dimanche 13 octobre 2013

Ce que je pensais aujourd’hui


Le ”rédacteur très libéral” de Hesari, Tuomas Enbuske, est en ses propres mots une personne qui reflechit plus que les autres. (Oh, je croyais que c’était moi.)

Dans sa dernière cronique, il a saisi l’usage de l’expression ”les structures”. Il a raison qu’avec des structures on peut justifier n’importe quoi, surtout s’il on parle des structures de la société. Comme il constate, les structures de la société dans les pays nordiques sont favorables pour les femmes. Ici les femmes ont le niveau d’instruction plus haut que les hommes, leur espérance de vie est plus haute, leur taux de suicide est plus bas, et elles font moins des heures supplémentaires. Simplement, les pays nordiques sont le ciel des femmes.

Au même temps pourtant, la lamentation commune dans les pays nordiques est que les structures de la société oppriment les femmes. Tuomas Enbuske fait ici référence à la conversation entre la féministe suédoise, écrivain Ebba Witt-Brattström, et Sofi Oksanen, publiée dimanche dernier dans Hesari. Puis il avance à donner une liste d’exemples des structures de la société qui défavorisent les hommes.

Par statistiques, le nombre des hommes mourus dans la guerre de Syrie - comme dans toute guerre du monde - est beaucoup plus grand que le nombre des femmes ou des enfants. Au même temps, à la télé (YLE de Finlande), le spot publicitaire de l’Aide Extérieure de l’Eglise nous éclaire que ceux qui souffrent le plus de la guerre de Syrie sont les femmes et les enfants. Et dans les discussions sur la guerre en général, aussi en Finlande, on considère normal que les hommes sont de la chair naturelle à canon tandis que les femmes sont automatiquement des victimes. 

La structure principale de la société qui soutien ce sexisme, selon Enbuske, est le service militaire des hommes. Sur les raisons pourquoi le service militaire soit devenu, est reste toujours, obligatoire pour les hommes et non pour les femmes, il liste trois. Premièrement, c’est le moyen le plus simple et le moins cher pour l’état. Certes, mais c’est une justification uniquement au point de vue du collectif, pas d’un individu. Si un citoyen peut être obligé de faire des choses données pendant une année, gratuitement, sur la base de son sexe, pourquoi pas obliger ceux qui ont les cheveux rouges à travailler gratuitement pendant une année dans une maison de retraite. Ca serait plus avantageux que leur payer. Et si les femmes peuvent remplacer le service militaire en mettant des enfants au monde, toutes les femmes qui n'en mettent pas au monde doivent entrer au service militaire.

Les deux autres raisons sont moins calculées et représentent plutôt des attitudes mal fondées qui continuent à survivre dans la société. On insiste communément que les hommes sont plus aptes aux actes violentes que les femmes. Si l’argument est basé sur le physique, ne serait-il pas mieux justifié de mettre la limite selon le poid, la taille ou le niveau du testostérone que le sexe. Et s’il est basé sur l’esprit de l’homme, ne serait-il pas logique que aussi le jugement de l’homme pour une acte violente serait moins sévère que pour la femme - l’acte lui étant innée (l'expression emprunté à Animalia, la société finlandaise de la protection des animaux).

La troisième raison pour le service militaire obligatoire des hommes est la locution répétée: ”C’est les hommes qui démarrent les guerres, c’est à eux aussi de les faire.” Mais il n’y a pas de collectif appellé les hommes qui fasse démarrer des guerres. Un soldat est aussi innocent de la guerre que la femme de la même famille.

Comme constate Enbuske, si on essaie d’ouvrir ce qu’ils entendent par ”les structures” qui l’utilisent, ces structures mystiques s’enfoncent de plus en plus au marais d’abstraction. Ca se passe simplement parce que la notion de structure est trop fondamentale pour être utilisé sans spécification. En effet Structure est un des quatre attributs de tous les objets de la réalité (le premier S dans l’abbreviation de l’ontologie PSSP, les autres étant Purpose, State et Performance). En tant qu’un attribut, il ne signifie rien sans être spécifié.