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jeudi 30 mars 2017

Finalité (Purpose)

On pose souvent la question: ”Quelle est la finalité, ou le but (ultime), de la vie?” La réponse à cette question, comme la réponse à la question concernant la finalité de n’importe quel object de la réalité, dépend du rôle ontologique du concept finalité. Dans l’ontologie PSSP, finalité est un des quatre attributs de tout object PSSP comme manifeste le premier P du sigle. Quand j’exposait mon ontologie PSSP à la communauté scientifique, le rôle central de finalité, même son inclusion parmi des concepts ontologiques, suscitait l’embarras. À l’époque, la pensée générale était que l’object dont l’existence est indépendante de l’homme, appelé object naturel, ne peut avoir que la structure et l’état (la fonction). Ainsi cette autre P (performance) était également vue obscure. 

Pour les artéfacts s’associant à la conception, la situation est différente. Normalement la spécification soit de la finalité soit de la performance de l’artéfact est le point de départ de conception. L’activité de conception, étant aussi l’object PSSP, a comme sa propre finalité la spécification d’une telle structure pour l’artéfact que la fonction de cet artéfact satisferait sa finalité. Le niveau de satisfaction sera manifesté par la performance de l’artéfact. S’il apparait que l’artéfact ne fonctionne pas comme il faudrait par les critères spécifiées sous sa finalité, c’est normalement la structure qui doit être révisée. Si on ne trouve pas de structure qui pourrait rendre la performance acceptable ou si aucune révision potentielle n’est justifiée par exemple pour des motifs économiques, il est encore possible de modifier la finalité de l’artéfact. Cette dernière est la procédure utile dans le recyclage et la gestion des déchets: l’artéfact qui n’est plus acceptable pour sa finalité d’origine peut continuer sa vie pour une nouvelle finalité qui lui donne une nouvelle identité.

L’ontologie PSSP est adéquate et ainsi holistique. Ça tient que la réalité est indivisible et que toute sa division n’est que le résultat des efforts de l’homme pour la rendre intelligible. Sur le plus haut niveau, la réalité est un unique object spatio-temporel qui représente tout ce qu’il y a. Il est composé de deux objects primitives qui sont inséparables, c’est à dire, qu’ils n’existent pas l’un sans l’autre et peuvent être compris comme deux projections d’une même chose. Les projections sont dans dimensions espace et temps. Je les ai nommé médium et événement. Les deux sont des objects PSSP. L’état de médium est la cause des changes dans l’état d’événement, et l’état d’événement est la cause des changes dans l’état de médium. Cette causalité réciproque ne disparaitra qu’au moment où la réalité est en stagnation totale. L’état où rien ne se passe signifie qu’il n’existe plus de cause pour ça: alors la distance spatiale dans le médium n’aurait plus d’importance, le temps serait disparu et la réalité serait en état semblable de celle-là qui prévalait avant le big bang.

Maintenant je veux retourner à la question concernant la finalité de l’object naturel. Si l’object naturel puisse se définir comme l’opposite de l’artéfact, peut-on définir l’artéfact? Si l’artéfact est le produit de conception, c’est seulement l’homme qui soit capable de le produire. En effet, c’est justement la définition qui se trouve dans TLFi, accompagné par ”Produit de l'art, de l’industrie” et une citation assurante: ”La distinction entre objets artificiels et objets naturels paraît à chacun de nous immédiate et sans ambiguïté. Rocher, montagne, fleuve ou nuage sont des objets naturels; un couteau, un mouchoir, une automobile, sont des objets artificiels, des artefacts.” Mais que peut-on dire des nids d’oiseaux ou des fourmilières? Sont-ils des objects naturels malgré l'homme n’a aucune difficulté de spécifier leur finalité. Et comment classifier le produit de l’art face à laquelle le public est complètement perplexe sans pouvoir de comprendre sa finalité. Est-ce que ce produit est plutôt un object naturel qu’un artéfact surtout si les ”experts” rassurent qu’on ne peut pas et ne doit pas essayer de le comprendre, et possiblement s’il est apparent que le processus de création n’était pas précédé par la phase de conception?

Si on proposait la division de la réalité en deux, aux objects naturels et aux artéfacts, la proposition se baserait sur l’exigence que touts les attributs en entités fondamentales de l’ontologie soient déterminables. Étant le plus évoluée et complexe espèce de la biosphère de la planète l’homme s’incline facilement à l’égoïsme. Il oublie que l’humanité n’est q’une fraction minuscule de la réalité si on prend en considération les dimensions spatiales et temporelles de la réalité. Surtout, telle division serait injustifiable dans le cas où la finalité de l’ontologie est de représenter la réalité en format unifiant. Cette finalité seule suffit pour maintenir la liste des quatre attributs. Alors, l’homme doit accepter le fait qu’il y a des objects dont quelques attributs lui restent indéterminables 

En effet n’importe quel object naturel est artéfact potentiel. La finalité d’un corps céleste peut être spécifié par l’homme tant qu’il fonctionnera en une base pour la sonde. La finalité d’un ver pour le merle est de fonctionner en son nourriture. C’est le merle qui a fait cette spécification par expérience et le rôle de l’homme qui l’observe n’est qu’être d’accord. L’homme a du mal à comprendre la finalité des moustiques mais la chauve-souris sait mieux. 

Et la finalité de l’homme même? L’homme est pure object naturel au moment de sa naissance. Il n’est pas une construction de ses parents. Sa formation vers un artéfact commence pourtant assez vite après ça. Il assume de divers finalités et identités au fil de sa vie, mais son identité en object naturel ne disparait pas. C’est justement cette dernière qui le fait de temps en temps demander après la finalité de sa vie. Voici la réponse générique: la finalité est que l'homme aurait la structure qui lui assurerait la capacité de fonctionner en interaction avec son environnement variant avec la performance maximale évalué par les critères qu’il assume. La même réponse est valide pour touts les objects.




dimanche 22 novembre 2015

Sur la langue

Le français commençait à m’intéresser déjà à l’école. Curieux, parce que je ne sait pas d’où avait-t-il surgit cet intèret. À mon école il nétait pas possible de choisir le français en la deuxième langue étrangère, il fallait prendre l’allemand (la langue que je n’aimais pas tellement à cette époque). J’avais un copain qui allait à une autre école et il me donnait son premier manuel de français. C’était alors que je peut calculer moi ayant commencé les études de français, mais sans aucun point de vue utilitaire, seulement par amour pour la langue. 

Pendant la longue carrière dans la vie académique la langue principale que j’utilisait était l’anglais. C’était la langue de la littérature lue, des publications écrites, des présentations orales données, et des conversations eus. Au total, je n’avais aucun besoin du français, excepté la période de quelques mois au début de mes études quand je travaillais en stagiaire à Paris dans les laboratoires d’essai de Gaz de France. Pourtant mon amour du français a persisté et la motivation de continuer des études de français a survécu. Je pense que mon cas soit une manifestation pas seulement du role centrale de la motivation pour des activités variées mais surtout que la motivation peut, et possiblement doit, être indépendante des aspects utilitaires.

Depuis assez longtemps déjà je suis motivé de critiquer l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande. Bien sûr ça signifie la critique depuis mes propres premisses comme des expériences en tant qu’étudiant de français aux cours de conversation dans plusieurs instituts populaires pendant les dizaine dernières années. J’ai pu suivir comment les ”professeurs” répétent les même ”méthodes” au fil des ans et comment les étudiants réunissent une fois par semaine pour une heure et demi pour écouter des discours du professeur. Ces professeurs sont pour la plupart des francophones qui sont arrivées en Finlande à cause d’une marriage ou similaire et dont la capacité principale est la connaissance de leur langue maternelle. Normalement ils ne possedent aucune formation pédagogique ou linguistique. Étant pourtant employés ils naturellement sont arrivés à la conclusion que le meilleur qu’ils peuvent donner est le fait qu’ils parlent. Et ils parlent. Il y a typiquement très peu de conversation dans le groupe. Mais les étudiants sont, également typiquement, contents. Ils se trompent qu’ils aprennent.

En ce qui concerne mes études personnelles de français, au total, je me considère surtout autodidacte ayant developpé mes propres méthodes didactiques. Ces méthodes sont basées sur ma conviction que la motivation est la clef de tout processus d’apprentissage et que la motivation est née et soutenue par la vue d’ensemble. Pour les études d’une langue, la vue d’ensemble signifie que la langue ne soit pas une collection des mots dont les significations doivent être mémorisées, c’est à dire, des artéfacts plus ou moins isolés et morts, mais plutôt un organisme hiérarchique et dynamique où les mots communiquent des sens et deviennent ainsi vivants ayant chacun une ”âme”. En résultat de cette conviction la structure de la langue et les liens des mots obtiennent un role important dans mes études. Chaque mot devient un individu intéressant ayant ses traits spécifiques et racines historiques souvent passionnantes.

Maintenant je tiens ce blogue. C’est effectivement le moyen systématique pour moi-même d’acquerir la langue française par la production du texte. Une grande principe que je suis est que les thèmes dont j’écris soient telles dont je suis vraiment motivé de dire quelque chose. Quelquefois un bon point de vue dans un article me donne le stimulus. Récemment l’éducation actuelle des langues étrangères en Finlande a été critiquée par deux linguistes dans le magazine Kanava 5/2015. Dans cet article excellent, elles, Lotta Lehti et Minna Seppänen, prennent la vue d’ensemble à ce thème de la façon que j’apprécie. Voici quelques fragments que j’en ai voulu choisir.

”Les leçons traditionnelles ne rendent pas possible l’apprentissage naturelle.” 
C’est la tradition qui est coupable ici à cause de sa persévérence. Primo, il y a l’habitude de respecter des traditions en général. La tradition de l’autoritarisme, même dans l’éducation des adultes, est en vigueur. Secondo, la formation de base des enseignants est souvent obsolète est sa renouvellement lente ou dure. La numérisation (digitalisation) souffre des grandes difficultés de démarrage. 

”Le temps dédié aux études est crucial pour l’efficacité des études.”
Il y a sept ans, dans un institut populaire, le professeur du cours de conversation de français avait le courage d’expérimenter avec un blog de cours. À mon avis c’était une excellente idée parce que le blog rendait possible, pour elle et le groupe la communication mutuelle en dehors des leçons. Malheureusement cette tentative, comme quelques autres ailleurs, s'éteignait peu à peu à cause de résistance des étudiants qui la trouvaient trop exigeante !

”Il faudrait voir les langues un formateur de la compréhension et la pensée.” 
Ici ”les langues” peut faire référence aussi bien aux langues naturelles que formelles. Ainsi interprétées, les études des langues naturelles sont dans la même catégorie que les études des mathématiques et de la philosophie, surtout celles de la logique et de l’ontologie. Tous ces domaines, l’ontologie tout en haut, étendent notre vue et la compréhension de la réalité. Dit ainsi, peut-être mes études de français n’ont pas continué tout à fait par amour pour la langue et sans aucun point de vue utilitaire. Possiblement depuis quelque point j’ai démarré (inconsciemment) le poursuit de la compréhension plus étendu de la réalité via la langue française.

”L’association de la langue à la culture est souvent dépassée”
Vraiment, on peut se demander: à laquelle culture s’associe le français. Est-elle la culture de la France? Et que’est-ce que c’est que la culture de la France? Je peut bien aimer la langue française sans être intéressé de la musique de Debussy ou Ravel. J’aime bien les textes de Le Clézio, mais pour moi il est un être humain plutôt qu’un Français.

”La nouvelle interculturalité signifie qu’on sépare l’homme et la nationalité”
Beaucoup de ceux qui étudient français sont une sorte d’enthousiastes de la France est des Français. C’est manifesté à la facon quelquefois exaggerée au cours de français des instituts populaires où les thèmes sont souvent des stéréotypies nationales. Les étudiants acceptent normalement toutes les clichés sur la supériorité de la culture de la France et, ce qui est étonnant, aussi toutes les clichés sur l'infériorité des Finlandais.

jeudi 12 novembre 2015

Que sait-elle, la chauve-souris?

Une de mes connaissances m’a raconté avec enthousiasme d’avoir reçu, en cadeau du Jour des papas, un livre publié en 2015 à titre ”Comment semble-t-il être un animal?” C’est la question du livre de Helena Telkänranta, biologue d’évolution. Le titre évoque immédiatement une association à l’argument du philosophe Thomas Nagel: ”Une chauve-souris seul peut savoir quel effet fait-il d’être une chauve-souris”. De cette base je lui, à ma connaissance, répondais que le titre du livre est osé: comment peut-elle, l’ecrivain, dire d’autre que des spéculations sur des sentiments d’un animal autre d’un être humain. Je posais cette réponse, fourni d’un émotico, pour provoquer des argumentations.

En effet je ne partage pas tout ce que propose Nagel (né en 1937). La phrase ci-dessus, bien connue et souvent référée, a été critiquée au domaine des neurosciences cognitives, parce qu’elle se base sur l’idée de Nagel selon laquelle le fait qu’un organisme ait du tout une expérience consciente signifie qu’il y a quelque chose qui fasse l’effet d’être cet organisme - c’est à dire, quelque chose pour cet organisme. Celui qui fasse l’effet pour l’organisme soit alors le caractère subjectif, ou la qualité, de l’experience. (voir Bennett, M. et Hacker, P., Philosophical foundations of neuroscience, 2003). Ainsi dit, Nagel semble avoir offert la clef à la conception de l’organisme conscient et à la conception de l’experience consciente. 

Si cette interprétation de ce qu’a voulu dire Nagel est correcte, les conceptions se formulent comme suivant:
  1. Un organisme est conscient ou a une experience consciente si, et seulement si, il y a quelque chose qui fasse l’effet pour l’organisme d’être l’organisme qu’il est.
  2. Une expérience est consciente si, et seulement si, il y a quelque chose qui fasse l’effet pour le sujet de l’experience d’avoir cette experience.
Ainsi, selon Nagel, il y a quelque chose qui fait l’effet pour une chauve-souris d’être une chauve-souris (malgrès nous ne pouvons pas imaginer ce quoi qu’il soit) et, aussi, il y a quelque chose qui fait l’effet pour nous d’être êtres humains (et nous tous savons ce quel effet fait-elle, cette ”quelque chose”, pour nous).

Ces définitions ont été partagées par plusieurs philosophes mais profondement critiquées par plusieurs rechercheurs des neurosciences. Pour ces dernières la seule manière d’accepter la question ”Le quel effet fait-il d’être X” est de la transformer en ”Comment semble-t-il être X”, qui est justement le titre du livre (X = animal), et puis associer cette dernière à l’effort d’acquisition des caracteristiques de la vie de X. Alors il est complètement possible de donner la réponse et on ne doit pas être X ou similaire de X pour le faire. Tout ce qui suffit est d’être bien informé de la vie de X.

Notre biologue d’évolution est évidemment bien informé. Son livre est un des candidats pour le prix de Tieto-Finlandia.

jeudi 21 mai 2015

Pauvre homo sapiens

Nous sommes des créatures intelligentes. Si nous le voulons ou non. Nous voulons savoir ce qui se passe, nous le voulons tout le temps. Nous voulons savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est comme une maladie et au même temps un moteur que nous portons dedans, qui nous directe et nous donne la force et la raison d’être. 

Naturellement il n’y a pas de connaissance pour savoir tout. Ça signifie qu’il nous faut nous contenter d’accepter des explications partielles, des hypothèses, et finalement le fait que pour quelques phénomènes il n’y semble être aucune explication pour le moment ou possiblement jamais. Ce dernier est le plus pénible état des choses, parce qu’il nous laisse sur rien. 

Anciennement la connaissace de l’homme de la réalité, autant intérieure que cosmic, était vague mais évidemment suffisante pour l’homme à savoir mieux que les autres créatures comment survivre. Mais il y’avait aussi des phénomènes centrals mystiques sans aucune explication comme ceux associés à la mort des proches. Pourquoi une personne continue à vivre dans mon ésprit après sa mort? Pour surpasser telle incertitude insupportable il n’y avait qu’inventer quelque chose faut à mieux et l’accepter comme explication, c’est à dire accepter l'auto-tromperie. Et voilà, ça marchait, surtout si l’entourage acceptait la même explication.

À travers le temps, l’evolution nous a fourni d’une tendance à l’auto-tromperie, c’est à dire à accepter facilement des explications inventées. Et ça fonctionne même s’il y’en avait de la connaissance des faits disponible! Mais l’homme reste une créature intelligente. Lui, il reste conscient de la réalité, aussi du fait, qu’il a accepté une explication inventée. Lui, il est plus ou moins conscient des circonstances où cette acceptation a eu lieu. Il est peut-être pour lui possible de comprendre que pour garder cette explication inventée, il lui est nécessaire de rester continuellement influencé par des activités, intérieures ou extérieures, encourageantes.

Même dans plusieurs sociétés modernes il y a des agents bien organisés dont l’intéret est de soutenir des individus à garder leur croyance sur quoi que ce soit. Prenons l’Église. Ses activités encouragent de rester sur le niveau d’enfant. Les enfants sont bien sûr équipés de cette même machinerie d’intelligence, mais possèdent très peu de connaissance et la capacité limitée de raisonnement. Idéaux pour être trompés. Luther n’était pas bête: ”La connaissance est la pire ennemie de la foi.” On peut lire chaque printemps dans les journaux locaux comment un groupe d’adultes, le pasteur du village et quelques agriculteurs, se rassemble au coin de champs pour bénir la terre, un rite où le pasteur prononce les mots mystiques: ”Älä tule paha kakku, tule hyvä kakku.”

Dans les sociétés musulmans les rites sont le moyen principale. Pour être efficace le rite doit être répété frequemment, plusieurs fois par jour. Et toujours de la même façon, autrement il ne fonctionne pas, la magie trompante s’évanouira. Pyllistys d’équipe quotidien des musulmans (mâle) pourrait devenir moins pitoyable à regarder si quelqu’un trouvait que voilà nous avons un nouveau entrainement physique pour tout le monde: ”C’est bon pour le dos et la circulation!” (par exemple).

Nous haïssons un combattant individuel d'ISIS qui déclare que le motif pour lui à détruire des ruines précieuses en Syrie est purement religieux. Mais il est le victime de la tromperie à laquelle il comme tous ses camarades ont été soumis depuis l'enfance. Est-ce que nous devront les aimer plutôt et faire convertir ce sentiment aux actions tant que la destruction des systèmes totalitaires deviendrait possible?

Pour que cette espèce ne périsse pas à cause de la tromperie et ses conséquences (disons les guerres de religion), elle devrait apprendre à accepter l’incertitude alors qu’elle surgit de la connaissance incomplète, parce que cette même espèce travaille sans cesse pour la compléter. La connaissance scientifique doit être rendu disponible à tout le monde par l’éducation, le fait qui nécessite la libération des systèmes scolaires de l’enseignement basé sur croyance.

Aussi et surtout, l’enfant veut savoir ce qui se passe, il le veut tout le temps. Il veut savoir ce qui se passe vraiment. Cet envie est dans l’enfant comme une maladie et au même temps un moteur qu’il porte dedans, qui le directe et le donne la force et la raison d’être. Souvent on est obligé de penser que les enfants doivent être protégés de leur parents. ”Honore ton père et ta mère” doit être retourné à ”Honorez vos enfants”.

mardi 27 janvier 2015

Les limites de la liberté d’expression

La première chose à dire avant d’aller à la liberté d’epression est que chaque fois que l’on pose des limites sur quelque chose on crée des difficultés! C’est parce que la limite est toujours une artificialité (sauf en mathématiques). Il n’y a pas des limites, en stricte sens du terme, dans la réalité physique: tout forme une totalité. Bien sûr sont les limites nécessaires, parce que nous ne pourrions fonctionner d’aucune manière raisonnable sans essayant de limiter et ainsi diviser la totalité pour la conceptualiser et ainsi y identifier des objets, mais le résultat de cette entreprise est que les objets ainsi crées sont des artefacts. Normalement tout va bien avec un artefact si nous pouvons le traiter supercifiellement, mais les difficultés apparaissent peu à peu en s’approchant de ses limites.

La nature artificielle et la difficulté du concept de limite est assez bien connue et traité dans la littérature scientifique. Le philosophe Barry Smith a même développé une ontologie où limite est défini différemment pour les objets spatiales (”bona fide” boundaries) et pour les objets basé sur la démarquation humaine ou sociale (”fiat” boundaries). Et, naturellement, parce qu’ici Smith a divisé le concept de limite en deux et ainsi créee une limite entre eux, cette dernière doit être un artefact aussi et il en doit exister des limites qui sont ”bona fide” et ”fiat” au même temps. 

La liberté d’expression, si j’utilise encore les termes de Barry, est un objet de type ”fiat” qui se trouve dans le monde sociale, et ses limites peuvent être définies seulement dans le cadre sociale. Les moyens de définir les imites se composent des aquis sociaux des individus et des textes législatifs, des sanctions etc. (Un exemple d’un objet de type ”bona fide” serait la balle de tennis, dont la limite apparente est la surface de la balle qui n’est pas, pourtant, une surface mathématique sans épaisseur, mais une zone composée de plusieurs objets, dont les fibres de textile et l’air.)

Ceci dit, il est clair que la définition des limites de la liberté d’expression par la législation est une mission impossible. Aussi devrait-il être clair qu’enfin la mission de la législation n’est pas l’enseignement des manières aux citoyens. C’est le devoir des familles, des écoles et la société en général. La loi peut déclarer, comme elle a fait par exemple en Europe, que toute personne a le droit à la liberté de s’exprimer et que cette liberté est un des droits les plus précieux de l’homme. Les limites, dans la vie quotidienne, sont pourtant définis par les individus et des collectives selon leur principes moraux. Quand il y a des problèmes avec les limites à cause de differences dans les principes moraux, c’est ces principes qui doivent être examinés.

La science moderne a été capable de prouver que les enfants possède un code moral déjà en naissance. C’est une capacité développée au cours de l’évolution et ainsi héritée. Au même temps il est devenu clair que l’homme n’a pas de ”gène religieux”. Tout croyence religieux est planté dans l’esprit de l’enfant, incapable de se défendre, par ses parents, sa vulnérabilité ainsi créée étant désormais exploité par le collective religieux. (Étrangement, quand on parle de l’enseignement d'une religion spécifique aux enfants, on les appelle des enfants musulmans ou chrétiens etc, quoiqu’on devrait parler des enfants dont les parents sont musulmans ou chrétiens etc). Paradoxalement, l’Église a toujours déclaré que c’est la religion qui est la source de la morale.

La liberté d’expression doit rester totale et illimitée de point de vue du texte législative, mais doit être limité par les personnes mêmes qui exercent cette liberté ou, s’ils ne possèdent pas l’auto-critique suffisante basée sur des principes moraux appropriées, c’est les juges qui doivent prendre soin de la limitation, selon leur propre principes moraux.

samedi 17 janvier 2015

Je suis Charlie?

Maintenant, quand un peu de temps est passé depuis les événements horribles de Paris, on doit essayer de les mettre dans un contexte plus vaste. De quoi s’agissait-il enfin?

Commençons par une interprétation naïve, selon laquelle c’est la question, d’une part, de l’insulte intentionnelle de la part de Charlie Hebdo et, d’autre part, du sentiment d’être insulté auprès des islamistes extrémistes. Autrement dit, il y a eu une action provocative qui a suscité une réaction désespérée. Charlie Hebdo était la cause, et le massacre était l’effet. 

Cette interprétation fournit automatiquement une sorte de légitimité pour ”comprendre” la réaction (une ”compréhension” associé avec des cris effrayés, bien sûr) et pour prendre une attitude accusatrice (et hypocrite) à la provocation. Mais c’est justement parce que c’est naïve d’interprétation. On doit aller derrière la volonté d’insulter et, surtout, le sentiment d’être insulté pour voir mieux.

Est-ce qu’il y a des groupes de gens qui plus fréquemment que les autres manifestent le sentiment d’être insulté? Oui. Et il y a un groupe qui a pris le droit de le manifester en son privilège, les religieux. Même aujourd’hui nous avons en Finlande la loi qui protège la communauté religieuse du blasphème. Il n'y a pas si longtemps le blasphème était une acte criminelle. (Nous nous rappellons bien le procès contre l’écrivain Hannu Salama. Maintenant cette affaire est mieux connu comme une attaque impitoyable de la communauté religieuse contre un individu, lui.)

Le blasphème est visé contre la religion et se matérialise souvent comme une attaque contre ses symboles, dont le dieu quelconque, qui est toujours la création de l’homme basé sur imagination, les prophètes, qui souvent sont des personnes historiques attribués des traits qui les ont modifiés en mythes, ou l’Èglise. Il est important de comprendre que le cible du blasphème n’est pas les individus croyents. Comment, alors, est-il possible que les individus, comme les terroristes à Paris, se sentent tellement insultés par le blasphème? (La réponse ”c’est parce qu'un être imaginé ne peut pas avoir un sentiment” est trop facile pour expliquer.)

Prenons un exemple d’un autre domaine. Un groupe de physiciens propose l’existence d’une nouvelle particle élémentaire. La communauté scientifique est plus tard capable de prouver que l’existence d’une telle particle n’est pas possible. Évidemment la trouvaille n’était pas basé sur données suffisamment crédibles et le groupe était tombé à l’auto-tromperie. La science avait pourtant fait un pas de progrès précieux: grace à cette erreur (la cause) on avait pu éliminer (l’effet) une des branches potentielles. 

Comment ci-dessus est-il lié à notre cas? D’abord, le groupe avait crée quelque chose de magnifique à laquelle ses membres confiaient sincèrement n’étant pas conscients de leur auto-tromperie, ou en le négligeant. Puis cette tentative pour le nouveau modèle de l’univers a été attaqué et démoli par ceux qui ne l’acceptaient pas. Est-ce que les partisans de ce modèle se sentaient insultés? Non! Au contraire (au moins enfin) ils étaient fiers d’avoir avancé la science, parce que c’est justement comme ça que la science avance: via des hypothèses, même théories, prouvées fausses, réfutées. Autant les partisants que toute la communauté scientifique pouvaient constaté, une fois encore, que la science est la seule institution humaine où l’auto-trompérie collective est impossible.

Toutes les religions sont basées sur l’auto-trompérie. C’est le fait que chaque individu sait en son for intérieur, au moins comme un soupçon délicat de temps en temps. C’est aussi la vérité que la science moderne a été capable de prouver que la preuve de l’existence ou nonexistence des dieux ou d’autres êtres surnaturels ne soit pas possible. Sans aller aux profondeurs de la preuve, le même constat peut être exprimé aux termes plus scientifiques simplement: la religion est le parasite cognitif de l’homme (cit. Pascal Boyer). Cette trouvaille peut signifier que dans la population de Homo sapiens il y aura toujours une fraction qui est réceptive à ce parasite. Mais aussi pour eux la nécessité de remplacer des faits par explications imaginées réduit constamment au cours de l’accumulation de notre connaissance de la réalité, la connaissance de nous-mêmes comprise.

Deux traits très typiques pour l’espèce de l’homme sont la grande capacité d’imagination et la volonté de se tromper. Ensemble, les deux forment un mécanisme puissant, souvent inconscient, pour rapidement construire des explications aux phénomènes que l’on ne comprend pas. Cette auto-tromperie individuelle est le produit de l’évolution pour nous protéger. Au niveau individuel ces explications de secours sont abandonnés quand la situation se normalise, mais peuvent devenir permanents si continuellement soutenus par un collective entourant. C’est ce qui se passe dans la communauté religieuse.

La peur de l’effondrement de la construction mentale trompeuse, autant pour l’institution que pour l’individu, est grande. Si poussé à l’extrème, toute menace contre elle doit être éliminé tout moyen étant permi. Ça explique ”la réaction”.

Pour cesser l’exploitation de la propension de l’individu à l’auto-tromperie par la religion institutionnalisée, il n’y a pas de moyens scientifiques (sinon à long terme). Ce qui reste sont les moyens de l’art - compris la volonté, voire la nécessité, d’insulter. Ça explique ”l’action”. De ce point de vue on pourrait exclamer: Vive le blasphème!

- Et toi, es tu Charlie? 

- NON! SI USÉ JE SUIS. NON (le palindrome du jour)

mardi 21 janvier 2014

Comme il est utile le tennis

L’autre jour on jouait au tennis. Doubles. L’un des adversaires (il s’appelle Jarkko) avait arbitré la balle OUT. Son partner n’avait pas d’opinion. Moi et mon partner étions d’avis que la balle était bonne. Un incident d’aucune manière rare au court de tennis, mais cette fois-ci il a réussi à susciter une échange d’idées intéressante.

En tennis il y a la règle suivante: si celui qui arbitre la balle OUT n’est pas certain, la balle est toujour IN. Semble clair. Alors, il était normal que j’ai demandé à Jarkko s’il est certain. Sa réponse était: C’était ma vue subjective. Moi: Oui, mais tu doit avoir une opinion sur la certitude ou incertitude de ce jugement subjective? Lui: Cette chose est déjà incluse dans la subjectivité.

Il n’y avait aucune quérelle, seulement un intérêt commun de clarifier la notion de subjectivité et d’inspecter comment appliquer cette règle, qui dans toute sa simplicité apparente avait soudain commencé à sembler floue plutôt que sans ambiguïté. Si l’incertitude est incluse dans la subjectivité, la règle ne peut entrer en vigueur que dans le cas où celui-même qui arbitre rend explicite son propre soupçon, d’une manière ou d’une autre. 

On s’était mis d’accord pour continuer la discussion: chaqu’un va révéler son jeu. Il semble que nous avons ici une bonne chance à démarrer quelque chose qui ne se réalise souvent: un dialogue ouvert. Par ça j’entend le dialogue dans l’esprit de David Bohm où chaque participant est prêt de mettre en preuve ses propres prémisses. Les prémisses sont dépendantes des antécédents d’une personne qui en est souvent inconsciente, mais elles peuvent facilement être révélés par l’autre ayant une différente conception de la totalité.

Jarkko est psychiatre. Curieusement, cinq jours plus tard je joue au doubles dans un autre groupe dont un des joueurs est aussi psychiatre (il s’appelle Martti). Au cours de jeu quelqu’un commente légèrement un jugement difficile, après lequel je spontanément mentionne cette échange d’idées que j’avait eu. J’explique qu’à mon avis le joueur doit avoir la capacité d’évaluer l’incertitude de son jugement. J’ajoute que cette capacité de penser à ses propres pensées, de juger ses propres jugements, est un trait humain si spécifique qu’il peut être considéré comme une démarquation qui nous distingue des autres espèces animales. Je continue que j’ai fait beaucoup de travail sur ce qu’on appelle en anglais metamodelling. 

Martti se passionne: ”C’est justement ce dont je suis en train de faire de la recherche”. Il propose qu’il m’envoyera quelques papiers récents sur le sujet. Voila! Nous avons un groupe enthousiastique composé de deux psychiatres, l’un retraité, l’autre activement en recherche, et moi avec mon ontologie PSSP. Comme il est utile le tennis. 

dimanche 7 juillet 2013

Le droit à tuer


L’homme, a-t-il le droit à tuer des moustiques?

Tuer un objet vivant est de susciter une modification fatale à la structure de son corps tant que l’objet va perdre enfin et définitivement toute sa capacité de fonctionner, le faire perdre son identité, le faire mourir. C’est toujours une action dramatique si on considère la complexité de la structure, même chez les plus primitifs objets, et la fonctionnalité génial y cachée, et le fait que mourir est un phénomène irréversible.

”Dramatique” est, bien sûr, une expression qui n’existe que dans l’esprit de l’homme étant capable d’apprécier cette complexité et qui signale ainsi que le droit à tuer pour l’homme soit fondamentalement différent de celui pour d’autres objets. Il n’y a rien de dramatique pour la mésange charbonnier ayant réussi de saisir une moustique quand elle l’écrase pour l’avaler. Non plus n’a l’homme des difficultés d’accepter cette action en tant que manifestation de la fonctionnalité excellente de la chaîne de nourriture dans la nature. Autrement dit, le droit à tuer, la perte définitive des créations merveilleuses de la nature, ce n’est pas seulement acceptable, c’est souhaitable, c’est la nécessité. Mais pour l’homme c’est plus compliqué. Voici une ligne de démarquation de plus entre l’homme et les autres êtres vivants.

Quelles sont les limites du droit de l’homme à tuer des objets vivants, les autres hommes inclus? Aurait-t-il, l’homme, vraiment le droit à tuer d’autres hommes, le droit qui soit acceptable, souhaitable, même nécessaire? Pourquoi pas, si on manipule (comme on a fait) la définition de l’homme tant que l’ensemble des êtres humains devient un ensemble flou. Alors, quand on s’approche des limites de l’ensemble on y trouve des membres dont le degrée d’appartenance dans cet ensemble est moins de 100 pour cent. C’est dans cette zone où se trouvent les membres, les espèces de son propre genre, qui ont donné pour l’homme le droit à provoquer un avortement, à l’euthanasie, à la peine de mort etc. 

La notion de l’ensemble flou n’est pas une artificialité, au contraire. Le problème central dans son usage pour décrire la réalité est que toute définition de la zone incertaine est subjective. Mais c’est justement que sont les opinions politiques. Par exemple la loi de l’avortement peut être soumise au référendum pour obtenir une définition subjective, pourtant collective, de la fonction d’appartenance. Malgrès que référendum est seulement en partie basé sur la connaissance, il est plus utile que l’opinion religieuse, qui ne se base qu’au dogmes.

Quand il s’agit de l’avortion, le leader du partie populiste (les vrais Finlandais) Timo Soini répéte de la voix solennelle qu’il est orthodoxe et pour lui la vie est sacrée. En écoutant soi-même manifester en public cette grande fidélité il semble chaque fois un peu ému. Mais dire comme dit Soini est dans la même catégorie que justifier le droit à tuer ceux qui n’ont pas la même foi que soi, au sens qu’il est facile de déclarer sacré n’importe quoi (la vie, jihad) quand la responsable d’une telle déclaration n’est pas la personne même mais la responsablilité est chargée aux anciennes ècritures telles que l’homme a jadis voulu déclaré sacrées et dont les interprétations sont multiples. Je ne peut pas être sûr ce quelle soit l’opinion de Soini sur le droit à écraser des moustiques, mais je croix qu’il l’accepte - avec plaisir. Il dirait: ”Meuh, l’homme est la moustique sont differentes choses” et en il a raison, mais alors il admetterait que la vie de la moustique n’est pas sacrée, ou que ce qui est sacré peut être démoli par l'homme.

À cause du fait qu’en réalité l’ensemble d’être humains est flou, sa manipulation est aussi facile que l’interprétation des anciennes écritures. Alors, n’importe quel sous-ensemble d’hommes peut être défini inférieure aux ”vrais hommes”, dont persécution est acceptable, souhaitable, même nécessaire. Il suffit de le fournir un attribut négatif basé sur le race, d’une maladie, de l’age, de la ”fausse” foi, etc., même du sexe! La volonté de donner de telles marques est majoritairement basée sur une attitude, celle d’un individu ou d’un collective, mais peut être aussi bien de la politique calculée.

La manipulation similaire est possible en ce qui concerne l’ensemble de tout objet vivant: ”Pour moi la vie de la moustique n’est pas sacrée, parce ce que le hais, mais la vie vie de mon chien me l’est, parce qu’il m’est cher.”