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mercredi 16 novembre 2016

Populisme

Dans son numéro récent, Hesari publie cinq opinions de lecteurs sur populisme, dont une poursuit la définition scientifique de ce terme. Cette entreprise, très bienvenue, est par Vesa Kanniainen, professeur émérite de l’économie politique. À partir du fait que dans la démocratie il y a toujours des intérêts divergents des individus, et des coalitions opposées basées sur les différences de ces intêrets, il fait référence à la théorème de Kenneth Arrow selon laquelle une critère unique pour la prise de décision politique dans la démocratie est impossible. Ainsi ces coalitions défendent leurs intérêts et luttent pour le pouvoir et c’est la majorité qui prend la dictature. Pour s’approcher de la définition scientifique de populisme il se pose la question pourquoi l’intérêt de la majorité est aujourd’hui ce qu’il est. À son avis la question peut être prononcer aussi: Pourquoi les gens sont-ils si sensibles au lavage de cerveau?

Kanniainen cherche la réponse à l’aide de l’hypothèse des mèmes, le concept introduit par Richard Dawkins. Pas une mal idée. Le concept de mème est utile même pour définir ce qui signifie la culture. Les mèmes sont des unités culturelles: des idées, des valeurs, des contes, etc. Ainsi ”la culture est une population des mèmes, qui incites les individus à parler ou à agir de façon à ce que d’autres individus enregistrent une version dupliquée de ces unités mentals” (Pascal Boyer). La façon dont répandent les mèmes ressemble celle de l’épidemie. On pourrait ainsi parler de l’épidémie culturelle ou mentale. Il y a des individus résistants et ceux qui vont être contaminés. Le mécanisme est pareil autant pour les mèmes politiques que les mèmes religieux. Pascal Boyer a utilisé l’expression ”parasite cognitive de l’homme”, qui caractérise bien la facilité dont un mème survie dans l’homme peu résistant. Comme manifeste la religion et maintes décisions facheuses dans la politique récente, la vérité a rien ou peu à voir avec le succès de la propagation de l’épidémie. Une fois contaminé par des mèmes trompeurs, l’individu renforce son attitude actuelle contre les faits.

Il semble qu’il nous faut accepter que dans la démocratie, c’est comme ça qu’évolue la culture. Nous avons le monde que nous méritons.

dimanche 24 janvier 2016

Bluff honnête?

Commençons par ”information stratégique” associée aux interactions sociales des espèces humaines. D’après Pascal Boyer, chercheur des sciences cognitives, il s’agit d’un terme technique. Dire d’une information qu’elle est stratégique c’est qu’elle a été traité comme telle par les systèmes d’inférence impliqués dans les relations sociales d’un individu. La distinction entre stratégique et non stratégique dépend d’une situation particulière et de sa représentation. Si l’information est stratégique est dans l’oeil de l’observateur, mais n’implique pas que l’information en question soit nécessairement importante ou vitale.

De bons candidats pour l’information stratégique sont les commérages. Généralisant un peu, les gens sont avides d’information sur le statut social, les ressources et la sexualité des autres, mais au même temps méprisent sa divulgation. Ils veulent se présenter comme des personnes qui ne répandent pas des commérages, et au même temps ils redoutent de voir divulguée une telle information à leur sujet. Nous sommes ambivalents - et ainsi vulnérables.

Romancière Delphine de Vigan avait vécu une période dure après sa victoire du prix de Goncourt il y a quatre ans. ”Ce n’est jamais facile de se remettre d’un échec, encore moins d’un succès.” Y aurait-il une possibilité d’une rentrée littéraire? Évidemment, mais ça exigera de travail persévérant et de quelque chose d’ingénieux qui nourrira aussi bien la motivation à travailler que la promesse d’un nouveau succès. Elle, maintenant écrivain à plein temps, saisissait le point fragile de l’être humain, l’importance fondamentale pour sa survie de l’information stratégique. Delphine de Vigan choisissait le role de colporteur des commérages.

Mais le commérage perd beaucoup de son attrait, nous rappelle Pascal Boyer, lorsqu’il s’éloigne de son sujet. Qui soit le sujet le plus proche de tout lecteur du roman suivant? L’ecrivain même! Le protagoniste du nouveau roman titré ”D’après une histoire vraie” s’appelle Délphine, comme elle. Elle est écrivain, comme elle. Elle a connu avec son dernier roman un succès qui faisait sensation, comme elle. Quelle excellente plat-forme pour inventer et semer des commérages sur la personne, dont le lecteur ne sait pas si elle soit fictive ou réelle. L’ecrivain retien la liberté illimitée de révéler des détails intimes sur le sujet sans devenir inculpé de l’insulte, et de forcer le lecteur à se questionner continuellement sur ce qui soit vrai dans cette histoire - et de nourrir son côté voyeur.

Comment a fonctionné ce truc? Il semble que le public soit divisée en deux. On peut lire des réactions où les lecteurs se sont trouvés bluffés, même humiliés. D’autre part, on a vu ce roman comme une invitation sincère à reflechir sur la proportion du vrai et du faux dans tout information, ce qui nous emmène à la question de transparence. Et remarquons que l’année dernière ce livre-ci a apporté à Delphine de Vigan le prix Renaudot.

Aujourd’hui, on exige de la ”transparence” partout. Mais la notion de transparence souffre de la même maladie que celle de multiculturalisme: elle est omniprésente. Bien sûr, chaque individu a le droit à la certitude que les autres ne lui mentent pas. Mais distinguer la vérité de l’information mensongère n'est pas toujours facile. Dans certains domaines le secret est nécessaire comme le secret médical ou celui de l’intimité. Ainsi la transparence absolue n’est qu’un fantasme de toute-puissance. C’est pourquoi on a commencé à parler du mythe de transparence.   

Ce mythe a donné naissance aux phénomènes qui suscitent la distortion d’information, qui opacifie l’information plutôt que l’éclaire. La quantité de l’information complémentaire surpasse sa qualité. L’incertitude de l’individu sur ce qui soit vrai et ce qui soit faux augmente. Sa capacité de distinguer l’information rationnelle du bluff et de voir le lien d’une fragment d’information au total deviennent de plus en plus menacées. On rencontre de tels phénomènes à la télé, au cinéma, à la littérature, etc. et la fascination des producteurs autant que du public pour le fait divers est apparente partout.

Est-il ”D’après une histoire vraie” un bluff transparente et honnête ou simplement une histoire des commérages inventées par l'écrivain sur soi-même? Ou quelque-chose d'autre?

mardi 29 décembre 2015

La difficulté de multiculturalisme

Cette difficulté, ça se trouve où? Posons d’abord la question: qu’est-ce que c’est que la culture? La difficulté est évidemment conceptuelle. Si on adopte en la définition générique que la culture est l’ensemble des façons de penser et agir partagées d’un groupe de gens, la notion de culture devient omniprésente à cause de la diversité des domaines d’activités humaines et la diversité des groupes possibles, de la famille à la nation ou même jusq’au monde entier. On a compté qu’il existe plus de cent différentes définitions pour ce terme. Il est claire qu’en passant de culture à multiculturalisme la difficulté se multiplie.

Un débat vigoureux sur multiculturalisme (monikulttuurisuus) a éclaté au juillet aux médias finlandais après un écrit de facebook par la député parlementaire Olli Immonen (parti des vrais Finlandais). Dans son texte il agite des gens à la lutte contre le multiculturalisme. La majorité des réactions étaient initialement strictement comdamnantes. Les vagues se sont pourtant calmées quand on a peu à peu réalisé comment il est vague le concept de multiculturalisme, le mot pouvant signifier presque n’importe quoi. Il devenait évident qu’on avait largement malcompris l’intention d’Immonen, même jusqu’au point que la parti, dans la première panique, l’avait renvoyé du groupe parlementaire, la décision qui était plus tard annulée.

Dans le cas d’Immonen on doit remarquer qu’il avait écrit sa déclaration en anglais et ainsi employé le terme multiculturalism. Cela peut se traduire en finnois par monikulturalismi (ou multikulturalismi), mais aussi par monikulttuurisuus. En principe, les Finlandais ont la chance de choisir entre deux termes pour être plus spécifique en parlant du sujet. Malheureusement il n’y a pas de définitions communement acceptées pour permettre de faire une distinction, comme a manifesté le débat. La plupart de la critique négative était basé sur les traductions en finnois et sur ce que chacun comprenait par monikulttuurisuus.

Dans un article à Kanava 2015/7, Pasi Saukkonen propose que monikulttuurisuus simplement fasse référence à quelques qualités démographiques d’une société multiculturelle: le fait qu’on y parle plusieurs langues, confesse plusieurs religions et maintient plusieurs coutumes et traditions. Pour lui la Finlande est une nation multiculturelle exemplaire dans ce sens, tandis que monikulturalismi designe une idéologie qui peut être critiqué aussi bien que n’importe quelle idéologie.

À part la confusion conceptuelle, la société globale confronte, plus que jamais, la difficulté du phénomène de multiculturalisme même: Que faire avec ce phénomène? Les idéologies sont nombreux. Un très bon résumé peut être trouvé ici. Citant cette source-ci, multiculturalisme peut être conservateur ou monoculturalisme, managed ou corporate, libéral, égalitaire ou démocratique, pluraliste ou différentialiste, essentialiste, et critique, pour lister les types les plus importants. Au total, on a énuméré presque 50 differents ”ismes”. La majorité ont en commun le respect quelconque de la différence ou la diversité culturelle, mais les justifications du respect varient de l’exploitation à l’exotisation ou même à la fétichisation. Dans ces idéologies il y en a pas, ou très peu, de critique contre le respect aveugle de culture ou de tradition en général comme s’il était un tabou. 

Pourquoi devrait-on respecter la culture ou des traditions des autres? Pourquoi celles de sa propre société? Est-ce un norme donné comme est le ”Honore ton père et ta mère, afin que...”? Le respect de culture ou de tradition ne peut pas être indépendant des attributs de la culture ou de la tradition en question. Il n’est pas du tout difficile d’énumérer des cultures ou traditions, normalement surgis de l’ignorance, qui sont comnadables par tous les critères. Il s’agit alors de l’héritage des façons faussées de penser des ancêtres et de la manière d’agir sur cette base, qui ainsi possèdent rien ou très peu pour être soutenu sans parler d'être respecté. Quelquefois les coutumes héritées des ancêtres sont simplement primitives et obsolètes et invitent plutôt une délicate intervention que l’admiration. 

Il doit être possible de respecter des individus d’une société et au même temps critiquer le collectif. C’est justement que faisaient les carricaturistes de Charlie Hebdo. La culture ou la tradition a tourné mauvaise quand il ne s'agit plus d'une manière de penser et agir partagée volontairement par des individus d’un groupe mais de la distorsion en une institution qui les force, sous la forme canonisée, à la partager aveuglement. De point de vue de multiculturalisme, dans toutes ses variantes, ça doit être crucial en cherchant la réponse à la question: Que faire avec ce phénomène.

dimanche 22 novembre 2015

Sur la langue

Le français commençait à m’intéresser déjà à l’école. Curieux, parce que je ne sait pas d’où avait-t-il surgit cet intèret. À mon école il nétait pas possible de choisir le français en la deuxième langue étrangère, il fallait prendre l’allemand (la langue que je n’aimais pas tellement à cette époque). J’avais un copain qui allait à une autre école et il me donnait son premier manuel de français. C’était alors que je peut calculer moi ayant commencé les études de français, mais sans aucun point de vue utilitaire, seulement par amour pour la langue. 

Pendant la longue carrière dans la vie académique la langue principale que j’utilisait était l’anglais. C’était la langue de la littérature lue, des publications écrites, des présentations orales données, et des conversations eus. Au total, je n’avais aucun besoin du français, excepté la période de quelques mois au début de mes études quand je travaillais en stagiaire à Paris dans les laboratoires d’essai de Gaz de France. Pourtant mon amour du français a persisté et la motivation de continuer des études de français a survécu. Je pense que mon cas soit une manifestation pas seulement du role centrale de la motivation pour des activités variées mais surtout que la motivation peut, et possiblement doit, être indépendante des aspects utilitaires.

Depuis assez longtemps déjà je suis motivé de critiquer l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande. Bien sûr ça signifie la critique depuis mes propres premisses comme des expériences en tant qu’étudiant de français aux cours de conversation dans plusieurs instituts populaires pendant les dizaine dernières années. J’ai pu suivir comment les ”professeurs” répétent les même ”méthodes” au fil des ans et comment les étudiants réunissent une fois par semaine pour une heure et demi pour écouter des discours du professeur. Ces professeurs sont pour la plupart des francophones qui sont arrivées en Finlande à cause d’une marriage ou similaire et dont la capacité principale est la connaissance de leur langue maternelle. Normalement ils ne possedent aucune formation pédagogique ou linguistique. Étant pourtant employés ils naturellement sont arrivés à la conclusion que le meilleur qu’ils peuvent donner est le fait qu’ils parlent. Et ils parlent. Il y a typiquement très peu de conversation dans le groupe. Mais les étudiants sont, également typiquement, contents. Ils se trompent qu’ils aprennent.

En ce qui concerne mes études personnelles de français, au total, je me considère surtout autodidacte ayant developpé mes propres méthodes didactiques. Ces méthodes sont basées sur ma conviction que la motivation est la clef de tout processus d’apprentissage et que la motivation est née et soutenue par la vue d’ensemble. Pour les études d’une langue, la vue d’ensemble signifie que la langue ne soit pas une collection des mots dont les significations doivent être mémorisées, c’est à dire, des artéfacts plus ou moins isolés et morts, mais plutôt un organisme hiérarchique et dynamique où les mots communiquent des sens et deviennent ainsi vivants ayant chacun une ”âme”. En résultat de cette conviction la structure de la langue et les liens des mots obtiennent un role important dans mes études. Chaque mot devient un individu intéressant ayant ses traits spécifiques et racines historiques souvent passionnantes.

Maintenant je tiens ce blogue. C’est effectivement le moyen systématique pour moi-même d’acquerir la langue française par la production du texte. Une grande principe que je suis est que les thèmes dont j’écris soient telles dont je suis vraiment motivé de dire quelque chose. Quelquefois un bon point de vue dans un article me donne le stimulus. Récemment l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande a été critiquée par deux linguistes dans le magazine Kanava 5/2015. Dans cet article excellent, elles, Lotta Lehti et Minna Seppänen, prennent la vue d’ensemble à ce thème de la façon que j’apprécie. Voici quelques fragments que j’en ai voulu choisir.

”Les leçons traditionnelles ne rendent pas possible l’apprentissage naturelle.” 
C’est la tradition qui est coupable ici à cause de sa persévérence. Primo, il y a l’habitude de respecter des traditions en général. La tradition de l’autoritarisme, même dans l’éducation des adultes, est en vigueur. Secondo, la formation de base des enseignants est souvent obsolète est sa renouvellement lente ou dure. La numérisation (digitalisation) souffre des grandes difficultés de démarrage. 

”Le temps dédié aux études est crucial pour l’efficacité des études.”
Il y a sept ans, dans un institut populaire, le professeur du cours de conversation de français avait le courage d’expérimenter avec un blog de cours. À mon avis c’était une excellente idée parce que le blog rendait possible, pour elle et le groupe la communication mutuelle en dehors des leçons. Malheureusement cette tentative, comme quelques autres ailleurs, s'éteignait peu à peu à cause de résistance des étudiants qui la trouvaient trop exigeante !

”Il faudrait voir les langues un formateur de la compréhension et la pensée.” 
Ici ”les langues” peut faire référence aussi bien aux langues naturelles que formelles. Ainsi interprétées, les études des langues naturelles sont dans la même catégorie que les études des mathématiques et de la philosophie, surtout celles de la logique et de l’ontologie. Tous ces domaines, l’ontologie tout en haut, étendent notre vue et la compréhension de la réalité. Dit ainsi, peut-être mes études de français n’ont pas continué tout à fait par amour pour la langue et sans aucun point de vue utilitaire. Possiblement depuis quelque point j’ai démarré (inconsciemment) le poursuit de la compréhension plus étendu de la réalité via la langue française.

”L’association de la langue à la culture est souvent dépassée”
Vraiment, on peut se demander: à laquelle culture s’associe le français. Est-elle la culture de la France? Et que’est-ce que c’est que la culture de la France? Je peut bien aimer la langue française sans être intéressé de la musique de Debussy ou Ravel. J’aime bien les textes de Le Clézio, mais pour moi il est un être humain plutôt qu’un Français.

”La nouvelle interculturalité signifie qu’on sépare l’homme et la nationalité”
Beaucoup de ceux qui étudient français sont une sorte d’enthousiastes de la France est des Français. C’est manifesté à la facon quelquefois exaggerée au cours de français des instituts populaires où les thèmes sont souvent des stéréotypies nationales. Les étudiants acceptent normalement toutes les clichés sur la supériorité de la culture de la France et, ce qui est étonnant, aussi toutes les clichés sur l'infériorité des Finlandais.

jeudi 21 mai 2015

Pauvre homo sapiens

Nous sommes des créatures intelligentes. Si nous le voulons ou non. Nous voulons savoir ce qui se passe, nous le voulons tout le temps. Nous voulons savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est comme une maladie et au même temps un moteur que nous portons dedans, qui nous directe et nous donne la force et la raison d’être. 

Naturellement il n’y a pas de connaissance pour savoir tout. Ça signifie qu’il nous faut nous contenter d’accepter des explications partielles, des hypothèses, et finalement le fait que pour quelques phénomènes il n’y semble être aucune explication pour le moment ou possiblement jamais. Ce dernier est le plus pénible état des choses, parce qu’il nous laisse sur rien. 

Anciennement la connaissace de l’homme de la réalité, autant intérieure que cosmic, était vague mais évidemment suffisante pour l’homme à savoir mieux que les autres créatures comment survivre. Mais il y’avait aussi des phénomènes centrals mystiques sans aucune explication comme ceux associés à la mort des proches. Pourquoi une personne continue à vivre dans mon ésprit après sa mort? Pour surpasser telle incertitude insupportable il n’y avait qu’inventer quelque chose faut à mieux et l’accepter comme explication, c’est à dire accepter l'auto-tromperie. Et voilà, ça marchait, surtout si l’entourage acceptait la même explication.

À travers le temps, l’evolution nous a fourni d’une tendance à l’auto-tromperie, c’est à dire à accepter facilement des explications inventées. Et ça fonctionne même s’il y’en avait de la connaissance des faits disponible! Mais l’homme reste une créature intelligente. Lui, il reste conscient de la réalité, aussi du fait, qu’il a accepté une explication inventée. Lui, il est plus ou moins conscient des circonstances où cette acceptation a eu lieu. Il est peut-être pour lui possible de comprendre que pour garder cette explication inventée, il lui est nécessaire de rester continuellement influencé par des activités, intérieures ou extérieures, encourageantes.

Même dans plusieurs sociétés modernes il y a des agents bien organisés dont l’intéret est de soutenir des individus à garder leur croyance sur quoi que ce soit. Prenons l’Église. Ses activités encouragent de rester sur le niveau d’enfant. Les enfants sont bien sûr équipés de cette même machinerie d’intelligence, mais possèdent très peu de connaissance et la capacité limitée de raisonnement. Idéaux pour être trompés. Luther n’était pas bête: ”La connaissance est la pire ennemie de la foi.” On peut lire chaque printemps dans les journaux locaux comment un groupe d’adultes, le pasteur du village et quelques agriculteurs, se rassemble au coin de champs pour bénir la terre, un rite où le pasteur prononce les mots mystiques: ”Älä tule paha kakku, tule hyvä kakku.”

Dans les sociétés musulmans les rites sont le moyen principale. Pour être efficace le rite doit être répété frequemment, plusieurs fois par jour. Et toujours de la même façon, autrement il ne fonctionne pas, la magie trompante s’évanouira. Pyllistys d’équipe quotidien des musulmans (mâle) pourrait devenir moins pitoyable à regarder si quelqu’un trouvait que voilà nous avons un nouveau entrainement physique pour tout le monde: ”C’est bon pour le dos et la circulation!” (par exemple).

Nous haïssons un combattant individuel d'ISIS qui déclare que le motif pour lui à détruire des ruines précieuses en Syrie est purement religieux. Mais il est le victime de la tromperie à laquelle il comme tous ses camarades ont été soumis depuis l'enfance. Est-ce que nous devront les aimer plutôt et faire convertir ce sentiment aux actions tant que la destruction des systèmes totalitaires deviendrait possible?

Pour que cette espèce ne périsse pas à cause de la tromperie et ses conséquences (disons les guerres de religion), elle devrait apprendre à accepter l’incertitude alors qu’elle surgit de la connaissance incomplète, parce que cette même espèce travaille sans cesse pour la compléter. La connaissance scientifique doit être rendu disponible à tout le monde par l’éducation, le fait qui nécessite la libération des systèmes scolaires de l’enseignement basé sur croyance.

Aussi et surtout, l’enfant veut savoir ce qui se passe, il le veut tout le temps. Il veut savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est dans l’enfant comme une maladie et au même temps un moteur qu’il porte dedans, qui le directe et le donne la force et la raison d’être. Souvent on est obligé de penser que les enfants doivent être protégés de leur parents. ”Honore ton père et ta mère” doit être retourné à ”Honorez vos enfants”.

lundi 9 mars 2015

Encouragement pervers

Chaqu’un qui a vécu dans la communauté scientifique sait que ce sont seulement des critères quantitatifs qui forment la base des décisions de support financier. C’est vrai en général mais surtout quant il s’agit de sources financières de l'extérieure de la communauté. L’explication simple est que les critères quantitatifs sont faciles à utiliser, une fois fixés c’est normalement la capacité de l’addition qui suffit; l’évaluation peut ainsi être laissé pour les employeurs de bureau. Combien de docteurs par an a "produit" une université (comme si elle était une usine de saucisson); combien de publications dans les journaux scientifiques référés a "produit" un rechercheur; le quantième se trouve le rechercheur dans la liste des auteurs d’un article, etc. Les critères qualitatives, d’autre part, sont difficiles et nécessitent de l’expertise.

On peut appeller pervers un support financier dont le résultat n’est pas enfin ce qui était l’intention comme a fait un chroniqueur des affairs scientifiques de Hesari aujourd’hui. Elle, Susanne Björkholm, a voulu commencer son article par deux exemples plus généraux sur l’encouragement pervers. Les exemples sont lointains, dans l'espace et temps, mais valides. 

Les paléontologues européens qui chassaient des fossiles en Chine au 19ème siècle payaient aux agriculteurs chinois un somme pour chaque pièce de fossile qu'ils emportaient. Les paysans n’étaient pas stupides. Ils brisaient les fossiles en petits morceaux avant les vendre, un par un, aux rechercheurs. En 1906 on avait décidé en Vietnam de résoudre finalement le problème des rats. Les autorités commençaient à acheter des peaux de rat aux citoyens pour les inciter à tuer des rats. Naturellement cela faisait naître un business de l’élévation des rats en Hanoï.

Ces exemples ne sont pas artificiels. Dans les universités les rechercheurs ne sont pas moins ingénieux que les paysans chinois. La situation étant ce qu’elle est, quelques’uns, en victimes de système, fragmentent leurs articles pour publier les pièces séparément ainsi élongeant la liste d’articles. L’appellation ”pervers” semble justifiée.

Le point de vue de Susanne Björkholm est celui d'un rédacteur scientifique. Pour les professionnels qui écrivent des chroniques il n’y a ni de temps ni d’expertise de plonger aux profondeurs des articles scientifiques. C’est souvent seulement les sommaires, de plus en plus en forme de communiqués de presse, qui eux doivent suffire. Selon Susanne, dans ces sommaires les rechercheurs, sans honte, font comprendre, au moins entre les lignes, qu’il s’agit des résultats qui sont étonnants et bouleversants, ce qui, en effet, n’est que rarement le cas. 

Le chroniqeur termine en constatant que la culture des bonus, basée sur la cupidité, ne fonctionne pas dans la science dont la finalité est de nous faire comprendre la structure (et ainsi le fonctionnement) de la réalité. Cette compréhension ne peut pas être mesurer par l’argent. Et ne doit pas.

jeudi 26 février 2015

La sécularisation est parti déjà

Est-ce que vous fiez encore à la sécularisation? C’est à dire, au fait que les religions et les Églises sont en train de perdre, peu à peu, leur importance. Oui, il y a beaucoup de gens qui croient que c’est une tendance vraie. En Finlande ce groupe se compose des rechercheurs, des rédacteurs, des personnes souvent appelées intellectuels. 

Maintenant ces gens-là se trouvent embarrassés parce ce que des phénomènes liés au religions surgissent partout. Même depuis Finlande quelques jeunes sont partis pour lutter dans les rangs des islamistes. Qu’est-ce qui se passe? La tendance de se séparer de l’Église semble continuer, ce qui est rassurant, mais on entend, possiblement davantage qu’avant, des gens parler à haute voix des anges, de ce qu’ils ont fait dans leur vies précédantes etc. Brièvement dit, Finlande ne se sécularise pas, elle est en train de s’idiotiser.

Avant, il était plus facile de se fier à la sécularisation. Dans la liste des facteurs qui soutenaient cette conviction se trouvent la philosophie du siècle des Lumières, la foi à la science, le communisme, et l’idéal de la communication objective, qui laissaient des choses spirituelles à l’éxterieur. Aujourd’hui au moins les stalinistes ont disparu, mais les chrétiens sont dans le gouvernement. 

Pour un intellectuel, un croyant a été comme un bouton d’acné: un peu désagréable, mais sans danger, qui va se sécher en son temps. Ne pas tripoter, ça aggrave la situation. Faire semblant de ne pas faire attention. Ne pas en parler. 

Les intellectuels finlandais ne se sont pas mêlés à la discrimination et la violence mentale au sein des sectes religieux au même temps qu’ils en font du tapage autrement. Parler de la discrimination et la liberté d’expression au plan général est plus facile pour l’intellectuel que reflechir au concepts de sacré ou âme. Et le plus difficile est de prendre les croyants au sérieux.

Pour comprendre des phénomènes d’aujourd’hui, les croyants (ces idiots) doivent être rencontrés comme adultes responsables en les regardant droit dans les yeux. On ne peut pas cacher sa tête au buisson quand c’est le buisson ardent!


Le texte cidessus est une adaptation de la chronique de Anna-Stina Nykänen, apparue aujourd’hui dans Hesari.

Le directeur n’est pas un chef d’orchestre

Plusieurs directeurs aiment trouver leur travail similaire à celui de chef d’orchestre. Et pourquoi pas? Mais il vaut la peine de considérer des impressions que fait naître une telle comparaison. 

Le directeur qui veut être comme un chef d’orchestre travaille avec son dos vers les clients. Le chef d’orchestre entre sur l’estrade en dernier - et en sort en premier. C’est comment font aussi ces directeurs?

Le chef d’orchestre gagne d’un seul concert plus qu’est le salaire d’un membre d’orchestre, bienqu’il ne joue rien. Il prend la liberté de s’habiller comme il veut mais l’orchestre est forcé d’observer les règles d’habillement. Le chef d’orchestre n’est pas exposé aux douleurs de travail sédentaire comme est le violonist souffrant de la hernie discale ou le joueur de cor d’harmonie retirant à la pension d’invalidité à cause de la dystonie de l'embouchure.

Le chef d’orchestre est le maître, les joueurs sont des ouvriers. Mais le chef d’orchestre n’est qu’un maître insignifiant en comparaison avec des grands directeurs. Il ne fait des décisions que sur une petite portion de l’activité de l’orchestre. Il n’est ni responsable des affairs financieres de l’orchestre, ni de la gestion du personnel. Pour un chef d’orchestre invité, le plan stratégique et le plan d’action ont été faits par quelqu’un d’autre. Souvent c’est la partition composée d’un Autrichien vecu au 19ème siècle, selon laquelle il agite ses bras. Le chef d’orchestre consomme la plupart du temps de son travail pour examiner ce qu’a voulu dire le compositeur.

Dans un orchestre il y a 20-100 joueur-ouvriers, qui sont toujours au même temps à la même place, qui est la situation très rare dans une entreprise, et impossible dans une entreprise qui veut prospérer. Exactement dit, le chef d’orchestre est comme un directeur de production dans une petite usine où on a forgé les mêmes produits avec les mêmes outils depuis le 19ème siècle.


Le texte cidessus est une adaptation d’une chronique de Pekka Seppänen dans Hesari le 14 juillet 2014.

mardi 27 janvier 2015

Les limites de la liberté d’expression

La première chose à dire avant d’aller à la liberté d’epression est que chaque fois que l’on pose des limites sur quelque chose on crée des difficultés! C’est parce que la limite est toujours une artificialité (sauf en mathématiques). Il n’y a pas des limites, en stricte sens du terme, dans la réalité physique: tout forme une totalité. Bien sûr sont les limites nécessaires, parce que nous ne pourrions fonctionner d’aucune manière raisonnable sans essayant de limiter et ainsi diviser la totalité pour la conceptualiser et ainsi y identifier des objets, mais le résultat de cette entreprise est que les objets ainsi crées sont des artefacts. Normalement tout va bien avec un artefact si nous pouvons le traiter supercifiellement, mais les difficultés apparaissent peu à peu en s’approchant de ses limites.

La nature artificielle et la difficulté du concept de limite est assez bien connue et traité dans la littérature scientifique. Le philosophe Barry Smith a même développé une ontologie où limite est défini différemment pour les objets spatiales (”bona fide” boundaries) et pour les objets basé sur la démarquation humaine ou sociale (”fiat” boundaries). Et, naturellement, parce qu’ici Smith a divisé le concept de limite en deux et ainsi créee une limite entre eux, cette dernière doit être un artefact aussi et il en doit exister des limites qui sont ”bona fide” et ”fiat” au même temps. 

La liberté d’expression, si j’utilise encore les termes de Barry, est un objet de type ”fiat” qui se trouve dans le monde sociale, et ses limites peuvent être définies seulement dans le cadre sociale. Les moyens de définir les imites se composent des aquis sociaux des individus et des textes législatifs, des sanctions etc. (Un exemple d’un objet de type ”bona fide” serait la balle de tennis, dont la limite apparente est la surface de la balle qui n’est pas, pourtant, une surface mathématique sans épaisseur, mais une zone composée de plusieurs objets, dont les fibres de textile et l’air.)

Ceci dit, il est clair que la définition des limites de la liberté d’expression par la législation est une mission impossible. Aussi devrait-il être clair qu’enfin la mission de la législation n’est pas l’enseignement des manières aux citoyens. C’est le devoir des familles, des écoles et la société en général. La loi peut déclarer, comme elle a fait par exemple en Europe, que toute personne a le droit à la liberté de s’exprimer et que cette liberté est un des droits les plus précieux de l’homme. Les limites, dans la vie quotidienne, sont pourtant définis par les individus et des collectives selon leur principes moraux. Quand il y a des problèmes avec les limites à cause de differences dans les principes moraux, c’est ces principes qui doivent être examinés.

La science moderne a été capable de prouver que les enfants possède un code moral déjà en naissance. C’est une capacité développée au cours de l’évolution et ainsi héritée. Au même temps il est devenu clair que l’homme n’a pas de ”gène religieux”. Tout croyence religieux est planté dans l’esprit de l’enfant, incapable de se défendre, par ses parents, sa vulnérabilité ainsi créée étant désormais exploité par le collective religieux. (Étrangement, quand on parle de l’enseignement d'une religion spécifique aux enfants, on les appelle des enfants musulmans ou chrétiens etc, quoiqu’on devrait parler des enfants dont les parents sont musulmans ou chrétiens etc). Paradoxalement, l’Église a toujours déclaré que c’est la religion qui est la source de la morale.

La liberté d’expression doit rester totale et illimitée de point de vue du texte législative, mais doit être limité par les personnes mêmes qui exercent cette liberté ou, s’ils ne possèdent pas l’auto-critique suffisante basée sur des principes moraux appropriées, c’est les juges qui doivent prendre soin de la limitation, selon leur propre principes moraux.

samedi 17 janvier 2015

Je suis Charlie?

Maintenant, quand un peu de temps est passé depuis les événements horribles de Paris, on doit essayer de les mettre dans un contexte plus vaste. De quoi s’agissait-il enfin?

Commençons par une interprétation naïve, selon laquelle c’est la question, d’une part, de l’insulte intentionnelle de la part de Charlie Hebdo et, d’autre part, du sentiment d’être insulté auprès des islamistes extrémistes. Autrement dit, il y a eu une action provocative qui a suscité une réaction désespérée. Charlie Hebdo était la cause, et le massacre était l’effet. 

Cette interprétation fournit automatiquement une sorte de légitimité pour ”comprendre” la réaction (une ”compréhension” associé avec des cris effrayés, bien sûr) et pour prendre une attitude accusatrice (et hypocrite) à la provocation. Mais c’est justement parce que c’est naïve d’interprétation. On doit aller derrière la volonté d’insulter et, surtout, le sentiment d’être insulté pour voir mieux.

Est-ce qu’il y a des groupes de gens qui plus fréquemment que les autres manifestent le sentiment d’être insulté? Oui. Et il y a un groupe qui a pris le droit de le manifester en son privilège, les religieux. Même aujourd’hui nous avons en Finlande la loi qui protège la communauté religieuse du blasphème. Il n'y a pas si longtemps le blasphème était une acte criminelle. (Nous nous rappellons bien le procès contre l’écrivain Hannu Salama. Maintenant cette affaire est mieux connu comme une attaque impitoyable de la communauté religieuse contre un individu, lui.)

Le blasphème est visé contre la religion et se matérialise souvent comme une attaque contre ses symboles, dont le dieu quelconque, qui est toujours la création de l’homme basé sur imagination, les prophètes, qui souvent sont des personnes historiques attribués des traits qui les ont modifiés en mythes, ou l’Èglise. Il est important de comprendre que le cible du blasphème n’est pas les individus croyents. Comment, alors, est-il possible que les individus, comme les terroristes à Paris, se sentent tellement insultés par le blasphème? (La réponse ”c’est parce qu'un être imaginé ne peut pas avoir un sentiment” est trop facile pour expliquer.)

Prenons un exemple d’un autre domaine. Un groupe de physiciens propose l’existence d’une nouvelle particle élémentaire. La communauté scientifique est plus tard capable de prouver que l’existence d’une telle particle n’est pas possible. Évidemment la trouvaille n’était pas basé sur données suffisamment crédibles et le groupe était tombé à l’auto-tromperie. La science avait pourtant fait un pas de progrès précieux: grace à cette erreur (la cause) on avait pu éliminer (l’effet) une des branches potentielles. 

Comment ci-dessus est-il lié à notre cas? D’abord, le groupe avait crée quelque chose de magnifique à laquelle ses membres confiaient sincèrement n’étant pas conscients de leur auto-tromperie, ou en le négligeant. Puis cette tentative pour le nouveau modèle de l’univers a été attaqué et démoli par ceux qui ne l’acceptaient pas. Est-ce que les partisans de ce modèle se sentaient insultés? Non! Au contraire (au moins enfin) ils étaient fiers d’avoir avancé la science, parce que c’est justement comme ça que la science avance: via des hypothèses, même théories, prouvées fausses, réfutées. Autant les partisants que toute la communauté scientifique pouvaient constaté, une fois encore, que la science est la seule institution humaine où l’auto-trompérie collective est impossible.

Toutes les religions sont basées sur l’auto-trompérie. C’est le fait que chaque individu sait en son for intérieur, au moins comme un soupçon délicat de temps en temps. C’est aussi la vérité que la science moderne a été capable de prouver que la preuve de l’existence ou nonexistence des dieux ou d’autres êtres surnaturels ne soit pas possible. Sans aller aux profondeurs de la preuve, le même constat peut être exprimé aux termes plus scientifiques simplement: la religion est le parasite cognitif de l’homme (cit. Pascal Boyer). Cette trouvaille peut signifier que dans la population de Homo sapiens il y aura toujours une fraction qui est réceptive à ce parasite. Mais aussi pour eux la nécessité de remplacer des faits par explications imaginées réduit constamment au cours de l’accumulation de notre connaissance de la réalité, la connaissance de nous-mêmes comprise.

Deux traits très typiques pour l’espèce de l’homme sont la grande capacité d’imagination et la volonté de se tromper. Ensemble, les deux forment un mécanisme puissant, souvent inconscient, pour rapidement construire des explications aux phénomènes que l’on ne comprend pas. Cette auto-tromperie individuelle est le produit de l’évolution pour nous protéger. Au niveau individuel ces explications de secours sont abandonnés quand la situation se normalise, mais peuvent devenir permanents si continuellement soutenus par un collective entourant. C’est ce qui se passe dans la communauté religieuse.

La peur de l’effondrement de la construction mentale trompeuse, autant pour l’institution que pour l’individu, est grande. Si poussé à l’extrème, toute menace contre elle doit être éliminé tout moyen étant permi. Ça explique ”la réaction”.

Pour cesser l’exploitation de la propension de l’individu à l’auto-tromperie par la religion institutionnalisée, il n’y a pas de moyens scientifiques (sinon à long terme). Ce qui reste sont les moyens de l’art - compris la volonté, voire la nécessité, d’insulter. Ça explique ”l’action”. De ce point de vue on pourrait exclamer: Vive le blasphème!

- Et toi, es tu Charlie? 

- NON! SI USÉ JE SUIS. NON (le palindrome du jour)

jeudi 12 décembre 2013

Que peut-on énoncer

Nous avons une grande liberté de nous exprimer en Finlande. Cette liberté est assurée par la loi, mais comme toujours avec le texte législatif, la loi ne conseille pas au citoyen de comment se conduire en s’exprimant dans différentes situations. Cela reste dépendant de son acquis social. 

Une centaine de manifestants, pendant la fête d’indépendance le 6 décembre, se sont exprimés avec des actes violantes. Personne ne semblait savoir ce quelle était leur protestation, s’il y en avait une. Selon un sociologue ayant observé l’incident, la foule était incohérente, essentiellement composée de gens béneficiant de la chance pour passer ses aggressions aux actes telles que briser des fenètres et frapper des chevaux des agents de la police montée, avec les crosses de hockey. 

Un de mes rédacteurs favorits, Johanna Korhonen, s’exprime dans sa chronique récente à Hesari ”Que peut-on énoncer” (Mitä saa sanoa) soulevant une question beaucoup plus subtile concernant la liberté de s’exprimer. Comme elle constate: chez nous la loi est tolérante, tous les gens ne le sont pas. Les Finlandais ont plusieurs moyens de limiter la liberté d’autrui de s’exprimer. Une sorte de norme est que tout énoncé directe, peu importe qu’il soit vrai et correct, est insultant.

Ce qui restraint le plus la liberté d’énoncer sont les craintes liées au travail. Étonnement souvent les employeurs et les chefs ont une croyance que l’employeur possède même les pensées de ses ouvriers. Cela ne se base sur rien, mais énoncer ce fait peut aussi être un tabou. Le type de crainte numéro deux est celui de devenir étiqueté une personne difficile. Selon Johanna, en Finlande cette étiquette peut être gagnée déjà avec un médiocre raisonnement originel. Le troisième type s’associe aux autorités. La plupart du peuple adorent toujours le président de la république, les éveques et les géneraux tant que la moindre critique d’eux est d’une conduite complètement inadmissible.

Mais cette adoration des autorités peut prendre des formes même ridicules. Je participe à un groupe d’adultes de conversation animé par une jeune personne francophone. Comme d’habitude je mets, de temps en temps, sous la question ses arguments, ceux que je trouve un peu trop catégoriques. Il y a des membres dans le groupe qui le considèrent comme une conduite inappropriée. "C’est pourtant professeur! Un francophone doit savoir mieux!" (Analogiquement, comme si chaque finnophone étaient un expert de sa langue maternelle et ainsi qualifié d'enseigner finnois aux étrangers.)  

Au même temps sur Internet continue une furieuse, la plus part du temps anonyme, conversation qui ne respecte pas la loi, l’étiquette et la délicatesse. Johanna trouve le lien: quand on ne peut pas, ou a peur de, parler sous son propre nom en public comme il faudrait, on s’exprime sur Internet, anonyme au style qui ne convient pas. Parfois la vulgarité de cette conduite a l’air d’une imitation des personnages de filmes d’action de la télé qui sans exception se comportent mal. Mais, comme conclut Johanna, rien ne s’améliore au monde, ni en résultat de se taire, ni en vomissant son venin. ”Seulement un message ouvert, clair et vrai peut susciter un changement. Soyez audacieux! La vie se déroule maintenant.”

samedi 30 novembre 2013

Chute ennoblit?

Hier, on a pu lire que Talvivaara, la société finlandaise de l’industrie minière, elle au bord de la faillite, a été donnée la permission pour l’assainissement. Elle a ainsi perdu sa chance de se déclarer en cessation de paiement. Quel échec, au moins du point de vue de la mentalité d’aujourd’hui selon laquelle chaque entreprise devrait approuver l’effet magnifique d’une faillite, pour l’apprentissage.

Après la chute de Nokia, plusieurs décideurs de haut niveau en Finlande ont rapidement adopté cette mentalité et parlé en public de l’effet bénéfique, même bénéficiant, de l’échec. Comment pousser Finlande à l’ascension? De la chute à nouveu ”Nokia”! 

Ici c’est la question de jurer au nom d’une nouvelle culture, celle qui accepte l’échec, étant basée sur l’idée que l’échec ennoblit. Selon Elina Grundström, professeur de journalisme à l’Université de Tampere, cette mentalité est majoritairement de la matière d’importation américaine, dont l’origine est le même générateur de fautaises (puppugeneraattori) d’où viennent ”positive thinking”, ”emotional intelligence” et ”inner hero”. Sur l’effet ennoblissant de l’échec à la personnalité il y a très peu d’évidence scientifique.

Le but des décideurs industriels est, bien sûr, bon: encourager à prendre des risques, de s’installer à son compte. Mais, comme se demande Elina, n’y a-t-il, derrière une attitude à éviter des risques, qu’uniquement la difficulté psychologique de supporter des déceptions? Est-ce qu’il y a plutôt la volonté d’écouter la voix de la raison et l’assessement des conséquences de la chute potentielle?

Dans sa chronique à Hesari il y a deux semaines, Elina Grundström incite les décideurs et le média, tombées amoureux de l’évangile d’échec, à faire un peu d’auto-critique. Ne serait-y-il pas assez embarrassant si Finlande sera dirigé selon les préceptes de la littérature américaine qui n’est que distraction? 

mercredi 6 novembre 2013

Bébé: Bon dès sa naissance


Les connaissances de moi et ma femme depuis plus de quarante ans, un couple de notre age, avait fait la décision de se séparer de l’Église vers la date de la naissance de leur premier enfant. La dernière goutte était le baptême à venir, la cérémonie pour libérer le nouveau-né du péché originel. La notion du péché originel, comme aussi celles de l’enfer, la genèse et plusieurs d’autres basées sur les écritures religieuses anciennes, continuent à survivre dans la société moderne sous le poids de l’évidence scientifique accumulant avec accélération. Dans les discussions publiques, au moins en Finlande, on évite aujourd’hui de faire référence à certains de ces notions, déjà fragiles et obsolètes, pour ne pas se ridiculiser. Au mème temps au sein de quelques sectes, des enfants sont intimidés par les horreurs de l’enfer dans le ”but educatif” (pour ne rien dire de l’abuse même plus grave).

Aujourd’hui nous savons avec certitude, grace aux résultats de la recherche expérimentale des psychologues que les enfants sont beaucoup plus compétent que les parents ont jamais cru. On a pu démontré que les enfants dès trois ans ont un jugement moral très développé. Ils ont l’intuition que frapper quelqu’un est mal, que ça soit interdit ou non. Selon Pascal Boyer "cela veut dire qu'ils possèdent les premiers rudiment du concept de comportement éthique". Ils ont aussi l’intuition qu’amener un jouet à table est mal mais seulement si ça a été expressément interdit. Ainsi, les enfants sont même capable de distinguer la violation de principes moraux et de règles de conduite. Ces résultats ont été obtenus aux situations diverses dans différentes cultures. 

L’autre jour j’ai vu une émission ”Babies: Born to Be Good” faisant un rapport des résultats frappants des recherches récentes sur l’intuition morale des enfants moins d’un an!. Pendant une heure on avait la joi de suivre comme les bébés attendrissants choisissaient les ”bons” ours en peluche sur des ensembles de deux ou trois. Le sentiment d’empathie de l’enfant était reconnue par la durée prolongée de sa vue dirigée vers son choix. Les enfants dans tous les groupes d’ages, 10, 6, et 3 mois, choisissaient systématiquement la peluche qui était gentille aux autres. Dans une autre série d’expériments on démontrait que les enfants très jeunes possèdent le désir spontané d’aider les autres, les adultes compris. Le résultat curieux était que l’enfant gratifié de cette conduite n’etait plus, la seconde fois, aussi active à aider. Voici quelque chose à reflechir pour les éducateurs.

La conception traditionnelle est que l’enfant apprend la conduite moralement correcte sous la peur de condamnation de l’autorité (comme le Dieu ou ses parents). Cette idée a été exploitée par les éducateurs au niveau institutionnel (l’Eglise) aussi bien qu’au niveau individuel (dans les familles). Les sanctions et les moyens de correction ont varié au fil du temps et encore aujourd’hui frapper un enfant par son parent est largement toléré. Autrement dit, dans plusieur cultures il est acceptable pour père ou mère de frapper son enfant, ce petit être humain qui par son système d’inférence précoce, le sens moral, sait que frapper quelqu’un est mal, sans que personne ne le lui ait appri.

On a récemment lu qu’un père français était condamné pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. On doit noter bien la justification du père: il me devait du respect (le fils ne lui disait pas bonjour depuis trois jours). D’où vient ce droit de père à exiger du respect de la part de son fils? Ne serait-t-il plutôt que c’est les enfants que doivent être respectés? Les parents qui respectent leur enfants vont automatiquement être respectés d’eux, ces êtres intrinséquement moraux depuis la naissance. À Dieu pour toujours le péché originel.

samedi 26 octobre 2013

Sur identité


L’air général du Salon du livre de Helsinki, quand je m’y suis rendu visite hier, semblait un peu fatigué en comparaison avec l’année dernière. Trop d’interviews banals et trop de panels sans courage. Je suis parcouru, avec quelques attentes, d’un événement à l’autre pour mettre les voiles après cinq ou dix minutes. Au moins trois écrivains étrangers ne sont pas venus, dont la française Katherine Pancol jettant la consternation dans l’assistance. Son substitut-surpris, Jari Tervo, ne pouvait pas empêcher la fuite d’une part de l’audience.

Mais il y avait au moins un débat de haut niveau. Sous le thème ”L’Europe s’unit mais la Finlande se fragmente en tribus” évoluait, entre les intervenants, une discussion spontanée avec d’idées fraiches. ”Tribu” ne faisait pas référence aux différences génetiques, géographiques ou sociales dans le peuple finlandais, mais aux groupements sur la base d’une identité, individuelle ou collective, de l’homme d’aujourd’hui en général. Le niveau était garanti par deux personnages déjà bien connus par le public, Rosa Meriläinen et Saska Saarikoski, qui ont la capacité de prendre des risques mais aussi de réussir devant une audience. 

Dans les systèmes totalitaires, mais aussi au pays autoritaires (disons France, par exemple), les détenteurs du pouvoir ont toujours essayé de faire naître et de renforcer chez le peuple une identité donnée qui soutienne leur objectifs. Souvent c’est des artistes qui sont harnachés pour l’opérationnaliser, ou qui exploitent d'une telle entreprise. Ils ont de la créativité à inventer des moyens divers, quelquefois naïfs, même ridicules, mais souvent efficaces. Parmi les moyens naïfs souvent bien accueillis se trouvent les super-héros/héroines du cinéma, de la littérature et de la bande dessinée. Comme a argumenté Saska, la nation qui jure par le nom d’un super-héro/héroine est en confusion, en état où l’identité nationale est en train de se briser. Une bonne chose ou male? C’est une autre chose. 

L’identité nationale de France était traité l’autre jour sur la page éditoriale de Hesari. Selon le chroniqueur, Anna Karismo, c’est le sujet qui est discuté maintenant en France à l‘intensité inédite. On s’inquiète de son avénir dans la situation où le grand principe de sécularité, bien gardé, est en danger, dû au fait que le gouvernement n’a pas été capable de faire les musulmans respecter ce principe et adopter les coutumes du pays. La situation tente à évoquer des sentiments hostiles vers les étrangers, le fait qui convient à l’extrême-droite et à la nationalisme. 

Mais peut-être la résolution pour cette crise d’identité française est au coin. Les aventures des Gaulois imaginés (Asterix et Obelix) vont continuer dans un nouvel album! Cette nouvelle a été accueilli, il semble, avec une enthousiasme énorme. Peut-être maintenant comme après la seconde guerre mondiale, au temps ”ou les Français ne s’aimaient pas”, ces super-héros peuvent réincarner un esprit evanouant chez les Français.

Une grande erreur, en ce qui concerne l’identité d’une collectivité et surtout celle de l’individu, est de se tromper qu’il n’y en ait qu’une seule. L’homme a plusieurs identités. Autrement dit, si on veut, il a une identité dont il est capable d’activer différents aspects pour différents situations. Et, bien sûr, l’identité est dynamique. Merci pour Rosa qui l’avait mis en relief au Salon du livre.

dimanche 13 octobre 2013

Ce que je pensais aujourd’hui


Le ”rédacteur très libéral” de Hesari, Tuomas Enbuske, est en ses propres mots une personne qui reflechit plus que les autres. (Oh, je croyais que c’était moi.)

Dans sa dernière cronique, il a saisi l’usage de l’expression ”les structures”. Il a raison qu’avec des structures on peut justifier n’importe quoi, surtout s’il on parle des structures de la société. Comme il constate, les structures de la société dans les pays nordiques sont favorables pour les femmes. Ici les femmes ont le niveau d’instruction plus haut que les hommes, leur espérance de vie est plus haute, leur taux de suicide est plus bas, et elles font moins des heures supplémentaires. Simplement, les pays nordiques sont le ciel des femmes.

Au même temps pourtant, la lamentation commune dans les pays nordiques est que les structures de la société oppriment les femmes. Tuomas Enbuske fait ici référence à la conversation entre la féministe suédoise, écrivain Ebba Witt-Brattström, et Sofi Oksanen, publiée dimanche dernier dans Hesari. Puis il avance à donner une liste d’exemples des structures de la société qui défavorisent les hommes.

Par statistiques, le nombre des hommes mourus dans la guerre de Syrie - comme dans toute guerre du monde - est beaucoup plus grand que le nombre des femmes ou des enfants. Au même temps, à la télé (YLE de Finlande), le spot publicitaire de l’Aide Extérieure de l’Eglise nous éclaire que ceux qui souffrent le plus de la guerre de Syrie sont les femmes et les enfants. Et dans les discussions sur la guerre en général, aussi en Finlande, on considère normal que les hommes sont de la chair naturelle à canon tandis que les femmes sont automatiquement des victimes. 

La structure principale de la société qui soutien ce sexisme, selon Enbuske, est le service militaire des hommes. Sur les raisons pourquoi le service militaire soit devenu, est reste toujours, obligatoire pour les hommes et non pour les femmes, il liste trois. Premièrement, c’est le moyen le plus simple et le moins cher pour l’état. Certes, mais c’est une justification uniquement au point de vue du collectif, pas d’un individu. Si un citoyen peut être obligé de faire des choses données pendant une année, gratuitement, sur la base de son sexe, pourquoi pas obliger ceux qui ont les cheveux rouges à travailler gratuitement pendant une année dans une maison de retraite. Ca serait plus avantageux que leur payer. Et si les femmes peuvent remplacer le service militaire en mettant des enfants au monde, toutes les femmes qui n'en mettent pas au monde doivent entrer au service militaire.

Les deux autres raisons sont moins calculées et représentent plutôt des attitudes mal fondées qui continuent à survivre dans la société. On insiste communément que les hommes sont plus aptes aux actes violentes que les femmes. Si l’argument est basé sur le physique, ne serait-il pas mieux justifié de mettre la limite selon le poid, la taille ou le niveau du testostérone que le sexe. Et s’il est basé sur l’esprit de l’homme, ne serait-il pas logique que aussi le jugement de l’homme pour une acte violente serait moins sévère que pour la femme - l’acte lui étant innée (l'expression emprunté à Animalia, la société finlandaise de la protection des animaux).

La troisième raison pour le service militaire obligatoire des hommes est la locution répétée: ”C’est les hommes qui démarrent les guerres, c’est à eux aussi de les faire.” Mais il n’y a pas de collectif appellé les hommes qui fasse démarrer des guerres. Un soldat est aussi innocent de la guerre que la femme de la même famille.

Comme constate Enbuske, si on essaie d’ouvrir ce qu’ils entendent par ”les structures” qui l’utilisent, ces structures mystiques s’enfoncent de plus en plus au marais d’abstraction. Ca se passe simplement parce que la notion de structure est trop fondamentale pour être utilisé sans spécification. En effet Structure est un des quatre attributs de tous les objets de la réalité (le premier S dans l’abbreviation de l’ontologie PSSP, les autres étant Purpose, State et Performance). En tant qu’un attribut, il ne signifie rien sans être spécifié.