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mercredi 25 janvier 2023

La vie privée floue

Au cours de français auquel je participe on avait choisi pour manuel ”La France au quotidien” (imprimé 2020). Je le trouve meilleure que les précurseurs parce qu’il ne répète pas des clichées et stéréotypes mais cherche à présenter seulement des faits réels. Dans l’avant propos on spécifie que la matière du livre est aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants. Les premières ”y trouveront matière à enrichir leur culture personnelle” et les dernières ”pourront se familiariser avec des thèmes … qui s’articulent autours de 12 chapitres”.


Récemment nous avons traité le chapitre 3 ”La famille”. La définition contemporaine de famille étant spécifié, on constate que la vie de famille appartient au domaine privé. Malgré, on a vu nécessaire d’ajouter que ”c’est aussi une affaire publique car l’évolution de la structure familiale a de multiple répercussions sur la société”. Ainsi, aux termes de logique floue, chaque famille individuelle devient spécifiée un ensemble dont la vie n’appartient pas au domaine privée que jusqu'à un degré d’appartenance qui est moins de 100 pour cent. 


Voici mon analyse du texte qui se trouve sous le titre ”Vie privée” sur la page 179 du manuel. Il s’agit d’une conversation entre deux personnes dont une pose des questions à l’autre, ça veut dire une conversation en forme d’un interview. Les deux personnes se vouvoient. Évidemment elles ne se connaissent pas. L’interviewée est une femme.


L’intervieweur pose des questions directes sur la vie privée de la femme. Il commence par l'attaque suivant: ”Et quelle est votre situation en regard de l’état civil, mariée, pacsée, séparée…?” 


(Qu’est-ce qui se passe maintenant, je me demande. Où est le respect?)


L’interviewée embarrassée (à juste titre): ”… Alors, écoutez …” 

Après avoir expliqué qu’elle est divorcée et maintenant vit maritalement dans une union libre, comme l’époux et l’épouse, l’intervieweur exige: ”Pourquoi avez vous choisi cette façon de continuer?” 


Possiblement il voulait savoir s’il y en a des enfants dans ce drame, parce que si non, le choix de vivre seul serait la solution normale. Aujourd’hui la situation en France est telle que le nombre de personnes vivant seules est autant que 10 millions déjà en conséquence du fait que le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 dernières ans. 


L’interviewée: ”… Pourquoi ce choix? … Eh ben … écoutez …” 


(Dans cette phase je me suis emmené à me demander si cette conversation est une sorte d’interrogatoire: est-ce que l’intervieweur a un mandat quelconque de poser des questions détaillés sur la vie privée de cette pauvre femme pour quelque but?)


Il semble que la femme interviewée ne possède pas de moyens pour garder la vie privée de sa famille. Elle est obligée d'accepter que le degré d'appartenance de sa vie au domaine privée est en train de s'approcher de nul. Elle se décide à raconter tout sur le passé. Elle mentionne les enfants (pourtant ne dit rien sur les raisons qui aboutissaient au divorce). Pour elle le divorce, toute la procédure, était pénible et douloureuse tant qu’elle ne voudrait jamais la repasser. Enfin, les questions qui suivent touchent à l’avenir et sont moins agressives. Sur la question concernant l’intention d’avoir d’autres enfants la réponse était presque ironique: ”Ça doit être aussi facile hors de mariage que dans le mariage.” 


Le texte a été construit pour les étudiants de la langue française, le but étant d’y inclure touts les termes essentiels du thème du chapitre ("La famille"), mais avait eu pour résultat un texte d'une conversation où l’intervieweur semble avoir aucun respect de la vie privée de l’interviewée et de sa famille. Le même texte a été utilisé tel quel en manuscrit du document sonore pour exercice de la compréhension orale. Bien sûr, pour animer le manuscrit avec tact on a été obligé de trouver un cadre qui rendrait l'ambiance de l'interview positive.   


La conversation dans le document sonore s'avance entre deux femmes qui se vouvoient mais semblent se connaitre assez bien. Cette fois ci la conversation se réalise dans une ambiance conviviale comme entre les meilleures amies. L'animation peut facilement être accepté crédible si on imagine, par exemple, que l'interviewée est en train de chercher de publicité (volontairement réduire l'appartenance de sa vie au domaine privée) et l’intervieweur est journaliste d'un magazine féminin. 

dimanche 3 octobre 2021

Sur un phare

Toujours au cours de français. En couverture de notre manuel Il y a la photo d’un phare. Le manuel propose qu’on discute le phare mais ne donne aucune information outre la photo. À mon avis les opinions basée uniquement sur une photo vont rester très limitées ou superficielles. D’autre part je trouve que le devoir est un défi, une invitation à faire de recherche sur le sujet: quel est ce phare, comment s’appelle-t-il et où est-ce qu’il se trouve. Et voici ce que j’ai trouvé.


Cette photo se trouve facilement sur les sites de Bretagne, une fois qu’on a deviné que c’est Bretagne où ce phare puisse avoir lieu. Et en cliquant la photo je trouvais tout ce que je voulais savoir. La première chose qui capte l’attention est le nom du phare: Le Petit Minou! C’est pussy cat en anglais et pikkukisu en finnois. Haha… Comment peut on appeler un phare comme ça étant donné que pourtant c’est la question d’une structure majestueuse qui évoque une impression d’un objet qui lutte héroïquement contre les tempêtes. Mais on doit faire attention en parlant des appellations des choses dans ce coin de France où la langue bretonne domine toujours, elle le fait surtout dans la toponymie.


Le phare est situé à Plouzané qui est une commune dans la communauté urbaine de Brest, c’est à dire dans la partie la plus occidentale de France. Plou est un mot breton qui signifie paroisse. Par exemple Plougastel signifie Paroisse du chateau. Aussi Plouzané signifie Paroisse de quelque chose, en effet Paroisse de saint Sané, un saint catholique d'origine irlandaise. Mais retournons au nom du phare. Selon l’information à l’internet, minou n’a rien à voir avec petit chat. L'origine bretonne est min, qui pourrait signifier bouche ou embouchure et min devient minou au pluriel.


A l'entrée du goulet (tuloväylä, sataman suu) de Brest se situe d’abord le Grand-Minou, c’est à dire l’embouchure qui est encore assez vide, et puis le Petit-Minou où l’embouchure est plus etroite. Le phare du Petit-Minou a été construit sur une roche à terre sur la pointe qui saillit vers le Petit-Minou. Sur la carte on trouve facilement deux pointes: La Pointe de Petit-Minou et La Pointe de Grand-Minou. Cette dernière est sans un phare. Quand on s'approche de la rade (ankkuripaikka, reti) de Brest il y a un autre phare qui s'appelle Portzic. Le rayon, placé dans l'alignement des phares de Petit-Minou et Portzic trace la voie la plus sûre vers le port de Brest, axe indispensable aux quelque 11.000 navires qui transitent chaque année par le goulet. 


Dans le goulet il y a des bancs dangereux de roches immergées comme Le Plateau des Fillettes. Le phare du Petit Minou comporte aussi un secteur rouge qui signale ce plateau. Pour parer le danger, certains marins utilisent le moyen mnémotechnique ”Le Minou rougit quand il couvre les Fillettes”.



Le phare du Petit Minou


mercredi 22 septembre 2021

Au cours de français

C'est après assez long temps que j'étais capable de faire la décision, une fois encore, de m'inscrire sur un cours de français dans un institut populaire. J'avais eu auparavant tant de déceptions aux cours de conversation dont les responsables ont été des français natifs. Ces enseignants sont bien sûr aptes à parler leur langue maternelle, mais n'avaient pas eu, régulièrement, de la formation ni linguistique ni pédagogique. J'avais abouti à ma décision étant presque paniqué du fait que les mots et les expressions français semblent s'enfuir peu à peu. Le phénomène peut être expliqué facilement par l'absence persistante des francophones dans mon entourage qui a pour résultat la manque de l'usage de la langue. Mais on peut étudier des langues étrangères aussi tout seul, pas de problème, si on a la motivation. Et c'est la motivation que je suis en train de chercher maintenant.

J'ai participé déjà aux séances 2 et 3. On travaille à la distance avec Google Meet. Nous sommes dix. Il y a une personne, Raija, que je reconnaissais de vue. Elle a même écrit, jadis, quelques messages dans ce blog. On utilise un manuel qui s'appelle C'est parfait ! 3. Jusqu'ici je me sens motivé. Déjà la pensée de m'inscrire m'avait rendu motivé. En attendant ma première entrée j'avais écouté la chanson La Mamma de Charles Aznavour, et pour la première fois je lisais soigneusement les paroles. C'est la chanson qui m'est venu proche pendant ma première séjour en France. Pendant l'été 1965 je travaillais en stagiaire dans les laboratoires d'essais de Gaz de France à Paris. Cette chanson parle d'une famille typique italienne dont la personne la plus importante, "la mamma", est en train de mourir. Elle habite en France, mais quelques membres de la grande famille sont venus autour de son lit même du sud de l'Italie. C'est une histoire sur un sujet bien fragile et émotionnelle, mais aussi bien la musique que les paroles ont été composé avec très bon goût, aussi la parodie sur les italiens dont des signes se trouvent dans le texte. Les femmes tendent les bras à la statue en chantant Ave Maria et les hommes ont eu si chaud qu'ils boivent frais du vin nouveau: "drôle, on ne se sent pas triste". 

Un thème de la séance 2 était les maisons à colombage de Normandie. J'ai vu des maisons à colombage pratiquement partout en France. Pourtant je ne m'ai jamais fait clair ce que signifie le terme colombage dans ce contexte. Je me souviens d'avoir vu une fois en Alsace (est-ce que c'était à Colmar?) énormément de pigeons sur le toit d'une maison à colombage. Pigeon est appelé colombe quand il s'agit d'une espèce blanche. Le nom scientifique de touts les pigeons est Columba. Voici de bonnes causes pour déduire que les maisons à colombage aurait quelque chose à voir avec les pigeons. Mais cela n'est pas le cas. Le mot colombe a deux significations distinctes. Colombage est la construction spécifique, composée de poutres de bois, du mur d'une maison. Ainsi, le poutre en composant structurel de colombage s'appelle colombe. Colombe, de sa part vient étymologiquement, selon ce que j'ai trouvé dans le TLFi, du mot latin columna signifiant colonne, mais modifié déjà vers 1100 en culumbe à cause des difficultés de prononcer en français le groupe -mn-, et étant enfin modernisé en colombe. Colombe faisant référence à pigeon blanc a aussi des connotations plus abstraites ou religieuses comme innocence et paix. 

jeudi 2 mai 2019

Grand-duc, Sangliers - et Mimosas

C'était plus ou moins le grand duc (Bubo bubo) qui nous a séduit à faire la randonnée dans le massif de Tanneron aux Alpes Maritimes la semaine dernière. Une seule fois dans ma vie j'ai réussi à voir de près cet oiseau majestueux. On était alors dans le Parc National de Valkmusa en Finlande avançant le long d'une voie étroite au milieu de forêt de sapin dense. Soudain l'hibou grand-duc apparaissait et continuait son vol tranquillement en très bas devant nous tant que même les détails des couleurs de son plumage de dos étaient très visible. Ailleurs j'ai entendu son cri quelques fois et le plus récemment chez nous de la direction de Parc National de Nuuksio.

Le site le plus haut du massif de Tanneron a été baptisé Le Grand Duc. Possiblement cet hibou a été une espèce typique de la région. Selon le recensement frais elle est classifiée au liste rouge et évaluée rare, mais pas menacée. Naturellement nous n'avion aucune attente de voir ou entendre cette espèce pendant la visite hâtive mais cela ne nous a pas empêché de ressentir sa présence imaginée. Nous n'avons pas pris la peine de monter sur Le Grand Duc mais nous sommes contenté de choisir le Circuit du Grand Duc qui l'évite.

Au même temps un autre animal avait rendu sa présence très réelle, le sanglier. Bien que nous n'avons vu un seul, ses traces se trouvaient partout. Les bords de sentier étaient fouillés et dans chaque flaque se trouvait son empreinte de patte, facile à reconnaître. Malgré sa grande taille et la population évidemment assez dense, cet animal réussissait à se cacher bien. Une fois nous avons rencontré un sanglier pendant une promenade automnale à travers d'une forêt au-dessus des vignobles pas loin de Hunawihr en Alsace. C'était l'après-midi et cet individu était possiblement en train de faire sa sieste. Il sautait de la végétation et s'enfuyait rapidement. Pour nous une expérience surprenante mais pas effrayante. Lui, il s'échappait comme pour sa vie.

L'espèce la plus caractéristique de cette région est pourtant le mimosa (Acasia dealbata). Bien que cette plante a répandu dans tout Côte d'Azur, elle semble aimer le massif aride et ensoleillé de Tanneron. Cette année le mimosa a fleuri tôt, en janvier. La plante est facile à reconnaître même sans fleurs par le fait, si non autrement, que les sentiers son délimités ici des buissons de mimosa.



                                           
La vue depuis le Bois de Callian, Mandelieu vers la Méditerranée le 22 avril, 2019 à 16.


dimanche 24 janvier 2016

Bluff honnête?

Commençons par ”information stratégique” associée aux interactions sociales des espèces humaines. D’après Pascal Boyer, chercheur des sciences cognitives, il s’agit d’un terme technique. Dire d’une information qu’elle est stratégique c’est qu’elle a été traité comme telle par les systèmes d’inférence impliqués dans les relations sociales d’un individu. La distinction entre stratégique et non stratégique dépend d’une situation particulière et de sa représentation. Si l’information est stratégique est dans l’oeil de l’observateur, mais n’implique pas que l’information en question soit nécessairement importante ou vitale.

De bons candidats pour l’information stratégique sont les commérages. Généralisant un peu, les gens sont avides d’information sur le statut social, les ressources et la sexualité des autres, mais au même temps méprisent sa divulgation. Ils veulent se présenter comme des personnes qui ne répandent pas des commérages, et au même temps ils redoutent de voir divulguée une telle information à leur sujet. Nous sommes ambivalents - et ainsi vulnérables.

Romancière Delphine de Vigan avait vécu une période dure après sa victoire du prix de Goncourt il y a quatre ans. ”Ce n’est jamais facile de se remettre d’un échec, encore moins d’un succès.” Y aurait-il une possibilité d’une rentrée littéraire? Évidemment, mais ça exigera de travail persévérant et de quelque chose d’ingénieux qui nourrira aussi bien la motivation à travailler que la promesse d’un nouveau succès. Elle, maintenant écrivain à plein temps, saisissait le point fragile de l’être humain, l’importance fondamentale pour sa survie de l’information stratégique. Delphine de Vigan choisissait le role de colporteur des commérages.

Mais le commérage perd beaucoup de son attrait, nous rappelle Pascal Boyer, lorsqu’il s’éloigne de son sujet. Qui soit le sujet le plus proche de tout lecteur du roman suivant? L’ecrivain même! Le protagoniste du nouveau roman titré ”D’après une histoire vraie” s’appelle Délphine, comme elle. Elle est écrivain, comme elle. Elle a connu avec son dernier roman un succès qui faisait sensation, comme elle. Quelle excellente plat-forme pour inventer et semer des commérages sur la personne, dont le lecteur ne sait pas si elle soit fictive ou réelle. L’ecrivain retien la liberté illimitée de révéler des détails intimes sur le sujet sans devenir inculpé de l’insulte, et de forcer le lecteur à se questionner continuellement sur ce qui soit vrai dans cette histoire - et de nourrir son côté voyeur.

Comment a fonctionné ce truc? Il semble que le public soit divisée en deux. On peut lire des réactions où les lecteurs se sont trouvés bluffés, même humiliés. D’autre part, on a vu ce roman comme une invitation sincère à reflechir sur la proportion du vrai et du faux dans tout information, ce qui nous emmène à la question de transparence. Et remarquons que l’année dernière ce livre-ci a apporté à Delphine de Vigan le prix Renaudot.

Aujourd’hui, on exige de la ”transparence” partout. Mais la notion de transparence souffre de la même maladie que celle de multiculturalisme: elle est omniprésente. Bien sûr, chaque individu a le droit à la certitude que les autres ne lui mentent pas. Mais distinguer la vérité de l’information mensongère n'est pas toujours facile. Dans certains domaines le secret est nécessaire comme le secret médical ou celui de l’intimité. Ainsi la transparence absolue n’est qu’un fantasme de toute-puissance. C’est pourquoi on a commencé à parler du mythe de transparence.   

Ce mythe a donné naissance aux phénomènes qui suscitent la distortion d’information, qui opacifie l’information plutôt que l’éclaire. La quantité de l’information complémentaire surpasse sa qualité. L’incertitude de l’individu sur ce qui soit vrai et ce qui soit faux augmente. Sa capacité de distinguer l’information rationnelle du bluff et de voir le lien d’une fragment d’information au total deviennent de plus en plus menacées. On rencontre de tels phénomènes à la télé, au cinéma, à la littérature, etc. et la fascination des producteurs autant que du public pour le fait divers est apparente partout.

Est-il ”D’après une histoire vraie” un bluff transparente et honnête ou simplement une histoire des commérages inventées par l'écrivain sur soi-même? Ou quelque-chose d'autre?

dimanche 22 novembre 2015

Sur la langue

Le français commençait à m’intéresser déjà à l’école. Curieux, parce que je ne sait pas d’où avait-t-il surgit cet intèret. À mon école il nétait pas possible de choisir le français en la deuxième langue étrangère, il fallait prendre l’allemand (la langue que je n’aimais pas tellement à cette époque). J’avais un copain qui allait à une autre école et il me donnait son premier manuel de français. C’était alors que je peut calculer moi ayant commencé les études de français, mais sans aucun point de vue utilitaire, seulement par amour pour la langue. 

Pendant la longue carrière dans la vie académique la langue principale que j’utilisait était l’anglais. C’était la langue de la littérature lue, des publications écrites, des présentations orales données, et des conversations eus. Au total, je n’avais aucun besoin du français, excepté la période de quelques mois au début de mes études quand je travaillais en stagiaire à Paris dans les laboratoires d’essai de Gaz de France. Pourtant mon amour du français a persisté et la motivation de continuer des études de français a survécu. Je pense que mon cas soit une manifestation pas seulement du role centrale de la motivation pour des activités variées mais surtout que la motivation peut, et possiblement doit, être indépendante des aspects utilitaires.

Depuis assez longtemps déjà je suis motivé de critiquer l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande. Bien sûr ça signifie la critique depuis mes propres premisses comme des expériences en tant qu’étudiant de français aux cours de conversation dans plusieurs instituts populaires pendant les dizaine dernières années. J’ai pu suivir comment les ”professeurs” répétent les même ”méthodes” au fil des ans et comment les étudiants réunissent une fois par semaine pour une heure et demi pour écouter des discours du professeur. Ces professeurs sont pour la plupart des francophones qui sont arrivées en Finlande à cause d’une marriage ou similaire et dont la capacité principale est la connaissance de leur langue maternelle. Normalement ils ne possedent aucune formation pédagogique ou linguistique. Étant pourtant employés ils naturellement sont arrivés à la conclusion que le meilleur qu’ils peuvent donner est le fait qu’ils parlent. Et ils parlent. Il y a typiquement très peu de conversation dans le groupe. Mais les étudiants sont, également typiquement, contents. Ils se trompent qu’ils aprennent.

En ce qui concerne mes études personnelles de français, au total, je me considère surtout autodidacte ayant developpé mes propres méthodes didactiques. Ces méthodes sont basées sur ma conviction que la motivation est la clef de tout processus d’apprentissage et que la motivation est née et soutenue par la vue d’ensemble. Pour les études d’une langue, la vue d’ensemble signifie que la langue ne soit pas une collection des mots dont les significations doivent être mémorisées, c’est à dire, des artéfacts plus ou moins isolés et morts, mais plutôt un organisme hiérarchique et dynamique où les mots communiquent des sens et deviennent ainsi vivants ayant chacun une ”âme”. En résultat de cette conviction la structure de la langue et les liens des mots obtiennent un role important dans mes études. Chaque mot devient un individu intéressant ayant ses traits spécifiques et racines historiques souvent passionnantes.

Maintenant je tiens ce blogue. C’est effectivement le moyen systématique pour moi-même d’acquerir la langue française par la production du texte. Une grande principe que je suis est que les thèmes dont j’écris soient telles dont je suis vraiment motivé de dire quelque chose. Quelquefois un bon point de vue dans un article me donne le stimulus. Récemment l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande a été critiquée par deux linguistes dans le magazine Kanava 5/2015. Dans cet article excellent, elles, Lotta Lehti et Minna Seppänen, prennent la vue d’ensemble à ce thème de la façon que j’apprécie. Voici quelques fragments que j’en ai voulu choisir.

”Les leçons traditionnelles ne rendent pas possible l’apprentissage naturelle.” 
C’est la tradition qui est coupable ici à cause de sa persévérence. Primo, il y a l’habitude de respecter des traditions en général. La tradition de l’autoritarisme, même dans l’éducation des adultes, est en vigueur. Secondo, la formation de base des enseignants est souvent obsolète est sa renouvellement lente ou dure. La numérisation (digitalisation) souffre des grandes difficultés de démarrage. 

”Le temps dédié aux études est crucial pour l’efficacité des études.”
Il y a sept ans, dans un institut populaire, le professeur du cours de conversation de français avait le courage d’expérimenter avec un blog de cours. À mon avis c’était une excellente idée parce que le blog rendait possible, pour elle et le groupe la communication mutuelle en dehors des leçons. Malheureusement cette tentative, comme quelques autres ailleurs, s'éteignait peu à peu à cause de résistance des étudiants qui la trouvaient trop exigeante !

”Il faudrait voir les langues un formateur de la compréhension et la pensée.” 
Ici ”les langues” peut faire référence aussi bien aux langues naturelles que formelles. Ainsi interprétées, les études des langues naturelles sont dans la même catégorie que les études des mathématiques et de la philosophie, surtout celles de la logique et de l’ontologie. Tous ces domaines, l’ontologie tout en haut, étendent notre vue et la compréhension de la réalité. Dit ainsi, peut-être mes études de français n’ont pas continué tout à fait par amour pour la langue et sans aucun point de vue utilitaire. Possiblement depuis quelque point j’ai démarré (inconsciemment) le poursuit de la compréhension plus étendu de la réalité via la langue française.

”L’association de la langue à la culture est souvent dépassée”
Vraiment, on peut se demander: à laquelle culture s’associe le français. Est-elle la culture de la France? Et que’est-ce que c’est que la culture de la France? Je peut bien aimer la langue française sans être intéressé de la musique de Debussy ou Ravel. J’aime bien les textes de Le Clézio, mais pour moi il est un être humain plutôt qu’un Français.

”La nouvelle interculturalité signifie qu’on sépare l’homme et la nationalité”
Beaucoup de ceux qui étudient français sont une sorte d’enthousiastes de la France est des Français. C’est manifesté à la facon quelquefois exaggerée au cours de français des instituts populaires où les thèmes sont souvent des stéréotypies nationales. Les étudiants acceptent normalement toutes les clichés sur la supériorité de la culture de la France et, ce qui est étonnant, aussi toutes les clichés sur l'infériorité des Finlandais.

vendredi 27 mars 2015

Jasse?

La jasse signifie un abri en occitan. Comme abri, jasse peut signifier un lieu couvert protégeant des hommes ou des animaux contre les intempéries ou quelque danger et aussi un dispositif, couvert ou non, servant à protéger contre l'action des vents, du froid, etc.D

Dans les cartes topographiques des régions montagneux du sud de France, où les brébis de transhumance passent ou passaient les mois d’été, on trouve le mot jasse. Jasse peut signifier alors une sorte de parc auquel les bergers menaient les moutons le soir. Souvent, dans cet endroit il se trouve aussi une cabane ou sa ruine, marqué sur la carte, qui aussi s’appelle jasse.

Le mot jasse se trouve aujourd’hui même dans les noms de quelque producteurs de vin. Si un vignoble est fondé sur le territoire qui était anciennement l’endroit de rassemblement des moutons il n’est pas tellement cherché de le baptiser employant le nom de cette jasse. En Montpeyroux, c’est une ancienne bergerie dont le propriétaire s’appelait Castel qui a donné le nom au Domaine La Jasse Castel. (Il y a deux ans on pourrait acheter le vin rouge ”La Jasse Castel La Pimpanela 2011” en Alko mais par la suite le produit était retiré). Pas loin de là, dans un domaine 15 km de Montpellier, un énorme platane de 110 ans, qui doit avoir protégé durant nombreuses années les moutons, a inspiré la création du logo du Domaine de La Jasse. 

L’année dernière, à la fin de septembre, nous nous sommes promenés dans le Pays d’Olmes en Ariège, ma femme et moi. Sur la route ”Les grenouilles” on monte à la Jasse de la Taula. C’est un pré sans arbres. Il y avait quelques espaces clos, possiblement pour les moutons, et la cabane au sommet dans 1800m. Dans les pentes inferieures il y avait des vaches.

Et il faisait chaud. 

samedi 17 janvier 2015

Je suis Charlie?

Maintenant, quand un peu de temps est passé depuis les événements horribles de Paris, on doit essayer de les mettre dans un contexte plus vaste. De quoi s’agissait-il enfin?

Commençons par une interprétation naïve, selon laquelle c’est la question, d’une part, de l’insulte intentionnelle de la part de Charlie Hebdo et, d’autre part, du sentiment d’être insulté auprès des islamistes extrémistes. Autrement dit, il y a eu une action provocative qui a suscité une réaction désespérée. Charlie Hebdo était la cause, et le massacre était l’effet. 

Cette interprétation fournit automatiquement une sorte de légitimité pour ”comprendre” la réaction (une ”compréhension” associé avec des cris effrayés, bien sûr) et pour prendre une attitude accusatrice (et hypocrite) à la provocation. Mais c’est justement parce que c’est naïve d’interprétation. On doit aller derrière la volonté d’insulter et, surtout, le sentiment d’être insulté pour voir mieux.

Est-ce qu’il y a des groupes de gens qui plus fréquemment que les autres manifestent le sentiment d’être insulté? Oui. Et il y a un groupe qui a pris le droit de le manifester en son privilège, les religieux. Même aujourd’hui nous avons en Finlande la loi qui protège la communauté religieuse du blasphème. Il n'y a pas si longtemps le blasphème était une acte criminelle. (Nous nous rappellons bien le procès contre l’écrivain Hannu Salama. Maintenant cette affaire est mieux connu comme une attaque impitoyable de la communauté religieuse contre un individu, lui.)

Le blasphème est visé contre la religion et se matérialise souvent comme une attaque contre ses symboles, dont le dieu quelconque, qui est toujours la création de l’homme basé sur imagination, les prophètes, qui souvent sont des personnes historiques attribués des traits qui les ont modifiés en mythes, ou l’Èglise. Il est important de comprendre que le cible du blasphème n’est pas les individus croyents. Comment, alors, est-il possible que les individus, comme les terroristes à Paris, se sentent tellement insultés par le blasphème? (La réponse ”c’est parce qu'un être imaginé ne peut pas avoir un sentiment” est trop facile pour expliquer.)

Prenons un exemple d’un autre domaine. Un groupe de physiciens propose l’existence d’une nouvelle particle élémentaire. La communauté scientifique est plus tard capable de prouver que l’existence d’une telle particle n’est pas possible. Évidemment la trouvaille n’était pas basé sur données suffisamment crédibles et le groupe était tombé à l’auto-tromperie. La science avait pourtant fait un pas de progrès précieux: grace à cette erreur (la cause) on avait pu éliminer (l’effet) une des branches potentielles. 

Comment ci-dessus est-il lié à notre cas? D’abord, le groupe avait crée quelque chose de magnifique à laquelle ses membres confiaient sincèrement n’étant pas conscients de leur auto-tromperie, ou en le négligeant. Puis cette tentative pour le nouveau modèle de l’univers a été attaqué et démoli par ceux qui ne l’acceptaient pas. Est-ce que les partisans de ce modèle se sentaient insultés? Non! Au contraire (au moins enfin) ils étaient fiers d’avoir avancé la science, parce que c’est justement comme ça que la science avance: via des hypothèses, même théories, prouvées fausses, réfutées. Autant les partisants que toute la communauté scientifique pouvaient constaté, une fois encore, que la science est la seule institution humaine où l’auto-trompérie collective est impossible.

Toutes les religions sont basées sur l’auto-trompérie. C’est le fait que chaque individu sait en son for intérieur, au moins comme un soupçon délicat de temps en temps. C’est aussi la vérité que la science moderne a été capable de prouver que la preuve de l’existence ou nonexistence des dieux ou d’autres êtres surnaturels ne soit pas possible. Sans aller aux profondeurs de la preuve, le même constat peut être exprimé aux termes plus scientifiques simplement: la religion est le parasite cognitif de l’homme (cit. Pascal Boyer). Cette trouvaille peut signifier que dans la population de Homo sapiens il y aura toujours une fraction qui est réceptive à ce parasite. Mais aussi pour eux la nécessité de remplacer des faits par explications imaginées réduit constamment au cours de l’accumulation de notre connaissance de la réalité, la connaissance de nous-mêmes comprise.

Deux traits très typiques pour l’espèce de l’homme sont la grande capacité d’imagination et la volonté de se tromper. Ensemble, les deux forment un mécanisme puissant, souvent inconscient, pour rapidement construire des explications aux phénomènes que l’on ne comprend pas. Cette auto-tromperie individuelle est le produit de l’évolution pour nous protéger. Au niveau individuel ces explications de secours sont abandonnés quand la situation se normalise, mais peuvent devenir permanents si continuellement soutenus par un collective entourant. C’est ce qui se passe dans la communauté religieuse.

La peur de l’effondrement de la construction mentale trompeuse, autant pour l’institution que pour l’individu, est grande. Si poussé à l’extrème, toute menace contre elle doit être éliminé tout moyen étant permi. Ça explique ”la réaction”.

Pour cesser l’exploitation de la propension de l’individu à l’auto-tromperie par la religion institutionnalisée, il n’y a pas de moyens scientifiques (sinon à long terme). Ce qui reste sont les moyens de l’art - compris la volonté, voire la nécessité, d’insulter. Ça explique ”l’action”. De ce point de vue on pourrait exclamer: Vive le blasphème!

- Et toi, es tu Charlie? 

- NON! SI USÉ JE SUIS. NON (le palindrome du jour)

lundi 27 octobre 2014

Le vendange un peu retardé

Aujourd'hui, enfin, nous avions le vendange. C'était un peu trop tard à cause de notre voyage en France. Et quel voyage! La première semaine depuis 21 septembre était pour d'excursions aux caves de champagne à Épernay et l'entourage. Là-bas le vendange touchaient au but. Après le retour à Paris on a pris le vol à Toulouse d'où par voiture vers les Pyrénées ariégeoises pour une semaine de randonné à pied. Au début d'octobre ma femme est retournée en Finlande depuis Toulouse où j'ai rejoint au groupe de cyclistes pour un tour de cycle le long de Canal du Midi jusqu'à Aigues-Mortes.

L'été en Finlande n'était pas normale. Le juin très froid était suivi par une longue période chaude et ensoleillée. La récolte de l'année est meilleure que jamais (aux trois années précédentes!). Les raisins sont abondantes et sucrées mais plus petites qu'avant, en effet exactement de même taille et presque de même goût que les chardonnais en Champagne.


Zilga

Moustique




dimanche 17 août 2014

En m’aprêtant

Le rythme d'anapeste de ce limerick est marqué avec caractères gras.

En automne démarrera à Toulouse
tour de cycle qui rendra jalouse
celle-ci qui reste chez soi
comme l’épouse à moi.
Quelques-uns ammeneront ces épouses.

La voie longera le Canal du Midi
des détours on n’a pas tellement prédit
Dans une semaine, l’arrivée,
au moins anticipée,
sera vers Montpellier - si non dit.




mercredi 6 novembre 2013

Bébé: Bon dès sa naissance


Les connaissances de moi et ma femme depuis plus de quarante ans, un couple de notre age, avait fait la décision de se séparer de l’Église vers la date de la naissance de leur premier enfant. La dernière goutte était le baptême à venir, la cérémonie pour libérer le nouveau-né du péché originel. La notion du péché originel, comme aussi celles de l’enfer, la genèse et plusieurs d’autres basées sur les écritures religieuses anciennes, continuent à survivre dans la société moderne sous le poids de l’évidence scientifique accumulant avec accélération. Dans les discussions publiques, au moins en Finlande, on évite aujourd’hui de faire référence à certains de ces notions, déjà fragiles et obsolètes, pour ne pas se ridiculiser. Au mème temps au sein de quelques sectes, des enfants sont intimidés par les horreurs de l’enfer dans le ”but educatif” (pour ne rien dire de l’abuse même plus grave).

Aujourd’hui nous savons avec certitude, grace aux résultats de la recherche expérimentale des psychologues que les enfants sont beaucoup plus compétent que les parents ont jamais cru. On a pu démontré que les enfants dès trois ans ont un jugement moral très développé. Ils ont l’intuition que frapper quelqu’un est mal, que ça soit interdit ou non. Selon Pascal Boyer "cela veut dire qu'ils possèdent les premiers rudiment du concept de comportement éthique". Ils ont aussi l’intuition qu’amener un jouet à table est mal mais seulement si ça a été expressément interdit. Ainsi, les enfants sont même capable de distinguer la violation de principes moraux et de règles de conduite. Ces résultats ont été obtenus aux situations diverses dans différentes cultures. 

L’autre jour j’ai vu une émission ”Babies: Born to Be Good” faisant un rapport des résultats frappants des recherches récentes sur l’intuition morale des enfants moins d’un an!. Pendant une heure on avait la joi de suivre comme les bébés attendrissants choisissaient les ”bons” ours en peluche sur des ensembles de deux ou trois. Le sentiment d’empathie de l’enfant était reconnue par la durée prolongée de sa vue dirigée vers son choix. Les enfants dans tous les groupes d’ages, 10, 6, et 3 mois, choisissaient systématiquement la peluche qui était gentille aux autres. Dans une autre série d’expériments on démontrait que les enfants très jeunes possèdent le désir spontané d’aider les autres, les adultes compris. Le résultat curieux était que l’enfant gratifié de cette conduite n’etait plus, la seconde fois, aussi active à aider. Voici quelque chose à reflechir pour les éducateurs.

La conception traditionnelle est que l’enfant apprend la conduite moralement correcte sous la peur de condamnation de l’autorité (comme le Dieu ou ses parents). Cette idée a été exploitée par les éducateurs au niveau institutionnel (l’Eglise) aussi bien qu’au niveau individuel (dans les familles). Les sanctions et les moyens de correction ont varié au fil du temps et encore aujourd’hui frapper un enfant par son parent est largement toléré. Autrement dit, dans plusieur cultures il est acceptable pour père ou mère de frapper son enfant, ce petit être humain qui par son système d’inférence précoce, le sens moral, sait que frapper quelqu’un est mal, sans que personne ne le lui ait appri.

On a récemment lu qu’un père français était condamné pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. On doit noter bien la justification du père: il me devait du respect (le fils ne lui disait pas bonjour depuis trois jours). D’où vient ce droit de père à exiger du respect de la part de son fils? Ne serait-t-il plutôt que c’est les enfants que doivent être respectés? Les parents qui respectent leur enfants vont automatiquement être respectés d’eux, ces êtres intrinséquement moraux depuis la naissance. À Dieu pour toujours le péché originel.

samedi 26 octobre 2013

Sur identité


L’air général du Salon du livre de Helsinki, quand je m’y suis rendu visite hier, semblait un peu fatigué en comparaison avec l’année dernière. Trop d’interviews banals et trop de panels sans courage. Je suis parcouru, avec quelques attentes, d’un événement à l’autre pour mettre les voiles après cinq ou dix minutes. Au moins trois écrivains étrangers ne sont pas venus, dont la française Katherine Pancol jettant la consternation dans l’assistance. Son substitut-surpris, Jari Tervo, ne pouvait pas empêcher la fuite d’une part de l’audience.

Mais il y avait au moins un débat de haut niveau. Sous le thème ”L’Europe s’unit mais la Finlande se fragmente en tribus” évoluait, entre les intervenants, une discussion spontanée avec d’idées fraiches. ”Tribu” ne faisait pas référence aux différences génetiques, géographiques ou sociales dans le peuple finlandais, mais aux groupements sur la base d’une identité, individuelle ou collective, de l’homme d’aujourd’hui en général. Le niveau était garanti par deux personnages déjà bien connus par le public, Rosa Meriläinen et Saska Saarikoski, qui ont la capacité de prendre des risques mais aussi de réussir devant une audience. 

Dans les systèmes totalitaires, mais aussi au pays autoritaires (disons France, par exemple), les détenteurs du pouvoir ont toujours essayé de faire naître et de renforcer chez le peuple une identité donnée qui soutienne leur objectifs. Souvent c’est des artistes qui sont harnachés pour l’opérationnaliser, ou qui exploitent d'une telle entreprise. Ils ont de la créativité à inventer des moyens divers, quelquefois naïfs, même ridicules, mais souvent efficaces. Parmi les moyens naïfs souvent bien accueillis se trouvent les super-héros/héroines du cinéma, de la littérature et de la bande dessinée. Comme a argumenté Saska, la nation qui jure par le nom d’un super-héro/héroine est en confusion, en état où l’identité nationale est en train de se briser. Une bonne chose ou male? C’est une autre chose. 

L’identité nationale de France était traité l’autre jour sur la page éditoriale de Hesari. Selon le chroniqueur, Anna Karismo, c’est le sujet qui est discuté maintenant en France à l‘intensité inédite. On s’inquiète de son avénir dans la situation où le grand principe de sécularité, bien gardé, est en danger, dû au fait que le gouvernement n’a pas été capable de faire les musulmans respecter ce principe et adopter les coutumes du pays. La situation tente à évoquer des sentiments hostiles vers les étrangers, le fait qui convient à l’extrême-droite et à la nationalisme. 

Mais peut-être la résolution pour cette crise d’identité française est au coin. Les aventures des Gaulois imaginés (Asterix et Obelix) vont continuer dans un nouvel album! Cette nouvelle a été accueilli, il semble, avec une enthousiasme énorme. Peut-être maintenant comme après la seconde guerre mondiale, au temps ”ou les Français ne s’aimaient pas”, ces super-héros peuvent réincarner un esprit evanouant chez les Français.

Une grande erreur, en ce qui concerne l’identité d’une collectivité et surtout celle de l’individu, est de se tromper qu’il n’y en ait qu’une seule. L’homme a plusieurs identités. Autrement dit, si on veut, il a une identité dont il est capable d’activer différents aspects pour différents situations. Et, bien sûr, l’identité est dynamique. Merci pour Rosa qui l’avait mis en relief au Salon du livre.

mardi 17 septembre 2013

Des bébés adultes


Je viens de lire le petit roman de Peter Mayle ”A Year in Provence”. Mon édition est anglaise, mais le roman qui était best-seller en Angleterre au temps de sa parution en 1989, a été traduit en plusieurs langues, aussi en finnois. S’il y a la traduction en français, je ne suis pas sûr. En effet, j’aurais voulu acheter l’édition française mais je ne l’ai pas trouver dans les librairies en ligne.

Dans cette oeuvre Peter Mayle, qui avec sa femme avait décidé d’acheter la maison en Provence, raconte leur vie au sein de la campagne de Lubéron pendant une année depuis janvier jusqu’au nouvel an.

La maison est vieille est nécessite considérable rénovation. Le livre est effectivement un rapport des difficultés que le couple anglais confronte en essayant d'organiser les projets en collaboration avec les professionnels locaux: maçon, plombier, carreleur, poseur de moquette, etc. Les difficultés étaient majoritairement liées à la conception du temps qui pour les Provençaux semble d’être profondement différente de celle des Anglais. Il signifiait une école dure pour les Anglais à s’y adapter.

Des problèmes étaient toujours à attendre quand il était la question sur le commencement et la durée des travaux. Surtout, exclame Peter Mayle, il n’était pas une seule fois possible pour lui de faire les ouvriers préciser la date exacte, sans parler de l’heure, de leur apparition sur le site. Mais il est une personne joviale. Après tout, il aime ces gens. Il semble que pour lui ils sont comme des bébés adultes. Ils sont naturels, toujours de bonne humeur. Il avait appri de traduire leur gestes associées à la spécification du temps. ”Dans trois jour” peut signifier dans trois jour, dans une semaine ou possiblement l’année prochaine dépendant de comment ils balancent la main, haussent les épaules et tournent les commissures des lèvres.

Ces ouvriers, étonnement, quand ils travaillent, font de bon travail. Il était facile pour les gens de la maison, éveillés par leur apparition surprise à sept heure du matin, de leur pardonner quand ils puis travaillaient onze heures avec considérable intensité presque sans cesse.

Bien sûr, le livre est aussi de la gourmandise provençale. Il est presque ennuyant de lire des infinies listes des plats qu’offrent les petits restaurants locaux, que le couple fréquente. Mais évidemment il est impossible d’écrire de livre sur Provence sans cet élément central du peuple qui vie pour son estomac.