rien ou peu à voir avec le succès de la propagation de l’épidémie. Une fois contaminé par des mèmes trompeurs, l’individu renforce son attitude actuelle contre les faits.

Il semble qu’il nous faut accepter que dans la démocratie, c’est comme ça qu’évolue la culture. Nous avons le monde que nous méritons.

dimanche 3 avril 2016

Islam pour des mineurs

Depuis 2003 on ne donne pas d’enseignement confessionnel de la religion en Finlande. On donne de l’enseignement de l’islam aux écoliers qui (dont les parents) sont islamiques. Pour cette finalité la Direction générale de l’enseignement a fait éditer une série de manuels ”Salam - islamin polku” (le sentier de l’islam), dont le troisième volume vient d’être publié. Ce volume, et au même temps l’enseignement de l’islam en général en Finlande, est critiqué dans Kanava 2/2016 par Timo Saloviita, professeur de la pédagogie. Il constate qu’il est vrai que l’islam est devenu un culte dont l’intérprétation est sous le débat continu. L’enseignement de l’islam dans le pays où luthéranisme est l’Église d’État ne peut pas se dérouler sans tension. Les deux sont des religions des missions d’une seule vérité, et ensemble, peut-on atteindre, vont mal sous le même toit.

Le troisième volume a été ecrit par quatre femmes. Leurs noms de famille sont tous composés de deux parts dont l’une est finnoise et l’autre semble arabique. L’article informe qu’au moins deux d’elles sont islamiques convertis de la chrétienté. Ont-elles réussi de composer un manuel qui soit satisfaisant pour tous? Est-ce que le manuel se conforme à la neutralité exigée par le programme? Est-ce qu’il correspond au faits? Comment y est-il traité la relation entre l’islam et le monde des valeurs de l’ouest?

Au début, aussi bien l’enseignement que le premier volume du manuel, étaient fortement confessionnels. Les enseignants manquaient les qualifications nécessaires et les leçons pouvaient commencer en jurant par Allah, comme il est décrit dans quelques mémoires universitaires. C’est justement pourquoi il est important qu’au moins les manuels soient neutrals. Mais on a calculé que dans le premier volume de Salam on utilisait 193 fois l’expression ”nous” en parlant des musulmans (”Allah est notre Dieux”), on offraient 219 fois des doctrines islamiques (”Allah a cré tout”) et donnait des préceptes basés sur l’islam (”Il nous faudrait suivre son exemple”). Selon Saloviita, ces phénomènes se répétent même dans le volume récent.

La seconde question concerne les faits. Est-ce qu’on apprécie les faits scientifiques en enseignant de l’islam aux écoliers? Selon Saloviita, la relation entre l’islam et la science est bloquée! La reconnaissance en islam de son propre histoire est basée sur des récits médiévals, les mêmes récits qu'aussi les rechercheurs de l’ouest ont pris pour la vérité. C’est de cette façon qu'est née le récit bien connu sur le prophète Mahomet qui a agi à la Mecque et reçu ses visions quelquefois entre 610 et 632. La recherche scientifique de l’islam commençait en Europe à la 19ème siècle et a produit de nouvelles interprétations qui sont sous la discussion contemporaine. Par exemple le nom Mahomet n’existe dans les textes que depuis le début de 9ème siècle. Le deuxième volume de Salam dépasse complètement ces examens-ci, bienque le programme exigerait leur traitement.

La collision de l’islam est les valeurs occidentales est inévitable. On est ainsi forcé de trouver des solutions supportables dans les sociétés multiculturelles. On fait beaucoup d’efforts à l’ouest pour construire des versions d’islam idéalisés et ainsi faciliter l’integration culturelle. En résultat, dépassant par exemple le jihadisme et la soumission des femmes, on peut atteindre l’acceptation, mais pas celle de l’islam mais celle de sa version propagandiste. Le troisième volume de Salam suit ces même traces. Mahomet a ète converti au papa gâteau qui aide ses nombreuses femmes dans les devoirs doméstiques. Rien sur des crimes de sang rapportées au récits. Mais qu’est-ce qui se passera alors que l’enfant rencontre l’islam réel qui ne correspond pas celui qu’il a appri à l’école?

Saloviita se demande si c’est raisonnable d’enseigner des religions séparément - ou si c’est raisonnable d’enseigner des religions du tout. Le système présent est sous la critique augmentante.  



jeudi 21 mai 2015

Pauvre homo sapiens

Nous sommes des créatures intelligentes. Si nous le voulons ou non. Nous voulons savoir ce qui se passe, nous le voulons tout le temps. Nous voulons savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est comme une maladie et au même temps un moteur que nous portons dedans, qui nous directe et nous donne la force et la raison d’être. 

Naturellement il n’y a pas de connaissance pour savoir tout. Ça signifie qu’il nous faut nous contenter d’accepter des explications partielles, des hypothèses, et finalement le fait que pour quelques phénomènes il n’y semble être aucune explication pour le moment ou possiblement jamais. Ce dernier est le plus pénible état des choses, parce qu’il nous laisse sur rien. 

Anciennement la connaissace de l’homme de la réalité, autant intérieure que cosmic, était vague mais évidemment suffisante pour l’homme à savoir mieux que les autres créatures comment survivre. Mais il y’avait aussi des phénomènes centrals mystiques sans aucune explication comme ceux associés à la mort des proches. Pourquoi une personne continue à vivre dans mon ésprit après sa mort? Pour surpasser telle incertitude insupportable il n’y avait qu’inventer quelque chose faut à mieux et l’accepter comme explication, c’est à dire accepter l'auto-tromperie. Et voilà, ça marchait, surtout si l’entourage acceptait la même explication.

À travers le temps, l’evolution nous a fourni d’une tendance à l’auto-tromperie, c’est à dire à accepter facilement des explications inventées. Et ça fonctionne même s’il y’en avait de la connaissance des faits disponible! Mais l’homme reste une créature intelligente. Lui, il reste conscient de la réalité, aussi du fait, qu’il a accepté une explication inventée. Lui, il est plus ou moins conscient des circonstances où cette acceptation a eu lieu. Il est peut-être pour lui possible de comprendre que pour garder cette explication inventée, il lui est nécessaire de rester continuellement influencé par des activités, intérieures ou extérieures, encourageantes.

Même dans plusieurs sociétés modernes il y a des agents bien organisés dont l’intéret est de soutenir des individus à garder leur croyance sur quoi que ce soit. Prenons l’Église. Ses activités encouragent de rester sur le niveau d’enfant. Les enfants sont bien sûr équipés de cette même machinerie d’intelligence, mais possèdent très peu de connaissance et la capacité limitée de raisonnement. Idéaux pour être trompés. Luther n’était pas bête: ”La connaissance est la pire ennemie de la foi.” On peut lire chaque printemps dans les journaux locaux comment un groupe d’adultes, le pasteur du village et quelques agriculteurs, se rassemble au coin de champs pour bénir la terre, un rite où le pasteur prononce les mots mystiques: ”Älä tule paha kakku, tule hyvä kakku.”

Dans les sociétés musulmans les rites sont le moyen principale. Pour être efficace le rite doit être répété frequemment, plusieurs fois par jour. Et toujours de la même façon, autrement il ne fonctionne pas, la magie trompante s’évanouira. Pyllistys d’équipe quotidien des musulmans (mâle) pourrait devenir moins pitoyable à regarder si quelqu’un trouvait que voilà nous avons un nouveau entrainement physique pour tout le monde: ”C’est bon pour le dos et la circulation!” (par exemple).

Nous haïssons un combattant individuel d'ISIS qui déclare que le motif pour lui à détruire des ruines précieuses en Syrie est purement religieux. Mais il est le victime de la tromperie à laquelle il comme tous ses camarades ont été soumis depuis l'enfance. Est-ce que nous devront les aimer plutôt et faire convertir ce sentiment aux actions tant que la destruction des systèmes totalitaires deviendrait possible?

Pour que cette espèce ne périsse pas à cause de la tromperie et ses conséquences (disons les guerres de religion), elle devrait apprendre à accepter l’incertitude alors qu’elle surgit de la connaissance incomplète, parce que cette même espèce travaille sans cesse pour la compléter. La connaissance scientifique doit être rendu disponible à tout le monde par l’éducation, le fait qui nécessite la libération des systèmes scolaires de l’enseignement basé sur croyance.

Aussi et surtout, l’enfant veut savoir ce qui se passe, il le veut tout le temps. Il veut savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est dans l’enfant comme une maladie et au même temps un moteur qu’il porte dedans, qui le directe et le donne la force et la raison d’être. Souvent on est obligé de penser que les enfants doivent être protégés de leur parents. ”Honore ton père et ta mère” doit être retourné à ”Honorez vos enfants”.

jeudi 26 février 2015

La sécularisation est parti déjà

Est-ce que vous fiez encore à la sécularisation? C’est à dire, au fait que les religions et les Églises sont en train de perdre, peu à peu, leur importance. Oui, il y a beaucoup de gens qui croient que c’est une tendance vraie. En Finlande ce groupe se compose des rechercheurs, des rédacteurs, des personnes souvent appelées intellectuels. 

Maintenant ces gens-là se trouvent embarrassés parce ce que des phénomènes liés au religions surgissent partout. Même depuis Finlande quelques jeunes sont partis pour lutter dans les rangs des islamistes. Qu’est-ce qui se passe? La tendance de se séparer de l’Église semble continuer, ce qui est rassurant, mais on entend, possiblement davantage qu’avant, des gens parler à haute voix des anges, de ce qu’ils ont fait dans leur vies précédantes etc. Brièvement dit, Finlande ne se sécularise pas, elle est en train de s’idiotiser.

Avant, il était plus facile de se fier à la sécularisation. Dans la liste des facteurs qui soutenaient cette conviction se trouvent la philosophie du siècle des Lumières, la foi à la science, le communisme, et l’idéal de la communication objective, qui laissaient des choses spirituelles à l’éxterieur. Aujourd’hui au moins les stalinistes ont disparu, mais les chrétiens sont dans le gouvernement. 

Pour un intellectuel, un croyant a été comme un bouton d’acné: un peu désagréable, mais sans danger, qui va se sécher en son temps. Ne pas tripoter, ça aggrave la situation. Faire semblant de ne pas faire attention. Ne pas en parler. 

Les intellectuels finlandais ne se sont pas mêlés à la discrimination et la violence mentale au sein des sectes religieux au même temps qu’ils en font du tapage autrement. Parler de la discrimination et la liberté d’expression au plan général est plus facile pour l’intellectuel que reflechir au concepts de sacré ou âme. Et le plus difficile est de prendre les croyants au sérieux.

Pour comprendre des phénomènes d’aujourd’hui, les croyants (ces idiots) doivent être rencontrés comme adultes responsables en les regardant droit dans les yeux. On ne peut pas cacher sa tête au buisson quand c’est le buisson ardent!


Le texte cidessus est une adaptation de la chronique de Anna-Stina Nykänen, apparue aujourd’hui dans Hesari.

mardi 27 janvier 2015

Les limites de la liberté d’expression

La première chose à dire avant d’aller à la liberté d’epression est que chaque fois que l’on pose des limites sur quelque chose on crée des difficultés! C’est parce que la limite est toujours une artificialité (sauf en mathématiques). Il n’y a pas des limites, en stricte sens du terme, dans la réalité physique: tout forme une totalité. Bien sûr sont les limites nécessaires, parce que nous ne pourrions fonctionner d’aucune manière raisonnable sans essayant de limiter et ainsi diviser la totalité pour la conceptualiser et ainsi y identifier des objets, mais le résultat de cette entreprise est que les objets ainsi crées sont des artefacts. Normalement tout va bien avec un artefact si nous pouvons le traiter supercifiellement, mais les difficultés apparaissent peu à peu en s’approchant de ses limites.

La nature artificielle et la difficulté du concept de limite est assez bien connue et traité dans la littérature scientifique. Le philosophe Barry Smith a même développé une ontologie où limite est défini différemment pour les objets spatiales (”bona fide” boundaries) et pour les objets basé sur la démarquation humaine ou sociale (”fiat” boundaries). Et, naturellement, parce qu’ici Smith a divisé le concept de limite en deux et ainsi créee une limite entre eux, cette dernière doit être un artefact aussi et il en doit exister des limites qui sont ”bona fide” et ”fiat” au même temps. 

La liberté d’expression, si j’utilise encore les termes de Barry, est un objet de type ”fiat” qui se trouve dans le monde sociale, et ses limites peuvent être définies seulement dans le cadre sociale. Les moyens de définir les imites se composent des aquis sociaux des individus et des textes législatifs, des sanctions etc. (Un exemple d’un objet de type ”bona fide” serait la balle de tennis, dont la limite apparente est la surface de la balle qui n’est pas, pourtant, une surface mathématique sans épaisseur, mais une zone composée de plusieurs objets, dont les fibres de textile et l’air.)

Ceci dit, il est clair que la définition des limites de la liberté d’expression par la législation est une mission impossible. Aussi devrait-il être clair qu’enfin la mission de la législation n’est pas l’enseignement des manières aux citoyens. C’est le devoir des familles, des écoles et la société en général. La loi peut déclarer, comme elle a fait par exemple en Europe, que toute personne a le droit à la liberté de s’exprimer et que cette liberté est un des droits les plus précieux de l’homme. Les limites, dans la vie quotidienne, sont pourtant définis par les individus et des collectives selon leur principes moraux. Quand il y a des problèmes avec les limites à cause de differences dans les principes moraux, c’est ces principes qui doivent être examinés.

La science moderne a été capable de prouver que les enfants possède un code moral déjà en naissance. C’est une capacité développée au cours de l’évolution et ainsi héritée. Au même temps il est devenu clair que l’homme n’a pas de ”gène religieux”. Tout croyence religieux est planté dans l’esprit de l’enfant, incapable de se défendre, par ses parents, sa vulnérabilité ainsi créée étant désormais exploité par le collective religieux. (Étrangement, quand on parle de l’enseignement d'une religion spécifique aux enfants, on les appelle des enfants musulmans ou chrétiens etc, quoiqu’on devrait parler des enfants dont les parents sont musulmans ou chrétiens etc). Paradoxalement, l’Église a toujours déclaré que c’est la religion qui est la source de la morale.

La liberté d’expression doit rester totale et illimitée de point de vue du texte législative, mais doit être limité par les personnes mêmes qui exercent cette liberté ou, s’ils ne possèdent pas l’auto-critique suffisante basée sur des principes moraux appropriées, c’est les juges qui doivent prendre soin de la limitation, selon leur propre principes moraux.

samedi 17 janvier 2015

Je suis Charlie?

Maintenant, quand un peu de temps est passé depuis les événements horribles de Paris, on doit essayer de les mettre dans un contexte plus vaste. De quoi s’agissait-il enfin?

Commençons par une interprétation naïve, selon laquelle c’est la question, d’une part, de l’insulte intentionnelle de la part de Charlie Hebdo et, d’autre part, du sentiment d’être insulté auprès des islamistes extrémistes. Autrement dit, il y a eu une action provocative qui a suscité une réaction désespérée. Charlie Hebdo était la cause, et le massacre était l’effet. 

Cette interprétation fournit automatiquement une sorte de légitimité pour ”comprendre” la réaction (une ”compréhension” associé avec des cris effrayés, bien sûr) et pour prendre une attitude accusatrice (et hypocrite) à la provocation. Mais c’est justement parce que c’est naïve d’interprétation. On doit aller derrière la volonté d’insulter et, surtout, le sentiment d’être insulté pour voir mieux.

Est-ce qu’il y a des groupes de gens qui plus fréquemment que les autres manifestent le sentiment d’être insulté? Oui. Et il y a un groupe qui a pris le droit de le manifester en son privilège, les religieux. Même aujourd’hui nous avons en Finlande la loi qui protège la communauté religieuse du blasphème. Il n'y a pas si longtemps le blasphème était une acte criminelle. (Nous nous rappellons bien le procès contre l’écrivain Hannu Salama. Maintenant cette affaire est mieux connu comme une attaque impitoyable de la communauté religieuse contre un individu, lui.)

Le blasphème est visé contre la religion et se matérialise souvent comme une attaque contre ses symboles, dont le dieu quelconque, qui est toujours la création de l’homme basé sur imagination, les prophètes, qui souvent sont des personnes historiques attribués des traits qui les ont modifiés en mythes, ou l’Èglise. Il est important de comprendre que le cible du blasphème n’est pas les individus croyents. Comment, alors, est-il possible que les individus, comme les terroristes à Paris, se sentent tellement insultés par le blasphème? (La réponse ”c’est parce qu'un être imaginé ne peut pas avoir un sentiment” est trop facile pour expliquer.)

Prenons un exemple d’un autre domaine. Un groupe de physiciens propose l’existence d’une nouvelle particle élémentaire. La communauté scientifique est plus tard capable de prouver que l’existence d’une telle particle n’est pas possible. Évidemment la trouvaille n’était pas basé sur données suffisamment crédibles et le groupe était tombé à l’auto-tromperie. La science avait pourtant fait un pas de progrès précieux: grace à cette erreur (la cause) on avait pu éliminer (l’effet) une des branches potentielles. 

Comment ci-dessus est-il lié à notre cas? D’abord, le groupe avait crée quelque chose de magnifique à laquelle ses membres confiaient sincèrement n’étant pas conscients de leur auto-tromperie, ou en le négligeant. Puis cette tentative pour le nouveau modèle de l’univers a été attaqué et démoli par ceux qui ne l’acceptaient pas. Est-ce que les partisans de ce modèle se sentaient insultés? Non! Au contraire (au moins enfin) ils étaient fiers d’avoir avancé la science, parce que c’est justement comme ça que la science avance: via des hypothèses, même théories, prouvées fausses, réfutées. Autant les partisants que toute la communauté scientifique pouvaient constaté, une fois encore, que la science est la seule institution humaine où l’auto-trompérie collective est impossible.

Toutes les religions sont basées sur l’auto-trompérie. C’est le fait que chaque individu sait en son for intérieur, au moins comme un soupçon délicat de temps en temps. C’est aussi la vérité que la science moderne a été capable de prouver que la preuve de l’existence ou nonexistence des dieux ou d’autres êtres surnaturels ne soit pas possible. Sans aller aux profondeurs de la preuve, le même constat peut être exprimé aux termes plus scientifiques simplement: la religion est le parasite cognitif de l’homme (cit. Pascal Boyer). Cette trouvaille peut signifier que dans la population de Homo sapiens il y aura toujours une fraction qui est réceptive à ce parasite. Mais aussi pour eux la nécessité de remplacer des faits par explications imaginées réduit constamment au cours de l’accumulation de notre connaissance de la réalité, la connaissance de nous-mêmes comprise.

Deux traits très typiques pour l’espèce de l’homme sont la grande capacité d’imagination et la volonté de se tromper. Ensemble, les deux forment un mécanisme puissant, souvent inconscient, pour rapidement construire des explications aux phénomènes que l’on ne comprend pas. Cette auto-tromperie individuelle est le produit de l’évolution pour nous protéger. Au niveau individuel ces explications de secours sont abandonnés quand la situation se normalise, mais peuvent devenir permanents si continuellement soutenus par un collective entourant. C’est ce qui se passe dans la communauté religieuse.

La peur de l’effondrement de la construction mentale trompeuse, autant pour l’institution que pour l’individu, est grande. Si poussé à l’extrème, toute menace contre elle doit être éliminé tout moyen étant permi. Ça explique ”la réaction”.

Pour cesser l’exploitation de la propension de l’individu à l’auto-tromperie par la religion institutionnalisée, il n’y a pas de moyens scientifiques (sinon à long terme). Ce qui reste sont les moyens de l’art - compris la volonté, voire la nécessité, d’insulter. Ça explique ”l’action”. De ce point de vue on pourrait exclamer: Vive le blasphème!

- Et toi, es tu Charlie? 

- NON! SI USÉ JE SUIS. NON (le palindrome du jour)

vendredi 17 janvier 2014

On discute la religion

On discute aujourd’hui la religion dans le cadre vaste: sa position, son statut, son poste, sa situation, sa fonction etc. C’est un signe de la nécessité de réévaluation, mais n’importe d’où vient cette nécessité, c’est un bon signe. 

Par exemple, on discute l’enseignement de la religion. En ce moment cette discussion en Finlande se déroule associée au renouvellement de l’éducation scholaire en général. On a soulevé la question si sa place est dans les écoles du tout. Maintenant la religion est une matière scolaire en Finlande (au contraire de France) mais, par la loi, son enseignement ne doit pas être confessionnel. En pratique, pourtant, les enseignants mêmes sont souvent croyants de quelque sorte et des éléments confessionnels s’entrainent nécessairement aux destinataires au moins en messages subliminaires, sinon explicites. Clairement, si la religion reste en matière obligatoire aux écoles, le contenu de la matière et son enseignement doivent être soumis à une réévaluation profonde. 

Parce ce que nous avons la liberté de culte, la loi oblige les communes à organiser, pour chaque culte d’au moins 5 pratiquants, un enseignement de sa propre religion. Cette situation curieuse a soulevé un débat séparé. Non plus cet enseignement ne devrait être confessionnel, mais il y’en a d’autres aspects ici. D’abord, on a pas suffisamment d’enseignants compétents pour telle éducation fragmentée. La question essentielle est pourtant, pourquoi désintegrer les éléves sur la base de culte quand il serait si important de les faire mieux connaître l’un l’autre. Enfin, les enfants ne sont pas des pratiquants d’un culte, c’est leur parents. Le respect des autres cultures et traditions est une attitude respectable en soi, mais ne doit pas être exagerée dans la mesure où l’on respecte son attitude plus que cette liberté même. Il semble qu’on est en train de comprendre l’absurdité du système.

La religion, dans toute sa forme, est tellement central pour l’humanité, que son enseignement, à mon avis, devrait rester obligatoire aux écoles. Alors, pourtant, il faut que son but soit complètement différent basé sur notre connaissance moderne au lieu des écritures anciennes. Une question centrale à reflechir sera, pourquoi croit-on? Du point de vue cognition va-t-on ouvrir la question plus spécifique: qu’est-ce qu’il y a dans l’être humain qui le fait si réceptif aux pensées religieuses? Avec la perspective antropologique et historique va-t-on révéler des mechanismes de l’évolution de religion depuis des croyances primitives jusqu’aux formes doctrinées et institutionnalisées d’aujourd’hui. Bien sûr sera-t-il impératif de clarifier la question sur la morale et faire connaître les résultats de la psychologie moderne à cet égard. Le but et contenu ainsi spécifiés signifieraient que les exigences de la compétence des enseignants seront aussi complètement différents.

Aussi dans l’armée on envisage des renouvellements en ce qui concerne la participation des appelés aux moments de recueillement communs. Chaqu’un, soit-t-il le membre de l’Eglise ou non, sera libre de se refuser de la participation. Le commentaire de l’aumonier général était un peu amer: ça ne peut pas signifier que l’appelé reste dans la chambrée pour lire des bandes dessinées. Mais il y a des bandes déssinées de haut niveau aussi. Peut-être la lecture pourrait donner des impressions plus ennoblissantes?

mercredi 6 novembre 2013

Bébé: Bon dès sa naissance


Les connaissances de moi et ma femme depuis plus de quarante ans, un couple de notre age, avait fait la décision de se séparer de l’Église vers la date de la naissance de leur premier enfant. La dernière goutte était le baptême à venir, la cérémonie pour libérer le nouveau-né du péché originel. La notion du péché originel, comme aussi celles de l’enfer, la genèse et plusieurs d’autres basées sur les écritures religieuses anciennes, continuent à survivre dans la société moderne sous le poids de l’évidence scientifique accumulant avec accélération. Dans les discussions publiques, au moins en Finlande, on évite aujourd’hui de faire référence à certains de ces notions, déjà fragiles et obsolètes, pour ne pas se ridiculiser. Au mème temps au sein de quelques sectes, des enfants sont intimidés par les horreurs de l’enfer dans le ”but educatif” (pour ne rien dire de l’abuse même plus grave).

Aujourd’hui nous savons avec certitude, grace aux résultats de la recherche expérimentale des psychologues que les enfants sont beaucoup plus compétent que les parents ont jamais cru. On a pu démontré que les enfants dès trois ans ont un jugement moral très développé. Ils ont l’intuition que frapper quelqu’un est mal, que ça soit interdit ou non. Selon Pascal Boyer "cela veut dire qu'ils possèdent les premiers rudiment du concept de comportement éthique". Ils ont aussi l’intuition qu’amener un jouet à table est mal mais seulement si ça a été expressément interdit. Ainsi, les enfants sont même capable de distinguer la violation de principes moraux et de règles de conduite. Ces résultats ont été obtenus aux situations diverses dans différentes cultures. 

L’autre jour j’ai vu une émission ”Babies: Born to Be Good” faisant un rapport des résultats frappants des recherches récentes sur l’intuition morale des enfants moins d’un an!. Pendant une heure on avait la joi de suivre comme les bébés attendrissants choisissaient les ”bons” ours en peluche sur des ensembles de deux ou trois. Le sentiment d’empathie de l’enfant était reconnue par la durée prolongée de sa vue dirigée vers son choix. Les enfants dans tous les groupes d’ages, 10, 6, et 3 mois, choisissaient systématiquement la peluche qui était gentille aux autres. Dans une autre série d’expériments on démontrait que les enfants très jeunes possèdent le désir spontané d’aider les autres, les adultes compris. Le résultat curieux était que l’enfant gratifié de cette conduite n’etait plus, la seconde fois, aussi active à aider. Voici quelque chose à reflechir pour les éducateurs.

La conception traditionnelle est que l’enfant apprend la conduite moralement correcte sous la peur de condamnation de l’autorité (comme le Dieu ou ses parents). Cette idée a été exploitée par les éducateurs au niveau institutionnel (l’Eglise) aussi bien qu’au niveau individuel (dans les familles). Les sanctions et les moyens de correction ont varié au fil du temps et encore aujourd’hui frapper un enfant par son parent est largement toléré. Autrement dit, dans plusieur cultures il est acceptable pour père ou mère de frapper son enfant, ce petit être humain qui par son système d’inférence précoce, le sens moral, sait que frapper quelqu’un est mal, sans que personne ne le lui ait appri.

On a récemment lu qu’un père français était condamné pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. On doit noter bien la justification du père: il me devait du respect (le fils ne lui disait pas bonjour depuis trois jours). D’où vient ce droit de père à exiger du respect de la part de son fils? Ne serait-t-il plutôt que c’est les enfants que doivent être respectés? Les parents qui respectent leur enfants vont automatiquement être respectés d’eux, ces êtres intrinséquement moraux depuis la naissance. À Dieu pour toujours le péché originel.

dimanche 7 juillet 2013

Le droit à tuer


L’homme, a-t-il le droit à tuer des moustiques?

Tuer un objet vivant est de susciter une modification fatale à la structure de son corps tant que l’objet va perdre enfin et définitivement toute sa capacité de fonctionner, le faire perdre son identité, le faire mourir. C’est toujours une action dramatique si on considère la complexité de la structure, même chez les plus primitifs objets, et la fonctionnalité génial y cachée, et le fait que mourir est un phénomène irréversible.

”Dramatique” est, bien sûr, une expression qui n’existe que dans l’esprit de l’homme étant capable d’apprécier cette complexité et qui signale ainsi que le droit à tuer pour l’homme soit fondamentalement différent de celui pour d’autres objets. Il n’y a rien de dramatique pour la mésange charbonnier ayant réussi de saisir une moustique quand elle l’écrase pour l’avaler. Non plus n’a l’homme des difficultés d’accepter cette action en tant que manifestation de la fonctionnalité excellente de la chaîne de nourriture dans la nature. Autrement dit, le droit à tuer, la perte définitive des créations merveilleuses de la nature, ce n’est pas seulement acceptable, c’est souhaitable, c’est la nécessité. Mais pour l’homme c’est plus compliqué. Voici une ligne de démarquation de plus entre l’homme et les autres êtres vivants.

Quelles sont les limites du droit de l’homme à tuer des objets vivants, les autres hommes inclus? Aurait-t-il, l’homme, vraiment le droit à tuer d’autres hommes, le droit qui soit acceptable, souhaitable, même nécessaire? Pourquoi pas, si on manipule (comme on a fait) la définition de l’homme tant que l’ensemble des êtres humains devient un ensemble flou. Alors, quand on s’approche des limites de l’ensemble on y trouve des membres dont le degrée d’appartenance dans cet ensemble est moins de 100 pour cent. C’est dans cette zone où se trouvent les membres, les espèces de son propre genre, qui ont donné pour l’homme le droit à provoquer un avortement, à l’euthanasie, à la peine de mort etc. 

La notion de l’ensemble flou n’est pas une artificialité, au contraire. Le problème central dans son usage pour décrire la réalité est que toute définition de la zone incertaine est subjective. Mais c’est justement que sont les opinions politiques. Par exemple la loi de l’avortement peut être soumise au référendum pour obtenir une définition subjective, pourtant collective, de la fonction d’appartenance. Malgrès que référendum est seulement en partie basé sur la connaissance, il est plus utile que l’opinion religieuse, qui ne se base qu’au dogmes.

Quand il s’agit de l’avortion, le leader du partie populiste (les vrais Finlandais) Timo Soini répéte de la voix solennelle qu’il est orthodoxe et pour lui la vie est sacrée. En écoutant soi-même manifester en public cette grande fidélité il semble chaque fois un peu ému. Mais dire comme dit Soini est dans la même catégorie que justifier le droit à tuer ceux qui n’ont pas la même foi que soi, au sens qu’il est facile de déclarer sacré n’importe quoi (la vie, jihad) quand la responsable d’une telle déclaration n’est pas la personne même mais la responsablilité est chargée aux anciennes ècritures telles que l’homme a jadis voulu déclaré sacrées et dont les interprétations sont multiples. Je ne peut pas être sûr ce quelle soit l’opinion de Soini sur le droit à écraser des moustiques, mais je croix qu’il l’accepte - avec plaisir. Il dirait: ”Meuh, l’homme est la moustique sont differentes choses” et en il a raison, mais alors il admetterait que la vie de la moustique n’est pas sacrée, ou que ce qui est sacré peut être démoli par l'homme.

À cause du fait qu’en réalité l’ensemble d’être humains est flou, sa manipulation est aussi facile que l’interprétation des anciennes écritures. Alors, n’importe quel sous-ensemble d’hommes peut être défini inférieure aux ”vrais hommes”, dont persécution est acceptable, souhaitable, même nécessaire. Il suffit de le fournir un attribut négatif basé sur le race, d’une maladie, de l’age, de la ”fausse” foi, etc., même du sexe! La volonté de donner de telles marques est majoritairement basée sur une attitude, celle d’un individu ou d’un collective, mais peut être aussi bien de la politique calculée.

La manipulation similaire est possible en ce qui concerne l’ensemble de tout objet vivant: ”Pour moi la vie de la moustique n’est pas sacrée, parce ce que le hais, mais la vie vie de mon chien me l’est, parce qu’il m’est cher.”

jeudi 13 juin 2013

Adieux aux Dieux


Sur ma table de nuit il y’en reste quelques livres, que je lis et relis de temps en temps depuis leur parution. En effet, c’est seulement maintenant que je me rends compte qu’ils représentent de la production de trois professeurs d’université, chaqu’un au top niveau de son domaine. Je n’ai pas tellement rendu compte non plus au fait que leur domaines d’expertise sont entièrement differents quoiqu’ils s’approchent du mème problème: la religion. Évidemment c’est justement la variété de perspectives qui donne de la fascination particulière pour cette ensemble d’oeuvres de haute qualité.

Le livre que je veux mentionner le premier est celui de Pascal Boyer, intitulé dans mon édition francaise ”Et l’homme créa les dieux, Comment expliquer la religion”, publié en 2001 au même temps que l’édition initiale en anglais. La perspective de Pascal Boyer est la combination fructueuse de l’antropologie et la science cognitive. Son explication est convaincante dans sa logique et concision. Il est capable de présenter en résumé final ”une histoire complète de toutes les religions” en quatre pages, simplement parce qu’enfin la religion n’est qu’un effet secondaire de notre cerveau, un parasite cognitif. Pour regretter que le résultat semble frustrant, l’auteur assure que la religion retiendra sa grandeur: ”elle sera essentielle pour la vie de beaucoup de gens, impliquera des expériences émotionnelles intenses, poussera les individus à tuer ou à se sacrifier”.

Le second livre est par Stuart Kauffman, ”Re-inventing the sacred: A new view of science, reason and religion”, publié en 2008. Il s’approche du sujet de la perspective combinée d’un biologiste est d’un rechercheur de la science de la complexité. L’auteur s’intérésse de l’origine de la vie et attaque fortement contre le réductionnisme. Admettant que rien ne peut se passer, qui violerait les lois physiques, il maintient que de telles lois, pourtant, ne peuvent pas prédire tout ce qui va se passer. Les phénomènes inattendus se multiplient à chaque nouvelle échelle de complexité, le monde est émergent dans sa compléxité et grace à sa créativité. Alors, nous n’avons plus besoin de l’agent surnaturel externe en tant que créateur inventé par l’homme. C’est le monde même qui est le créateur - le créateur de soi-même. 

Selon Kauffman, le Createur doit alors être remplacé par la Créativité. Mais que faire avec le Dieu qui reste maintenant sans travail? Malgré le fait que pour lui et tant d’autres gens le mot Dieu est corrupté, Kauffman fait une proposition bienveillante mais risquée pour sa redéfinition: ”L’infinité des possibles, ouverte par l’émergence et les surprises de l’évolution darwinienne, suffit à nous remplir d’émerveillement. Cette créativité infinie mérite ainsi largement le nom de Dieu”.

Troisièmement, j’ai entassé au fil d'années presque toute la production de Kari Enqvist sur ma table de nuit (oui, elle est pleine). Depuis dizaine d’années il a écrit plusieurs livres en finnois sur la religion de point de vue de physicien et cosmologiste, dont le plus récent en 2012, "Un incroyable voyage au pays des croyants". C’est de la littérature plus légère que ci-dessus, mais pas moins intellectuelle. Enqvist est réductionniste, ce qui rend son point de départ contradictoire avec celui de Kauffman. Selon Enqvist, ce qu’on souvent appelle émergence est en effet la perte d’information des modèles macroscopiques (effectives). Mais comme démontrent ses oeuvres, la religion apparait inutile aussi de la perspective réductionniste. Les seules objects fondamentaux du monde sont les particules élémentaires et leur mouvement. 

Enqvist se fait appeller areligieux comme semble faire Boyer. 'Être areligieux' implique, contrairement à 'être athée', qu’on n’a pas de mission pour essayer de prouver aux croyants que le Dieu n’existe pas. Kauffman tient à s’affirmer athée.

mercredi 31 octobre 2012

Autarcie


Commençons par la définition du mot autarcie (aussi autarchie): "Qualité de celui qui se suffit pour soi-même". Alors le terme fait référence à une sorte de système autonome ou fermé. Le plus souvent autarcie signifie l'état d'une collectivité qui se suffit à elle-même pour la production et consommation des biens, et plus généralement aussi, pour la production et consommation des produits plus abstraits comme, disons, des pensées. 

L'Organization de la Conférence Islamique (OCI), l'ensemble de 57 états membres avec ses 600 millions de citoyens, créée en 1969 est une collectivité vivant en autarcie où la production de l'idéologie par la religion institutionnalisée, basée sur les écritures sacrées, le Coran, et sa consommation par le peuple, sont en équilibre. Mais qu'est-ce que c'est que la production et consommation d'idéologie, comment est-il maintenu cet équilibre?

Selon un argument, "la variété française a tendance à vivre en autarcie: la chanson ne dépasse pas souvent les frontières de l'Hexagone".  L'idéologie, comme aussi la musique, est un produit immatériel. Elle reste intacte en consommation tandis que les biens matériels dégradent. De ce point de vue, s'il y existe une idéologie une fois produite, sa reproduction n'est pas nécessaire, sinon pour la mettre à jour. Mais rien de ce qui s'écrit dans le Coran ne doit être changer. Ainsi il semble que ce qu'il suffit pour les souverains de l'OCI est que l'idéologie islamique reste en tant qu'elle est, et que sa consommation ne signifie que la répétition de ses dogmes de jour à jour. Alors il ne s'agit pas seulement d'un système fermé, mais d'un recyclage éternel, de perpetuum mobile.

Une chanson ou un genre de chanson va perdre enfin son attraction initiale, parce que le consommateur a l'accès à plusieurs d'autres chansons à l'intérieure de sa collectivité et parce que son goût change aussi dû à l'influence de la musique de l'extérieure. L'autarcie idéologique à l'intérieure de l'OCI est maintenu en empêchant l'invasion des idées idéologiques de l'extérieure, surtout ceux de L'ouest. 

Les statistiques de l'autarcie idéologique de l'OCI sont saisissantes. Selon un rapport des Nations Unis le nombre des livres étrangers traduits dans les pays arabes pendant les dernières mille années est le même que le correspondant nombre en Espagne pendant une seule année. La production de la littérature des sciences naturelles des pays de l'OCI pendant les dix dernières années est un pour cent de la production mondial au même temps. Ces statistiques, dont je remercie Kari Enqvist qui les a présenté dans son récent livre, manifestent le dramatique sous-développement scientifique des pays islamiques. Depuis 700 années les pays islamiques n'ont produit aucune remarquable idée scientifique.

De cette perspective il est assez facile de comprendre la réaction primitive dans les pays musulmans après le lancement du film "L'innocence des musulmans". Le film, ce n'est qu'un nanar. Et les pays, ce sont tels où connaissance est remplacé par ignorance et foi aveugle.